Le projet Kearl, de L'Impériale, subit une défaite devant les tribunaux
Calgary — La pétrolière L'Impériale n'a pas réussi hier à récupérer un permis qui serait essentiel au développement — à hauteur de huit milliards de dollars — d'un projet d'exploitation des sables bitumineux dans le nord de l'Alberta.
Cette défaite de L'Impériale représente toutefois une victoire pour les groupes environnementaux qui affirment que le projet détruirait une large portion de la forêt boréale dans cette région.
Le juge fédéral Douglas Campbell a rejeté la demande de L'Impériale, qui souhaitait voir le ministère canadien des Pêches et des Océans remettre en vigueur le permis précédemment obtenu pour le projet Kearl. Le ministère avait émis ce permis sur la base d'une évaluation environnementale réalisée un an plus tôt.
Toutefois, quelques semaines plus tard, un juge fédéral a décidé que le comité responsable de cette évaluation n'avait pas suffisamment justifié sa décision. Le ministère a subséquemment révoqué le permis émis à L'Impériale.
À la fin de la semaine dernière, le comité a émis une nouvelle approbation du projet, expliquant davantage pourquoi il estime que les émissions de gaz à effet de serre associées au projet Kearl sont acceptables.
Ce nouveau rapport sera soumis aux commentaires du public et devra être approuvé par le gouvernement. Une fois ce processus complété dans 30 jours, L'Impériale pourrait récupérer le permis dont elle a besoin pour drainer un marais avant d'aller de l'avant avec la construction de sa mine à ciel ouvert.
Lois environnementales
L'avocat d'EcoJustice, l'organisme qui rassemble les groupes environnementaux opposés au projet Kearl, s'est réjoui de cette décision. «Je pense que la décision du juge prouve que la soumission du gouvernement fédéral aux lois environnementales est plus importante que tout inconvénient que ces lois pourraient causer à une pétrolière», a dit Sean Nixon.
Il croit maintenant que les gouvernements fédéral et provinciaux devront porter plus d'attention à l'impact environnemental des projets d'exploitation des sables bitumineux.
Le secteur visé par ce permis pourrait contenir jusqu'à 4,6 milliards de barils de pétrole récupérables, et la mine pourrait produire jusqu'à 345 000 barils par jour d'ici 2018 si le projet va de l'avant.
Un porte-parole de L'Impériale, Gordon Wong, a réitéré l'importance qu'accorde son entreprise à ce projet. Il a toutefois refusé de dire pendant combien de temps la construction de la mine pourrait être retardée, mais des pétitions précédemment soumises au tribunal mentionnaient un délai possible d'un an. Il a ajouté que L'Impériale croit être en mesure de développer le projet Kearl de manière «écologiquement responsable».
L'Impériale est la plus importante entreprise canadienne du secteur des hydrocarbures.
Les experts croient que les sables bitumineux de l'Alberta pourraient contenir jusqu'à 175 milliards de barils de pétrole, dotant potentiellement le Canada des réserves de brut les plus grosses de la planète après celles de l'Arabie saoudite.
Le titre de L'Impériale a perdu 56 ¢ à la Bourse de Toronto hier, clôturant la journée à 57,38 $.
Cette défaite de L'Impériale représente toutefois une victoire pour les groupes environnementaux qui affirment que le projet détruirait une large portion de la forêt boréale dans cette région.
Le juge fédéral Douglas Campbell a rejeté la demande de L'Impériale, qui souhaitait voir le ministère canadien des Pêches et des Océans remettre en vigueur le permis précédemment obtenu pour le projet Kearl. Le ministère avait émis ce permis sur la base d'une évaluation environnementale réalisée un an plus tôt.
Toutefois, quelques semaines plus tard, un juge fédéral a décidé que le comité responsable de cette évaluation n'avait pas suffisamment justifié sa décision. Le ministère a subséquemment révoqué le permis émis à L'Impériale.
À la fin de la semaine dernière, le comité a émis une nouvelle approbation du projet, expliquant davantage pourquoi il estime que les émissions de gaz à effet de serre associées au projet Kearl sont acceptables.
Ce nouveau rapport sera soumis aux commentaires du public et devra être approuvé par le gouvernement. Une fois ce processus complété dans 30 jours, L'Impériale pourrait récupérer le permis dont elle a besoin pour drainer un marais avant d'aller de l'avant avec la construction de sa mine à ciel ouvert.
Lois environnementales
L'avocat d'EcoJustice, l'organisme qui rassemble les groupes environnementaux opposés au projet Kearl, s'est réjoui de cette décision. «Je pense que la décision du juge prouve que la soumission du gouvernement fédéral aux lois environnementales est plus importante que tout inconvénient que ces lois pourraient causer à une pétrolière», a dit Sean Nixon.
Il croit maintenant que les gouvernements fédéral et provinciaux devront porter plus d'attention à l'impact environnemental des projets d'exploitation des sables bitumineux.
Le secteur visé par ce permis pourrait contenir jusqu'à 4,6 milliards de barils de pétrole récupérables, et la mine pourrait produire jusqu'à 345 000 barils par jour d'ici 2018 si le projet va de l'avant.
Un porte-parole de L'Impériale, Gordon Wong, a réitéré l'importance qu'accorde son entreprise à ce projet. Il a toutefois refusé de dire pendant combien de temps la construction de la mine pourrait être retardée, mais des pétitions précédemment soumises au tribunal mentionnaient un délai possible d'un an. Il a ajouté que L'Impériale croit être en mesure de développer le projet Kearl de manière «écologiquement responsable».
L'Impériale est la plus importante entreprise canadienne du secteur des hydrocarbures.
Les experts croient que les sables bitumineux de l'Alberta pourraient contenir jusqu'à 175 milliards de barils de pétrole, dotant potentiellement le Canada des réserves de brut les plus grosses de la planète après celles de l'Arabie saoudite.
Le titre de L'Impériale a perdu 56 ¢ à la Bourse de Toronto hier, clôturant la journée à 57,38 $.
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