Airbus et Boeing déposent les armes pour protéger l'environnement
23 avril 2008
Actualités économiques
Genève — Les deux géants rivaux de l'industrie aéronautique Airbus et Boeing ont exceptionnellement trouvé hier un terrain d'entente en signant un accord pour diminuer l'impact du trafic aérien sur l'environnement.
«C'est la première fois que je suis assis à la même table que Carson [Scott Carson, p.-d.g. de la flotte commerciale de Boeing]», a commenté Tom Enders, le président et directeur général d'Airbus.
Les deux avionneurs sont en effet habitués à croiser le fer à propos des subventions accordées par l'UE et les États-Unis, devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Mais hier à Genève, Scott Carson et Tom Enders ont trouvé dans le changement climatique une préoccupation commune.
Dans un accord signé en marge du troisième sommet sur l'aviation et l'environnement, Airbus et Boeing se sont engagés à «joindre leurs forces pour améliorer les performances du secteur aérien» dans le domaine de l'environnement. «Cela n'apporte aucun avantage compétitif [aux deux entreprises] si nous nous opposons sur ce sujet», a relevé Tom Enders.
De même, pour Scott Carson, si «Airbus et Boeing sont de grands rivaux, et ceci a été un élément décisif dans notre objectif et nos efforts pour rendre l'aviation plus efficace», s'agissant du changement climatique, «nous travaillons avec le même objectif, la réduction de l'impact de l'aviation sur l'environnement».
La modernisation de la direction du contrôle du trafic aérien est le premier but que se sont fixé les avionneurs pour améliorer l'efficacité du secteur et éliminer la congestion. «Il faut rendre les systèmes de direction du contrôle aérien interopérables à la fois aux États-Unis et en Europe», a expliqué Eric Stefanello, vice-président de la direction du trafic aérien chez Airbus.
La surabondance en Europe de règlements empêchant une circulation efficace dans le ciel européen a été montrée du doigt par Airbus, mais également par les autres participants au sommet qui ont appelé les gouvernements à agir.
Le directeur de l'Association internationale du transport aérien (IATA, en anglais), Giovanni Bisignani, a ainsi dénoncé «l'échec de l'Europe au sujet de la mise en place d'un ciel européen unique qui pourrait permettre de faire des économies de 12 millions de tonnes de gaz carbonique».
Gaspillage
Selon les calculs des représentants d'Airbus, le manque d'harmonisation du secteur en Europe provoque un gaspillage équivalent à 49 km supplémentaires par vol.
«Les gouvernements doivent faire davantage pour aider l'industrie en mettant en place un ciel européen unique», a insisté Alexander ter Kuile, secrétaire général de l'Organisation des services de navigation pour l'aviation civile (CANSO).
Bruxelles a déjà sermonné les «27» pour leur lenteur à mettre en place le «ciel unique européen», qui devrait permettre de restructurer l'espace aérien en fonction du trafic et non des frontières nationales.
Parallèlement à l'accord Airbus-Boeing, treize participants au sommet, dont Boeing, Airbus, Bombardier, Embraer et Rolls-Royce, ont signé une déclaration solennelle dans laquelle ils ont affirmé «s'engager sur une route de croissance neutre en émissions de carbone et aspirer à un avenir sans [émissions de] carbone».
Ils ont promis de «pousser la mise au point et la mise en oeuvre de nouvelles technologies, y compris des carburants plus propres».
«C'est la première fois que je suis assis à la même table que Carson [Scott Carson, p.-d.g. de la flotte commerciale de Boeing]», a commenté Tom Enders, le président et directeur général d'Airbus.
Les deux avionneurs sont en effet habitués à croiser le fer à propos des subventions accordées par l'UE et les États-Unis, devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Mais hier à Genève, Scott Carson et Tom Enders ont trouvé dans le changement climatique une préoccupation commune.
Dans un accord signé en marge du troisième sommet sur l'aviation et l'environnement, Airbus et Boeing se sont engagés à «joindre leurs forces pour améliorer les performances du secteur aérien» dans le domaine de l'environnement. «Cela n'apporte aucun avantage compétitif [aux deux entreprises] si nous nous opposons sur ce sujet», a relevé Tom Enders.
De même, pour Scott Carson, si «Airbus et Boeing sont de grands rivaux, et ceci a été un élément décisif dans notre objectif et nos efforts pour rendre l'aviation plus efficace», s'agissant du changement climatique, «nous travaillons avec le même objectif, la réduction de l'impact de l'aviation sur l'environnement».
La modernisation de la direction du contrôle du trafic aérien est le premier but que se sont fixé les avionneurs pour améliorer l'efficacité du secteur et éliminer la congestion. «Il faut rendre les systèmes de direction du contrôle aérien interopérables à la fois aux États-Unis et en Europe», a expliqué Eric Stefanello, vice-président de la direction du trafic aérien chez Airbus.
La surabondance en Europe de règlements empêchant une circulation efficace dans le ciel européen a été montrée du doigt par Airbus, mais également par les autres participants au sommet qui ont appelé les gouvernements à agir.
Le directeur de l'Association internationale du transport aérien (IATA, en anglais), Giovanni Bisignani, a ainsi dénoncé «l'échec de l'Europe au sujet de la mise en place d'un ciel européen unique qui pourrait permettre de faire des économies de 12 millions de tonnes de gaz carbonique».
Gaspillage
Selon les calculs des représentants d'Airbus, le manque d'harmonisation du secteur en Europe provoque un gaspillage équivalent à 49 km supplémentaires par vol.
«Les gouvernements doivent faire davantage pour aider l'industrie en mettant en place un ciel européen unique», a insisté Alexander ter Kuile, secrétaire général de l'Organisation des services de navigation pour l'aviation civile (CANSO).
Bruxelles a déjà sermonné les «27» pour leur lenteur à mettre en place le «ciel unique européen», qui devrait permettre de restructurer l'espace aérien en fonction du trafic et non des frontières nationales.
Parallèlement à l'accord Airbus-Boeing, treize participants au sommet, dont Boeing, Airbus, Bombardier, Embraer et Rolls-Royce, ont signé une déclaration solennelle dans laquelle ils ont affirmé «s'engager sur une route de croissance neutre en émissions de carbone et aspirer à un avenir sans [émissions de] carbone».
Ils ont promis de «pousser la mise au point et la mise en oeuvre de nouvelles technologies, y compris des carburants plus propres».
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