Subprime: Crédit Agricole augmente son capital
14 mai 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Le siège social du Crédit Agricole à Paris
Paris — Le Crédit Agricole, première banque de détail européenne, a annoncé hier le lancement prochain d'une augmentation de capital de 5,9 milliards d'euros (9,13 milliards de dollars) pour faire face à la crise du subprime qui lui a encore coûté plus de 1,2 milliard au premier trimestre 2008.
La banque française devait publier ses résultats demain. Mais elle a pris les devants pour couper court aux rumeurs en annonçant que son résultat net trimestriel ne dépasserait pas 892 millions d'euros, soit à peine un tiers de celui du premier trimestre 2007.
En cause: 1,205 milliard de nouvelles dépréciations affectant Calyon, sa banque de financement et d'investissement, après 4,2 milliards (avant impôt) en 2007.
À ce jour, c'est la banque française la plus touchée par la crise, même si elle est aussi la plus grande par le chiffre d'affaires.
Comme sa rivale française Société Générale — qui a dû en outre faire face aux pertes liées aux fraudes présumées de son courtier Jerôme Kerviel — et d'autres banques dans le monde, le Crédit Agricole va lancer une augmentation de capital afin de retrouver un ratio de solvabilité de 8,5 %.
Une annonce très mal accueillie en Bourse, où le titre Crédit Agricole SA a chuté hier.
Plan d'action
Le Crédit Agricole a aussi livré les grandes lignes d'un «plan d'action» qui prévoit de recentrer Calyon sur ses «compétences clefs» et d'accroître le poids de la banque de détail, synonyme de revenus stables et récurrents.
Tenu pour responsable de l'engagement du groupe dans l'aventure des subprimes, Marc Litzler, le directeur général de Calyon, «va quitter la direction générale», a confirmé une source interne à la banque.
Il devrait cependant rester auprès de Georges Pauget, le directeur général du Crédit Agricole, «le temps d'organiser la transition», a-t-elle ajouté.
Figure de la Société Générale dans les dérivés actions, Marc Litzler était entré en 2004 chez Calyon, dont il avait pris la tête en octobre dernier.
Une revue stratégique des métiers est en cours qui devrait déboucher sur une réduction de la voilure de Calyon. Pour autant, sa cession pure et simple n'est pas à l'ordre du jour, indique-t-on à la banque.
Un conseil d'administration se réunira aujourd'hui pour examiner les comptes et se prononcer sur le projet d'augmentation de capital.
Le Crédit Agricole avait déjà annoncé un bénéfice en recul en 2007 après 3,3 milliards d'euros de dépréciations. La banque avait notamment enregistré une perte de 857 millions d'euros pour le quatrième trimestre, qui avait concentré les effets de la crise.
Calyon avait payé le plus lourd tribut à la crise, avec une perte nette de 1,912 milliard au dernier trimestre et de 904 millions sur l'année.
La Société Générale avait procédé en mars, avec succès, à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros. La banque avait vu son bénéfice 2007 divisé par cinq, à 947 millions d'euros, à la suite selon elle des agissements de Jérôme Kerviel et de la crise du subprime.
Hier, la Société Générale a annoncé pour ce trimestre un bénéfice en recul de 23,4 %, à 1,096 milliard, mais supérieur aux attentes, limitant ainsi les dégâts, trois mois après l'affaire Kerviel.
La banque française devait publier ses résultats demain. Mais elle a pris les devants pour couper court aux rumeurs en annonçant que son résultat net trimestriel ne dépasserait pas 892 millions d'euros, soit à peine un tiers de celui du premier trimestre 2007.
En cause: 1,205 milliard de nouvelles dépréciations affectant Calyon, sa banque de financement et d'investissement, après 4,2 milliards (avant impôt) en 2007.
À ce jour, c'est la banque française la plus touchée par la crise, même si elle est aussi la plus grande par le chiffre d'affaires.
Comme sa rivale française Société Générale — qui a dû en outre faire face aux pertes liées aux fraudes présumées de son courtier Jerôme Kerviel — et d'autres banques dans le monde, le Crédit Agricole va lancer une augmentation de capital afin de retrouver un ratio de solvabilité de 8,5 %.
Une annonce très mal accueillie en Bourse, où le titre Crédit Agricole SA a chuté hier.
Plan d'action
Le Crédit Agricole a aussi livré les grandes lignes d'un «plan d'action» qui prévoit de recentrer Calyon sur ses «compétences clefs» et d'accroître le poids de la banque de détail, synonyme de revenus stables et récurrents.
Tenu pour responsable de l'engagement du groupe dans l'aventure des subprimes, Marc Litzler, le directeur général de Calyon, «va quitter la direction générale», a confirmé une source interne à la banque.
Il devrait cependant rester auprès de Georges Pauget, le directeur général du Crédit Agricole, «le temps d'organiser la transition», a-t-elle ajouté.
Figure de la Société Générale dans les dérivés actions, Marc Litzler était entré en 2004 chez Calyon, dont il avait pris la tête en octobre dernier.
Une revue stratégique des métiers est en cours qui devrait déboucher sur une réduction de la voilure de Calyon. Pour autant, sa cession pure et simple n'est pas à l'ordre du jour, indique-t-on à la banque.
Un conseil d'administration se réunira aujourd'hui pour examiner les comptes et se prononcer sur le projet d'augmentation de capital.
Le Crédit Agricole avait déjà annoncé un bénéfice en recul en 2007 après 3,3 milliards d'euros de dépréciations. La banque avait notamment enregistré une perte de 857 millions d'euros pour le quatrième trimestre, qui avait concentré les effets de la crise.
Calyon avait payé le plus lourd tribut à la crise, avec une perte nette de 1,912 milliard au dernier trimestre et de 904 millions sur l'année.
La Société Générale avait procédé en mars, avec succès, à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros. La banque avait vu son bénéfice 2007 divisé par cinq, à 947 millions d'euros, à la suite selon elle des agissements de Jérôme Kerviel et de la crise du subprime.
Hier, la Société Générale a annoncé pour ce trimestre un bénéfice en recul de 23,4 %, à 1,096 milliard, mais supérieur aux attentes, limitant ainsi les dégâts, trois mois après l'affaire Kerviel.
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