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La crise alimentaire - La nécessaire révolution verte

Trente-sept pays sont dans une situation d’urgence alimentaire.
Photo : Agence Reuters
Trente-sept pays sont dans une situation d’urgence alimentaire.
S'il ne devait y avoir qu'un seul groupe de la société à profiter de la flambée actuelle du prix des denrées alimentaires, ce devrait normalement être les agriculteurs. Pourtant, ce n'est pas le cas, du moins pas autant qu'on aurait pu le croire, ici comme ailleurs. Leur sort ne s'améliorera pas aussi longtemps que la façon de voir et de s'occuper de leur secteur ne subira pas des changements fondamentaux.
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  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 3 mai 2008 12h46
    Chercher des réponses compliquées...
    « Je suis fasciné par cette énergie que dépensent tous ces cerveaux des pays riches à développer des solutions complexes à un problème pourtant pas si compliqué que cela.

    Oublions un instant les caprices de la nature, la technologie, la spéculation, etc. La source profonde de ce mal endémique de la faim dans le monde ne serait-elle pas intimement liée à cette consommation effrénée de biens aussi inutiles les uns que les autres et à cette philosophie de 'croissance à tout prix' érigée en dogme immuable ? Même la Chine et l'Inde succombent allègrement à ce chant des sirènes. Au profit de qui ? De quelle minorité de privilégiés 'gras durs' ? Ça reste à voir ...et c'est là le noeud du problème.

    Soyons honnêtes. A-t'on vraiment besoin de trois ou quatre voitures par résidence, de plusieurs téléviseurs, des toutes dernières technologies qui mettent au rancart des biens encore très performants, des guerres pour stimuler l'industrie de l'armement, etc.? Si on répond franchement à ce genre de question, on verra que la planète se portera mieux en matière environnementale et qu'il ne sera plus nécessaire de transformer les champs de maïs en carburant pour les autos au détriment de ceux qui meurent de faim. Ça ne règlera peut-être pas tous les problèmes de la planète, mais ce sera au moins ...un début de solution.

    Mais quel pays riche a assez de courage pour se sortir la tête du sable et oser dire la vérité toute crue ?

    À voir la capacité de déni de notre classe politique actuelle et de la complaisance d'une majorité silencieuse de la population qui s'agrippe désespérément à son petit confort douillet, ici au Québec et au Canada, on est pas sorti de l'auberge... Et ne demandons surtout pas à Bush et aux Américains de prendre l'initiative. Nous serons excommuniés subito presto !


    Jean Desjardins »

  • Robert Côté
    Abonné
    dimanche 4 mai 2008 12h22
    Chaine alimentaire ou chaine de la cupidité???
    « Si l'on disait les choses plus simplement:
    Les pays riches et industrialisés possèdent entre leurs mains tous les outils,les connaissances,et les pouvoirs et les leviers pour engranger tous les bénéfices ,dans tous les secteurs.
    L'OMC appelle cela 'La loi du marché'.Aucun pays pauvre n'a la capacité de briser cette chaine de la cupidité.La chaine alimentaire est plombée par l'économie en faveur des multinationales,des riches.Il faut ouvrir nos esprits à une réelle égalité des chances pour que les choses changent. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 5 mai 2008 10h57
    Nécessaire autonomie
    « La crise alimentaire tend à prouver l'échec du modèle de développement agricole des pays dits développés appliqués aux pays africains notamment.

    De même pour l'aide accordée au développement de ces pays qui est insuffisante au Canada entre autres. Les besoins liés à l'agriculture dans de nombreux domaines tendent à prouver l'échec de la stratégie agricole reposant sur l'unique exportation dans les pays pauvres. »

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