L'imposition d'une taxe sur le carbone aiderait le secteur manufacturier
Toronto — L'imposition d'une taxe sur le carbone sur les importations de la Chine et d'autres pays émergents pourrait avoir pour effet de ramener les emplois du secteur manufacturier en Amérique du Nord, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.
Le rapport publié hier fait valoir que les économies de la Chine et de l'Inde, notamment, ont pris tant d'expansion que ces pays émettent maintenant plus de gaz à effet de serre (GES) que les pays industrialisés. Selon l'économiste de la CIBC Jeff Rubin, il devient «vraiment absurde que l'on bannisse les usines de charbon en Amérique du Nord au moment où la Chine s'apprête à en mettre 570 en marche d'ici 2012, dont 30 d'ici les Jeux olympiques».
Alors que certains pays industrialisés adoptent un marché du carbone et diverses mesures pour réduire leurs émissions, la CIBC croit que l'augmentation de la pollution dans les pays émergents pénalisera leurs exportations.
Selon Jeff Rubin, une taxe sur les importations de ces pays émergents pourrait favoriser le retour de certains emplois en Amérique du Nord, surtout si la taxe sur le carbone et le prix élevé du pétrole en viennent à compenser les bénéfices de la main d'oeuvre à bas prix. «Le jour où le Canada imposerait une taxe sur les produits chinois, plusieurs industries rentreraient au bercail», a fait valoir M. Rubin lors d'un entretien.
La production de minéraux non métalliques — comme le ciment, le verre et le calcium —, ainsi que l'imprimerie, les métaux de première fusion et la machinerie pourraient être appelés à un tel réalignement en Amérique du Nord, selon la CIBC.
L'économiste de la CIBC croit que la taxe, basée sur un tarif équivalent à 45 $ par tonne de gaz carbonique, hausserait d'environ 55 milliards par année le prix des exportations de la Chine aux États-Unis, et gonflerait de plus de 0,6 % l'inflation du prix à la consommation.
Plusieurs acteurs estiment qu'étant donné que les nations industrialisées sont responsables au premier chef de l'augmentation historique des émissions de gaz à effet de serre, elles devraient assumer le gros de l'effort de réduction, une vue inscrite dans le Protocole de Kyoto en 1997.
Mais ce point de vue est en train de changer, selon Jeff Rubin. «Je crois qu'à la minute où on commencera à mettre un prix sur nos propres émissions, notre tolérance envers ceux qui ne font pas d'efforts va fondre, a-t-il dit. On tiendra alors à ce que tous les pays jouent selon les mêmes règles.»
La Colombie-Britannique est la seule province à avoir introduit, le mois dernier, une taxe sur le carbone aux consommateurs. Le Québec a présenté l'an dernier une forme de taxe sur le carbone visant les entreprises pétrolières et gazières.
Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a déclaré au début du mois qu'une taxe sur le carbone ne figurait pas dans les plans du gouvernement.
Le rapport publié hier fait valoir que les économies de la Chine et de l'Inde, notamment, ont pris tant d'expansion que ces pays émettent maintenant plus de gaz à effet de serre (GES) que les pays industrialisés. Selon l'économiste de la CIBC Jeff Rubin, il devient «vraiment absurde que l'on bannisse les usines de charbon en Amérique du Nord au moment où la Chine s'apprête à en mettre 570 en marche d'ici 2012, dont 30 d'ici les Jeux olympiques».
Alors que certains pays industrialisés adoptent un marché du carbone et diverses mesures pour réduire leurs émissions, la CIBC croit que l'augmentation de la pollution dans les pays émergents pénalisera leurs exportations.
Selon Jeff Rubin, une taxe sur les importations de ces pays émergents pourrait favoriser le retour de certains emplois en Amérique du Nord, surtout si la taxe sur le carbone et le prix élevé du pétrole en viennent à compenser les bénéfices de la main d'oeuvre à bas prix. «Le jour où le Canada imposerait une taxe sur les produits chinois, plusieurs industries rentreraient au bercail», a fait valoir M. Rubin lors d'un entretien.
La production de minéraux non métalliques — comme le ciment, le verre et le calcium —, ainsi que l'imprimerie, les métaux de première fusion et la machinerie pourraient être appelés à un tel réalignement en Amérique du Nord, selon la CIBC.
L'économiste de la CIBC croit que la taxe, basée sur un tarif équivalent à 45 $ par tonne de gaz carbonique, hausserait d'environ 55 milliards par année le prix des exportations de la Chine aux États-Unis, et gonflerait de plus de 0,6 % l'inflation du prix à la consommation.
Plusieurs acteurs estiment qu'étant donné que les nations industrialisées sont responsables au premier chef de l'augmentation historique des émissions de gaz à effet de serre, elles devraient assumer le gros de l'effort de réduction, une vue inscrite dans le Protocole de Kyoto en 1997.
Mais ce point de vue est en train de changer, selon Jeff Rubin. «Je crois qu'à la minute où on commencera à mettre un prix sur nos propres émissions, notre tolérance envers ceux qui ne font pas d'efforts va fondre, a-t-il dit. On tiendra alors à ce que tous les pays jouent selon les mêmes règles.»
La Colombie-Britannique est la seule province à avoir introduit, le mois dernier, une taxe sur le carbone aux consommateurs. Le Québec a présenté l'an dernier une forme de taxe sur le carbone visant les entreprises pétrolières et gazières.
Le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a déclaré au début du mois qu'une taxe sur le carbone ne figurait pas dans les plans du gouvernement.
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