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La hausse des prix des aliments menace d'aggraver la pauvreté

21 mai 2008  Actualités économiques
Un ouvrier fait la sieste sur des sacs de riz dans un marché de Kolkata, en Inde. En moyenne, les prix alimentaires sont actuellement 2,5 fois supérieurs à leurs niveaux du début de 2002. Le riz a récemment battu un record à 1000 $US la tonne.
Photo : Agence France-Presse
Un ouvrier fait la sieste sur des sacs de riz dans un marché de Kolkata, en Inde. En moyenne, les prix alimentaires sont actuellement 2,5 fois supérieurs à leurs niveaux du début de 2002. Le riz a récemment battu un record à 1000 $US la tonne.
Singapour — La pauvreté mondiale pourrait augmenter fortement au cours des trois prochaines années en raison de la hausse du prix de la nourriture, a indiqué hier le directeur général de la Banque mondiale, qui a également exclu une baisse des coûts du riz.

«Nous pensons que ce phénomène va perdurer, pas quelques semaines ni quelques mois, mais pendant deux ou trois ans», a déclaré Juan Jose Daboub lors d'une intervention à l'université de Singapour. «Si les prix alimentaires doublent pendant les trois prochaines années, nous retournerons approximativement sept années en arrière en matière d'éradication de la pauvreté. Nous serons là où nous étions il y a sept ans.»

Au cours des deux dernières années, les prix des biens alimentaires et du carburant ont déjà poussé une centaine de millions de personnes sous le seuil de pauvreté (2 $US par jour) dans le monde, a-t-il souligné.

En moyenne, les prix alimentaires sont actuellement 2,5 fois supérieurs à leurs niveaux du début de 2002, et rien ne permet d'envisager une inversion de la tendance, notamment en ce qui concerne le riz qui a récemment battu un record à 1000 $US la tonne, a-t-il ajouté.

Selon Juan Jose Daboub, la hausse du prix de riz s'explique par une combinaison de différents facteurs tels qu'une demande plus forte, la hausse du prix du carburant, des réductions des financements agricoles, la production en hausse de biocarburants qui fait grimper la demande de céréales, la spéculation financière ou encore les mauvaises conditions météorologiques.
 
 
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