Total en Birmanie: Power respecte les règles
Power Corporation assure que sa participation dans le géant pétrolier français Total, qui a des activités controversées en Birmanie, ne contrevient pas au récent resserrement de l'embargo canadien à l'encontre de ce pays dirigé par une dictature.
Dans la circulaire de procuration rendue publique mardi en vue de l'assemblée annuelle des actionnaires, le 10 mai, Power répond à la proposition présentée en décembre par The Ethical Funds, une firme de fonds communs de placement de Vancouver.
Dans sa résolution, The Ethical Funds demande au conglomérat montréalais de justifier sa participation dans Total d'ici la fin octobre. On y rappelle que dans son «énoncé de responsabilité sociale», adopté en 2006, Power s'engage à agir «en accord avec les buts qui sont à la base de la Déclaration universelle des droits de l'homme».
On souligne aussi que le gouvernement fédéral a imposé, en décembre, un interdit total sur tout nouvel investissement canadien en Birmanie et sur les échanges commerciaux entre les deux pays.
Après vérification, l'entreprise dit avoir conclu que sa «participation minoritaire indirecte» dans Total «ne contrevenait pas à son énoncé de responsabilité sociale, ni à la politique du gouvernement canadien relative au Myanmar [nom donné à la Birmanie par la junte militaire au pouvoir]».
Power ajoute qu'elle se conforme aux mesures adoptées en décembre par Ottawa et qu'à ses yeux, Total respecte les politiques correspondantes du gouvernement français et de l'Union européenne. L'entreprise recommande donc à ses actionnaires de voter contre la proposition de The Ethical Funds.
Power rappelle que par le biais du Groupe Bruxelles Lambert, elle ne détient en propre qu'environ un tiers de 1 % (0,003 %) du capital-actions de Total.
The Ethical Funds fait toutefois remarquer que le cochef de la direction de Power, Paul Desmarais Jr., siège au conseil d'administration de Total depuis 2002.
MEDAC
Power Corporation prône également le rejet des huit propositions mises de l'avant par le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) d'Yves Michaud, y compris celle visant à encourager l'actionnariat à long terme.
Dans la circulaire, les dirigeants de Power reconnaissent qu'ils sont d'accord avec l'objectif de cette dernière proposition. Il y a près d'un an, M. Desmarais avait d'ailleurs suggéré que le Canada s'inspire de la France, où les investisseurs peuvent être récompensés, au moyen d'une exemption d'impôt ou de droits de vote additionnels, s'ils conservent pendant au moins cinq ans les actions d'une entreprise.
Pour justifier son opposition à la proposition du MEDAC, Power soutient que celle-ci n'est pas applicable dans le cadre législatif actuel, qui préconise le traitement égal de chaque actionnaire. Selon l'entreprise, les dividendes qu'elle verse et le rendement à long terme qu'elle procure incite les actionnaires à conserver leurs titres sur une longue période.
Rémunération
On apprend par ailleurs, dans la circulaire, que Paul Desmarais Jr et son frère André, lui aussi cochef de la direction de Power, ont chacun touché en 2007 un salaire de base de 961 000 $, auquel s'est ajouté une prime de 2,5 millions et un montant de plus de 550 000 $ pour leur présence aux différents conseils d'administration du conglomérat et de ses filiales, sans compter les options d'achat d'actions, dont la valeur a frôlé à elle seule les 10 millions.
Pour chacun des deux cochefs de la direction, il s'agit d'une augmentation globale de plus de 1,3 million par rapport à 2006.
Le titre de Power Corporation a clôturé hier à 34,28 $, en hausse de 2,5 %, à la Bourse de Toronto.
Dans la circulaire de procuration rendue publique mardi en vue de l'assemblée annuelle des actionnaires, le 10 mai, Power répond à la proposition présentée en décembre par The Ethical Funds, une firme de fonds communs de placement de Vancouver.
Dans sa résolution, The Ethical Funds demande au conglomérat montréalais de justifier sa participation dans Total d'ici la fin octobre. On y rappelle que dans son «énoncé de responsabilité sociale», adopté en 2006, Power s'engage à agir «en accord avec les buts qui sont à la base de la Déclaration universelle des droits de l'homme».
On souligne aussi que le gouvernement fédéral a imposé, en décembre, un interdit total sur tout nouvel investissement canadien en Birmanie et sur les échanges commerciaux entre les deux pays.
Après vérification, l'entreprise dit avoir conclu que sa «participation minoritaire indirecte» dans Total «ne contrevenait pas à son énoncé de responsabilité sociale, ni à la politique du gouvernement canadien relative au Myanmar [nom donné à la Birmanie par la junte militaire au pouvoir]».
Power ajoute qu'elle se conforme aux mesures adoptées en décembre par Ottawa et qu'à ses yeux, Total respecte les politiques correspondantes du gouvernement français et de l'Union européenne. L'entreprise recommande donc à ses actionnaires de voter contre la proposition de The Ethical Funds.
Power rappelle que par le biais du Groupe Bruxelles Lambert, elle ne détient en propre qu'environ un tiers de 1 % (0,003 %) du capital-actions de Total.
The Ethical Funds fait toutefois remarquer que le cochef de la direction de Power, Paul Desmarais Jr., siège au conseil d'administration de Total depuis 2002.
MEDAC
Power Corporation prône également le rejet des huit propositions mises de l'avant par le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) d'Yves Michaud, y compris celle visant à encourager l'actionnariat à long terme.
Dans la circulaire, les dirigeants de Power reconnaissent qu'ils sont d'accord avec l'objectif de cette dernière proposition. Il y a près d'un an, M. Desmarais avait d'ailleurs suggéré que le Canada s'inspire de la France, où les investisseurs peuvent être récompensés, au moyen d'une exemption d'impôt ou de droits de vote additionnels, s'ils conservent pendant au moins cinq ans les actions d'une entreprise.
Pour justifier son opposition à la proposition du MEDAC, Power soutient que celle-ci n'est pas applicable dans le cadre législatif actuel, qui préconise le traitement égal de chaque actionnaire. Selon l'entreprise, les dividendes qu'elle verse et le rendement à long terme qu'elle procure incite les actionnaires à conserver leurs titres sur une longue période.
Rémunération
On apprend par ailleurs, dans la circulaire, que Paul Desmarais Jr et son frère André, lui aussi cochef de la direction de Power, ont chacun touché en 2007 un salaire de base de 961 000 $, auquel s'est ajouté une prime de 2,5 millions et un montant de plus de 550 000 $ pour leur présence aux différents conseils d'administration du conglomérat et de ses filiales, sans compter les options d'achat d'actions, dont la valeur a frôlé à elle seule les 10 millions.
Pour chacun des deux cochefs de la direction, il s'agit d'une augmentation globale de plus de 1,3 million par rapport à 2006.
Le titre de Power Corporation a clôturé hier à 34,28 $, en hausse de 2,5 %, à la Bourse de Toronto.
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