Une deuxième offre de rachat de PCAA à l'horizon
Les quelque 300 personnes qui ont acheté du papier commercial chez Credential Securities — et qui n'y ont pas accès — recevront à leur tour une offre de rachat au cours des prochains jours, ont-ils appris hier lors d'une conférence téléphonique.
L'avocat torontois Purdy Crawford, qui coordonne les efforts pour résoudre la crise du papier commercial, a indiqué hier que les clients de Credential pourraient fort bien recevoir une proposition semblable à celle que Canaccord Capital a envoyée à 1400 clients la semaine dernière.
«Nous saluons la mesure annoncée par Canaccord pour résoudre les préoccupations d'investisseurs individuels, et nous encourageons les autres sociétés qui ont vendu du papier commercial à emboîter le pas», a dit M. Crawford, dont la conférence fait suite à une tournée pancanadienne auprès des petits investisseurs il y a deux semaines.
«Je devrais dire que Credential travaille sur une proposition semblable, et nous sommes raisonnablement optimistes quant à l'hypothèse que ça sera annoncé dans les prochains jours», a-t-il ajouté.
Prié de commenter cette pré-annonce, Credential Securities, qui agit comme courtier pour 135 caisses d'épargne des provinces de l'Ouest et de l'Ontario, s'est limitée à une phrase. «Credential Securities continue de travailler fort afin de trouver une solution pour nos clients qui ont été touchés par la crise du PCAA», a dit dans un courriel le président par intérim, Bob Hague.
Le papier commercial adossé à des créances, aussi appelé PCAA, est un titre de 30 ou 60 jours dont le rendement est généré par des intérêts de cartes de crédit, des voitures de location, des prêts hypothécaires, etc. Il était très populaire parmi les fonds communs liés au marché monétaire.
Au mois d'août 2007, toutefois, les grands établissements ont craint que le PCAA ne soit trop dépendant du secteur hypothécaire américain. Du jour au lendemain, le marché du PCAA s'est immobilisé, pour une valeur totale d'environ 32 milliards. Depuis, un comité appuyé par des grands établissements, dont la Caisse de dépôt et placement qui en détient 13,2 milliards, a préparé un plan de rechange pour transformer le PCAA — dont on ignore la valeur, car il ne se négocie plus — en obligations à plus long terme afin de redémarrer les négociations. Ce comité, qui a mis en place une formule très précise pour déterminer qui obtiendrait quoi, est présidé par M. Crawford.
Vote crucial
Ce plan sera soumis à un vote très important le 25 avril prochain. Environ 2000 individus et sociétés sont admissibles: les 1400 clients de Canaccord, les quelque 300 clients de Credential et une centaine de d'établissements financiers et de sociétés, dont la Caisse, le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et plusieurs autres.
L'ensemble des 1800 petits investisseurs détiennent environ 300 millions au total, comparativement à plus de 30 milliards pour les 100 établissements.
Pour tenir compte de la diversité d'investisseurs, le résultat du vote devra traduire une double majorité. D'abord, il devra au moins 50 % des investisseurs. De plus, il devra représenter l'appui des détenteurs d'au moins 66,6 % du papier commercial en cause, donc 21 des 32 milliards.
Si le plan est approuvé, les détenteurs de papier commercial devront renoncer à toute possibilité de poursuite auprès des établissements qui leur avaient vendu le PCAA. Si le plan est rejeté, tout le monde retourne à la case départ, un scénario qui donne des maux de tête aux institutions dont le portefeuille contient des centaines de millions en papier commercial, comme la Caisse de dépôt.
Les petits investisseurs, qui se font entendre publiquement depuis quelques semaines, ont l'impression que les grands n'ont pas tenu compte de leurs préoccupations au fil des mois. Leur vote n'était pas acquis, mais l'offre de Canaccord, et peut-être celle de Credential, pourrait les mettre à l'aise quant à l'hypothèse d'un remboursement rapide et donc assurer le succès de l'opération.
La conférence téléphonique hier a une fois de plus permis de mesurer l'inquiétude qui paralyse certains investisseurs. «Pourrais-je savoir quelle part de mon investissement initial je vais pouvoir récupérer?», a demandé l'un d'eux. Le comité refuse généralement de répondre à ce genre de question, mais essaie de rassurer les investisseurs. D'autres avaient des questions si pointues que le langage utilisé était tout simplement inaccessible au commun des mortels.
Un autre investisseur s'est demandé hier ce qu'il fallait penser du fait que le comité Crawford, qui compte 18 membres, comprend cinq personnes du monde des caisses d'épargne. Il a déploré que les caisses prennent autant de temps à régler «ce qui se passe dans leurs propres bureaux».
«Laissez-moi vous dire d'emblée que le comité vous a entendu très clairement», a dit M. Crawford en guise d'introduction hier lors de cette conférence qui s'adressait uniquement aux investisseurs. Les médias pouvaient écouter, sans poser de questions toutefois.
«Le plan de restructuration est compliqué, et je dois reconnaître la complexité de nos présentations à travers le Canada», a poursuivi M. Crawford. «Notre objectif était d'aider les détenteurs, et nous travaillons sur du nouveau matériel pour simplifier la présentation et expliquer les options disponibles.» Ce matériel sera sur le site de Ernst & Young bientôt, a-t-il dit.
L'avocat torontois Purdy Crawford, qui coordonne les efforts pour résoudre la crise du papier commercial, a indiqué hier que les clients de Credential pourraient fort bien recevoir une proposition semblable à celle que Canaccord Capital a envoyée à 1400 clients la semaine dernière.
«Nous saluons la mesure annoncée par Canaccord pour résoudre les préoccupations d'investisseurs individuels, et nous encourageons les autres sociétés qui ont vendu du papier commercial à emboîter le pas», a dit M. Crawford, dont la conférence fait suite à une tournée pancanadienne auprès des petits investisseurs il y a deux semaines.
«Je devrais dire que Credential travaille sur une proposition semblable, et nous sommes raisonnablement optimistes quant à l'hypothèse que ça sera annoncé dans les prochains jours», a-t-il ajouté.
Prié de commenter cette pré-annonce, Credential Securities, qui agit comme courtier pour 135 caisses d'épargne des provinces de l'Ouest et de l'Ontario, s'est limitée à une phrase. «Credential Securities continue de travailler fort afin de trouver une solution pour nos clients qui ont été touchés par la crise du PCAA», a dit dans un courriel le président par intérim, Bob Hague.
Le papier commercial adossé à des créances, aussi appelé PCAA, est un titre de 30 ou 60 jours dont le rendement est généré par des intérêts de cartes de crédit, des voitures de location, des prêts hypothécaires, etc. Il était très populaire parmi les fonds communs liés au marché monétaire.
Au mois d'août 2007, toutefois, les grands établissements ont craint que le PCAA ne soit trop dépendant du secteur hypothécaire américain. Du jour au lendemain, le marché du PCAA s'est immobilisé, pour une valeur totale d'environ 32 milliards. Depuis, un comité appuyé par des grands établissements, dont la Caisse de dépôt et placement qui en détient 13,2 milliards, a préparé un plan de rechange pour transformer le PCAA — dont on ignore la valeur, car il ne se négocie plus — en obligations à plus long terme afin de redémarrer les négociations. Ce comité, qui a mis en place une formule très précise pour déterminer qui obtiendrait quoi, est présidé par M. Crawford.
Vote crucial
Ce plan sera soumis à un vote très important le 25 avril prochain. Environ 2000 individus et sociétés sont admissibles: les 1400 clients de Canaccord, les quelque 300 clients de Credential et une centaine de d'établissements financiers et de sociétés, dont la Caisse, le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale et plusieurs autres.
L'ensemble des 1800 petits investisseurs détiennent environ 300 millions au total, comparativement à plus de 30 milliards pour les 100 établissements.
Pour tenir compte de la diversité d'investisseurs, le résultat du vote devra traduire une double majorité. D'abord, il devra au moins 50 % des investisseurs. De plus, il devra représenter l'appui des détenteurs d'au moins 66,6 % du papier commercial en cause, donc 21 des 32 milliards.
Si le plan est approuvé, les détenteurs de papier commercial devront renoncer à toute possibilité de poursuite auprès des établissements qui leur avaient vendu le PCAA. Si le plan est rejeté, tout le monde retourne à la case départ, un scénario qui donne des maux de tête aux institutions dont le portefeuille contient des centaines de millions en papier commercial, comme la Caisse de dépôt.
Les petits investisseurs, qui se font entendre publiquement depuis quelques semaines, ont l'impression que les grands n'ont pas tenu compte de leurs préoccupations au fil des mois. Leur vote n'était pas acquis, mais l'offre de Canaccord, et peut-être celle de Credential, pourrait les mettre à l'aise quant à l'hypothèse d'un remboursement rapide et donc assurer le succès de l'opération.
La conférence téléphonique hier a une fois de plus permis de mesurer l'inquiétude qui paralyse certains investisseurs. «Pourrais-je savoir quelle part de mon investissement initial je vais pouvoir récupérer?», a demandé l'un d'eux. Le comité refuse généralement de répondre à ce genre de question, mais essaie de rassurer les investisseurs. D'autres avaient des questions si pointues que le langage utilisé était tout simplement inaccessible au commun des mortels.
Un autre investisseur s'est demandé hier ce qu'il fallait penser du fait que le comité Crawford, qui compte 18 membres, comprend cinq personnes du monde des caisses d'épargne. Il a déploré que les caisses prennent autant de temps à régler «ce qui se passe dans leurs propres bureaux».
«Laissez-moi vous dire d'emblée que le comité vous a entendu très clairement», a dit M. Crawford en guise d'introduction hier lors de cette conférence qui s'adressait uniquement aux investisseurs. Les médias pouvaient écouter, sans poser de questions toutefois.
«Le plan de restructuration est compliqué, et je dois reconnaître la complexité de nos présentations à travers le Canada», a poursuivi M. Crawford. «Notre objectif était d'aider les détenteurs, et nous travaillons sur du nouveau matériel pour simplifier la présentation et expliquer les options disponibles.» Ce matériel sera sur le site de Ernst & Young bientôt, a-t-il dit.
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