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Yahoo! et Microsoft restent muets malgré l'ultimatum passé

28 avril 2008  Actualités économiques
Microsoft a proposé le 1er février de racheter Yahoo! afin de renforcer sa présence sur Internet et de concurrencer Google.
Photo : Agence Reuters
Microsoft a proposé le 1er février de racheter Yahoo! afin de renforcer sa présence sur Internet et de concurrencer Google.
New York — L'ultimatum posé par Microsoft à Yahoo! pour conclure un accord amical de rachat a expiré samedi sans aucun commentaire des deux parties, ce qui rend l'issue du projet encore incertaine, entre une offre hostile ou un abandon pur et simple de Microsoft.

Devant cette offre de 44,6 milliards de dollars, lancée début février par Microsoft, Yahoo!, numéro deux mondial de la publicité en ligne, est resté de marbre.

Les deux groupes et leurs conseillers ont eu des discussions ces dernières semaines, mais n'ont pas fait d'avancées majeures pour pouvoir déboucher sur un accord samedi, rapportait hier le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.

Microsoft a proposé le 1er février de racheter Yahoo! afin de renforcer sa présence sur Internet et de concurrencer Google, l'incontestable leader du secteur. Une offre qui s'est doublée début avril d'un ultimatum — fixé à samedi — devant le peu d'empressement de Yahoo! à donner sa réponse.

L'offre de Microsoft représente 31 $ par action, soit une prime de 62 % sur le cours de Bourse.

Mais les dirigeants de Yahoo! ont refusé cette proposition à plusieurs reprises, affirmant que le prix proposé était trop bas, et ont passé ces dernières semaines à tenter de nouer des alliances avec d'autres partenaires, dont le numéro trois de la publicité en ligne AOL (Time Warner).

Toutefois, les résultats sans lustre publiés cette semaine par Yahoo! — bénéfice stable, parts de marché en recul dans la publicité — ne jouent pas en faveur de ce dernier, qui viserait une offre à 35 $ par action, selon la presse.

De son côté, Microsoft a écarté la possibilité d'une surenchère et indiqué que si l'impasse devait durer au-delà du week-end, il annoncerait une décision «la semaine prochaine».

«Cela inclut soit de s'adresser aux actionnaires» — un coup de force pour s'emparer du groupe contre la volonté de ses dirigeants — «soit renoncer», a expliqué jeudi le directeur financier, Chris Lidell.
 
 
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