La corruption est généralisée chez Siemens
30 avril 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Des actionnaires se rendent à l’assemblée annuelle de Siemens. Selon une enquête interne, ce n’est pas seulement la branche de télécommunications du groupe qui est touchée par la corruption, mais presque toutes les activités du conglomérat.
Berlin — Presque toutes les activités du conglomérat allemand Siemens sont touchées par la corruption active, et pas seulement la branche de systèmes de télécommunications, la plus exposée jusqu'ici, selon les résultats dévoilés hier d'une enquête interne.
Le cabinet d'avocats américain Debevoise & Plimpton, chargé de cette enquête, «a trouvé dans presque toutes les activités étudiées et dans de nombreux pays des indices de violations des règles anticorruption», selon ce communiqué. Il s'agit «de cas de corruption active directe mais aussi dans de nombreux cas de manquements aux règles internes», selon un communiqué du groupe allemand.
Outre la division «Com» d'où est parti le scandale de corruption, les avocats américains ont examiné les activités de Siemens dans l'énergie (construction de centrales, réseaux électriques, etc.), les transports (construction de trains) et les équipements médicaux.
Le conseil de surveillance du groupe a dans le même communiqué renouvelé «toute sa confiance» à l'actuelle équipe dirigeante et jugé par ailleurs «qu'il n'était pas encore possible de prendre des mesures concrètes contre des personnalités isolées», en clair demander des dommages-intérêts à l'ancienne direction. La «commission d'éthique» de Siemens a toutefois été chargée d'étudier de près d'éventuelles mesures contre d'anciens membres du directoire.
L'ancien patron
Le suspense reste donc entier concernant Heinrich von Pierer, ancien patron de Siemens et figure du patronat allemand. Selon la presse, il risque non seulement de devoir payer des dommages-intérêts à son ancienne entreprise, mais en plus de devoir rendre des comptes à la justice.
La firme Debevoise & Plimpton a présenté hier un résumé de dix pages de son rapport au comité de surveillance du conglomérat basé à Munich après avoir examiné toutes les transactions réalisées entre 1999 et 2006. Le cabinet a également fait un rapport sur le comportement des responsables de haut niveau du groupe.
Les enquêteurs cherchent à vérifier les allégations selon lesquelles des anciens cadres de l'entreprise auraient payé des centaines de millions d'euros de pots de vin pour obtenir des contrats de télécommunication. Au total, la somme s'élèverait à 1,3 milliard d'euros.
Des enquêtes ont été lancées aux États-Unis, en Suisse, en Italie, en Grèce, en Chine, et en Russie, entre autres.
Siemens a déjà reconnu des paiements irréguliers.
Le cabinet d'avocats américain Debevoise & Plimpton, chargé de cette enquête, «a trouvé dans presque toutes les activités étudiées et dans de nombreux pays des indices de violations des règles anticorruption», selon ce communiqué. Il s'agit «de cas de corruption active directe mais aussi dans de nombreux cas de manquements aux règles internes», selon un communiqué du groupe allemand.
Outre la division «Com» d'où est parti le scandale de corruption, les avocats américains ont examiné les activités de Siemens dans l'énergie (construction de centrales, réseaux électriques, etc.), les transports (construction de trains) et les équipements médicaux.
Le conseil de surveillance du groupe a dans le même communiqué renouvelé «toute sa confiance» à l'actuelle équipe dirigeante et jugé par ailleurs «qu'il n'était pas encore possible de prendre des mesures concrètes contre des personnalités isolées», en clair demander des dommages-intérêts à l'ancienne direction. La «commission d'éthique» de Siemens a toutefois été chargée d'étudier de près d'éventuelles mesures contre d'anciens membres du directoire.
L'ancien patron
Le suspense reste donc entier concernant Heinrich von Pierer, ancien patron de Siemens et figure du patronat allemand. Selon la presse, il risque non seulement de devoir payer des dommages-intérêts à son ancienne entreprise, mais en plus de devoir rendre des comptes à la justice.
La firme Debevoise & Plimpton a présenté hier un résumé de dix pages de son rapport au comité de surveillance du conglomérat basé à Munich après avoir examiné toutes les transactions réalisées entre 1999 et 2006. Le cabinet a également fait un rapport sur le comportement des responsables de haut niveau du groupe.
Les enquêteurs cherchent à vérifier les allégations selon lesquelles des anciens cadres de l'entreprise auraient payé des centaines de millions d'euros de pots de vin pour obtenir des contrats de télécommunication. Au total, la somme s'élèverait à 1,3 milliard d'euros.
Des enquêtes ont été lancées aux États-Unis, en Suisse, en Italie, en Grèce, en Chine, et en Russie, entre autres.
Siemens a déjà reconnu des paiements irréguliers.
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