L'économie québécoise, secteur par secteur
Photo : Jacques Nadeau
Le secteur de la construction a crû de 9,1 % en 2007 et devrait connaître une bonne année en 2008, alors qu’une transition de la construction résidentielle vers la construction des grandes infrastructures (barrages, routes et autres) devrait s’am
On entend beaucoup parler des difficultés des secteurs manufacturier et de la forêt, au Québec, mais d'autres secteurs ont été les moteurs de notre croissance, en 2007: la construction, le commerce, ainsi que les services financers et immobiliers.
C'est ce qui ressort du portrait de l'économie québécoise en 2007 brossé hier matin par la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Si le portrait de l'économie québécoise dressé par région était un peu sombre, de l'aveu même de la fédération, le portrait de la même économie brossé par secteur d'activité laisse voir une image plus dynamique et un changement dans la structure de cette économie. Ainsi, l'économie québécoise se diversifie graduellement et se tourne notamment vers le commerce, les services financiers et la construction, qui ont été des moteurs de la croissance en 2007, a expliqué l'économiste de la fédération, Jean Laneville.
Va bien
Par exemple, le secteur de la construction a crû de 9,1 % en 2007, «plus de trois fois la croissance de l'ensemble de l'économie», indique le rapport de la fédération. Dans ce secteur, l'économiste Laneville prévoit pour 2008 une transition de la construction résidentielle vers la construction des grandes infrastructures (barrages, routes et autres).
Le secteur des services financiers et immobiliers a crû de 3,1 % en 2007, surtout grâce aux bas taux d'intérêt. Le commerce a aussi connu une bonne année 2007, croissant de 4,6 % en 2007, notamment grâce à une demande intérieure soutenue.
Si les mines et métaux ne font pas partie des trois secteurs moteurs, bien qu'ils aient crû de 5,4 % en 2007, c'est parce qu'ils ne représentent pas une portion de l'économie aussi forte que la construction, les services financiers et immobiliers ou le commerce, a indiqué M. Laneville. Il admet toutefois que les mines et métaux ont connu «un rebond».
Va mal
La forêt a encore subi une dégringolade en 2007, puisque le secteur foresterie et pâtes et papiers a chuté d'un autre 7,9 %. «On assiste à un désinvestissement massif dans ce secteur. C'est triste et ça regarde mal pour l'avenir», a opiné l'économiste Laneville.
Un autre secteur qui s'est mal porté est celui des biens de consommation. Dans ce secteur, c'est la concurrence des manufacturiers de la Chine et de l'Inde qui heurte les manufacturiers québécois. En 2007, ce secteur a crû de 2,9 %, mais après quatre années de décroissance. Cette faible croissance s'explique par deux sous-secteurs qui ont mieux fait que l'ensemble, soit l'ameublement et les électroménagers, de même que les autres produits de consommation.
Le tourisme a aussi boîté en 2007, avec une baisse de 1,3 %, due à la hausse du dollar canadien et à celle du prix de l'essence. M. Laneville plaide pour une plus grande cohésion des interventions dans ce secteur. «Il nous manque une politique globale sur la question» mieux ciblée, croit-il.
Main-d'oeuvre
L'indicateur sectoriel de la Chambre laisse aussi voir de grands besoins en main-d'oeuvre qualifiée, notamment à cause d'un manque d'adéquation entre les besoins des entreprises et la formation des travailleurs disponibles. Par exemple, les travailleurs du secteur de la forêt qui ont perdu leur emploi ne peuvent pas nécessairement ou rapidement être recyclés dans les secteurs où l'on manque de main-d'oeuvre, comme dans le secteur financier ou la conception de systèmes informatiques.
«Après plusieurs années de croissance soutenue et un taux de chômage historiquement bas, l'enjeu de l'heure pour bon nombre de secteurs économiques québécois est l'accès à une main-d'oeuvre qualifiée», a indiqué en entrevue la présidente-directrice générale de la fédération, Françoise Bertrand.
C'est ce qui ressort du portrait de l'économie québécoise en 2007 brossé hier matin par la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Si le portrait de l'économie québécoise dressé par région était un peu sombre, de l'aveu même de la fédération, le portrait de la même économie brossé par secteur d'activité laisse voir une image plus dynamique et un changement dans la structure de cette économie. Ainsi, l'économie québécoise se diversifie graduellement et se tourne notamment vers le commerce, les services financiers et la construction, qui ont été des moteurs de la croissance en 2007, a expliqué l'économiste de la fédération, Jean Laneville.
Va bien
Par exemple, le secteur de la construction a crû de 9,1 % en 2007, «plus de trois fois la croissance de l'ensemble de l'économie», indique le rapport de la fédération. Dans ce secteur, l'économiste Laneville prévoit pour 2008 une transition de la construction résidentielle vers la construction des grandes infrastructures (barrages, routes et autres).
Le secteur des services financiers et immobiliers a crû de 3,1 % en 2007, surtout grâce aux bas taux d'intérêt. Le commerce a aussi connu une bonne année 2007, croissant de 4,6 % en 2007, notamment grâce à une demande intérieure soutenue.
Si les mines et métaux ne font pas partie des trois secteurs moteurs, bien qu'ils aient crû de 5,4 % en 2007, c'est parce qu'ils ne représentent pas une portion de l'économie aussi forte que la construction, les services financiers et immobiliers ou le commerce, a indiqué M. Laneville. Il admet toutefois que les mines et métaux ont connu «un rebond».
Va mal
La forêt a encore subi une dégringolade en 2007, puisque le secteur foresterie et pâtes et papiers a chuté d'un autre 7,9 %. «On assiste à un désinvestissement massif dans ce secteur. C'est triste et ça regarde mal pour l'avenir», a opiné l'économiste Laneville.
Un autre secteur qui s'est mal porté est celui des biens de consommation. Dans ce secteur, c'est la concurrence des manufacturiers de la Chine et de l'Inde qui heurte les manufacturiers québécois. En 2007, ce secteur a crû de 2,9 %, mais après quatre années de décroissance. Cette faible croissance s'explique par deux sous-secteurs qui ont mieux fait que l'ensemble, soit l'ameublement et les électroménagers, de même que les autres produits de consommation.
Le tourisme a aussi boîté en 2007, avec une baisse de 1,3 %, due à la hausse du dollar canadien et à celle du prix de l'essence. M. Laneville plaide pour une plus grande cohésion des interventions dans ce secteur. «Il nous manque une politique globale sur la question» mieux ciblée, croit-il.
Main-d'oeuvre
L'indicateur sectoriel de la Chambre laisse aussi voir de grands besoins en main-d'oeuvre qualifiée, notamment à cause d'un manque d'adéquation entre les besoins des entreprises et la formation des travailleurs disponibles. Par exemple, les travailleurs du secteur de la forêt qui ont perdu leur emploi ne peuvent pas nécessairement ou rapidement être recyclés dans les secteurs où l'on manque de main-d'oeuvre, comme dans le secteur financier ou la conception de systèmes informatiques.
«Après plusieurs années de croissance soutenue et un taux de chômage historiquement bas, l'enjeu de l'heure pour bon nombre de secteurs économiques québécois est l'accès à une main-d'oeuvre qualifiée», a indiqué en entrevue la présidente-directrice générale de la fédération, Françoise Bertrand.
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