Assemblée annuelle des actionnaires - Air Canada craint une baisse de la demande à cause de la hausse des prix
Photo : Jacques Nadeau
Le président et chef de la direction d’Air Canada, Montie Brewer, craint que la hausse marquée du prix du pétrole — et par conséquent celle du prix des billets d’avion — ne finisse par décourager les gens de partir en voyage. M. Brewer a exp
Le président et chef de la direction d'Air Canada, Montie Brewer, craint que la hausse marquée du prix du pétrole — et par conséquent celle du prix des billets d'avion — ne finisse par décourager les gens de partir en voyage.
À l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires du transporteur, hier, M. Brewer a reconnu que les cours records du brut finiraient par «avoir un impact» sur les voyageurs. «Il en coûtera davantage pour prendre l'avion et nous verrons combien le consommateur peut absorber, a-t-il déclaré. Jusqu'ici, nous sommes satisfaits de la situation: nous continuons d'enregistrer un fort volume de réservations.»
Les propos ambivalents du dirigeant ont néanmoins eu un effet sur le titre d'Air Canada, hier: l'action de classe A a clôturé à 8,09 $, en baisse de 6,6 %, à la Bourse de Toronto.
La semaine dernière, Air Canada a imposé de nouveaux suppléments pour le carburant sur les vols continentaux, et nombreux sont ceux qui ont déploré la discrétion avec laquelle la société montréalaise a signalé leur entrée en vigueur. Le transporteur communiquera mieux l'existence de ces suppléments dans ses prochaines publicités, a promis Montie Brewer. Les frais oscillent entre 20 $ et 45 $ l'aller au Canada, selon la distance parcourue. Pour les destinations américaines, ils s'élèvent à 45 $ l'aller.
Idéalement, Air Canada aimerait annoncer aux consommateurs le prix final de leur billet d'avion dès le départ, a assuré le dirigeant. Or, comme aucun concurrent ne procède ainsi, il serait désavantageux pour Air Canada de faire bande à part, a-t-il expliqué.
Devant cette réalité, le grand patron entrevoit le jour où le coût total du carburant sera complètement séparé de celui du billet d'avion, de façon à convaincre les clients qu'Air Canada n'y est pour rien dans la hausse du prix du pétrole.
Le carburant compte désormais pour 31 % des dépenses d'Air Canada, alors que la proportion n'était que de 25 % il y a un an. Il s'agit de près du double de la masse salariale du transporteur. Une hausse de 3 $US du baril de pétrole représente une augmentation des coûts de 75 millions pour l'entreprise.
Services en français
Interrogé sur la difficulté d'Air Canada à offrir des services en français partout au pays, Montie Brewer a répondu que la société avait du mal à recruter des agents de bord bilingues. Il a même fait part du problème au gouvernement fédéral en espérant que le système scolaire canadien puisse former davantage de jeunes bilingues.
Seul transporteur aérien assujetti à la loi fédérale sur le bilinguisme, Air Canada fait régulièrement partie des organismes qui suscitent le plus de plaintes auprès du Commissariat aux langues officielles. Même s'il se dit fier qu'Air Canada offre des services bilingues dans plusieurs régions du pays, M. Brewer a dit souhaiter, hier, que ses concurrents, plus particulièrement WestJet, fassent de même.
À l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires du transporteur, hier, M. Brewer a reconnu que les cours records du brut finiraient par «avoir un impact» sur les voyageurs. «Il en coûtera davantage pour prendre l'avion et nous verrons combien le consommateur peut absorber, a-t-il déclaré. Jusqu'ici, nous sommes satisfaits de la situation: nous continuons d'enregistrer un fort volume de réservations.»
Les propos ambivalents du dirigeant ont néanmoins eu un effet sur le titre d'Air Canada, hier: l'action de classe A a clôturé à 8,09 $, en baisse de 6,6 %, à la Bourse de Toronto.
La semaine dernière, Air Canada a imposé de nouveaux suppléments pour le carburant sur les vols continentaux, et nombreux sont ceux qui ont déploré la discrétion avec laquelle la société montréalaise a signalé leur entrée en vigueur. Le transporteur communiquera mieux l'existence de ces suppléments dans ses prochaines publicités, a promis Montie Brewer. Les frais oscillent entre 20 $ et 45 $ l'aller au Canada, selon la distance parcourue. Pour les destinations américaines, ils s'élèvent à 45 $ l'aller.
Idéalement, Air Canada aimerait annoncer aux consommateurs le prix final de leur billet d'avion dès le départ, a assuré le dirigeant. Or, comme aucun concurrent ne procède ainsi, il serait désavantageux pour Air Canada de faire bande à part, a-t-il expliqué.
Devant cette réalité, le grand patron entrevoit le jour où le coût total du carburant sera complètement séparé de celui du billet d'avion, de façon à convaincre les clients qu'Air Canada n'y est pour rien dans la hausse du prix du pétrole.
Le carburant compte désormais pour 31 % des dépenses d'Air Canada, alors que la proportion n'était que de 25 % il y a un an. Il s'agit de près du double de la masse salariale du transporteur. Une hausse de 3 $US du baril de pétrole représente une augmentation des coûts de 75 millions pour l'entreprise.
Services en français
Interrogé sur la difficulté d'Air Canada à offrir des services en français partout au pays, Montie Brewer a répondu que la société avait du mal à recruter des agents de bord bilingues. Il a même fait part du problème au gouvernement fédéral en espérant que le système scolaire canadien puisse former davantage de jeunes bilingues.
Seul transporteur aérien assujetti à la loi fédérale sur le bilinguisme, Air Canada fait régulièrement partie des organismes qui suscitent le plus de plaintes auprès du Commissariat aux langues officielles. Même s'il se dit fier qu'Air Canada offre des services bilingues dans plusieurs régions du pays, M. Brewer a dit souhaiter, hier, que ses concurrents, plus particulièrement WestJet, fassent de même.
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