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L'Europe devrait participer au développement du Nord

Ottawa — Le ministre du Commerce international, David Emerson, a prévenu l'Europe qu'elle laissait peut-être filer une grande occasion d'affaires dans le développement du Nord en manquant d'ardeur pour renforcer ses liens économiques avec le Canada.

Le ministre Emerson a estimé, lors d'une conférence sur les perspectives de partenariats économiques transatlantiques, que le Canada et l'Europe n'avaient pas fait suffisamment attention à leurs liens commerciaux et à leurs investissements et que l'intérêt de la part de l'Europe était particulièrement absent.

Les échanges commerciaux bilatéraux de 110 milliards de dollars entre le Canada et l'Union européenne sont importants, mais ils ne sont pas comparables aux transactions de 712 milliards entre le Canada et les États-Unis, a-t-il ajouté.

Même s'il est naturel que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis soient plus importantes, a avoué M. Emerson, il n'y a pas de raison pour qu'elles le soient six fois plus.

Le développement futur des ressources naturelles dans le nord du Canada devrait représenter un argument de taille pour persuader l'Europe de s'impliquer davantage, a-t-il fait valoir.

David Emerson a rappelé qu'un certain nombre de discussions avaient lieu avec l'Union européenne, notamment à propos de la libéralisation des investissements, du trafic aérien et de la science et la technologie, mais qu'aucune d'entre elles n'avait encore abouti.

Le ministre Emerson a en outre jugé qu'il n'y avait aucune raison pour que le Canada et l'Europe n'en arrivent pas à un accord de libre-échange, arguant que les deux parties étaient démocratiques, riches et qu'il n'y avait que très peu d'obstacles liés aux questions de main-d'oeuvre et de normes environnementales.

La veille, en lancement des travaux de la conférence, le premier ministre québécois Jean Charest a quant à lui rappelé à la douzaine d'ambassadeurs européens et aux dirigeants d'entreprises que le Canada représente un port d'entrée de choix pour l'UE qui a dans sa mire un joueur encore plus gros, les États-Unis. M. Charest est devenu le porteur du projet de libre-échange avec l'UE, un sujet qui l'emballe visiblement.






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