La Bourse de Toronto enregistre une troisième séance haussière consécutive
Toronto — La Bourse de Toronto a connu hier une troisième séance haussière consécutive, grâce à la bonne performance des titres financiers et des matières premières.
L'indice S&P/TSX a bondi de 302,50 points à 13 222,22, tous les secteurs enregistrant des gains à l'exception de celui de la santé. Cette performance survient au lendemain du gain de 244 points réalisé lundi.
Les investisseurs ont aussi été encouragés par la bonne performance des ventes au détail au Canada. Statistique Canada a révélé que les ventes ont progressé pour un troisième mois consécutif en janvier, avançant de 1,5 % à 35,8 milliards. Même en faisant abstraction des ventes de voitures, les ventes au détail étaient en hausse de 1,3 %. «Cette performance robuste démontre que le consommateur canadien se portait bien au début de l'année, contrairement au début pénible qu'ont connu les dépenses aux États-Unis, a observé l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter. La combinaison de réduction de taxes et de baisse des prix sont des facteurs importants, mais la principale source de dynamisme est la robustesse continue du marché de l'emploi au Canada, qui est maintenant bien appuyé par une hausse des salaires.»
Aux États-Unis, les marchés ont connu une journée disparate, les données révélant une autre dégringolade du prix des maisons et de la confiance des consommateurs ayant incité certains investisseurs à empocher leurs profits après deux journées de gains solides.
À New York, l'indice Dow Jones a glissé de 16,04 points, à 12 532,6, pendant que le Nasdaq prenait 14,3 points à 2341,05 et que l'indice S&P 500 s'adjugeait 3,11 points à 1352,99.
Le prix du baril de pétrole a augmenté de 36 ¢US, à 101,22 $ US, et celui de l'once d'or 16,30 $US à 935 $US.
L'indice Standard & Poor's/Case-Shiller a révélé que le prix des maisons a plongé de 11,4 % en janvier aux États-Unis, la chute la plus importante depuis que S&P a commencé à compiler cet indice en 1987. De son côté, l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board a atteint 64,5 en mars, son niveau le plus bas des cinq dernières années, une performance nettement inférieure à celle attendue par les économistes.
«Les attentes des consommateurs envers les conditions économiques, le marché du travail et leurs perspectives de revenus sont très pessimistes et laissent croire qu'un nouveau fléchissement se profile possiblement à l'horizon», a estimé la directrice des recherches de l'organisme, Lynn Franco.
À Toronto, le secteur financier s'est apprécié de 1,2 %, après avoir pris 1,7 % la semaine dernière et 2,7 % dans la seule journée de lundi, les investisseurs se tournant de nouveau vers les titres financiers après les avoir évités pendant des semaines en raison de la crise hypothécaire aux États-Unis. «Je ne pense pas que nous soyons nécessairement sortis du bois et nous avons connu certains faux départs dans le secteur financier, a toutefois prévenu l'analyste Gary Aitken, de la firme Bissett Investment Management. Le secteur [financier] était tellement faible la semaine dernière que nous étions probablement dus pour un rebond quelconque.»
États-Unis au ralenti
Du côté de la conjoncture américaine, «les chiffres économiques publiés aujourd'hui évoquent une économie qui ralentit» et cela a pesé sur le marché, qui a marqué le pas après deux séances de fort rebond, a expliqué Al Goldman, analyste d'AG Edwards. Il fait référence à la confiance des consommateurs américains, qui a continué de chuter en mars au niveau le plus bas en cinq ans, au moment du début de la guerre en Irak. «Mais ce qui est encore plus dérangeant est que leur pessimisme sur l'avenir a atteint un niveau jamais vu en 35 ans», a pointé Peter Cardillo, analyste d'Avalon Partners, car cela «devrait peser sur leurs dépenses», alors même que la consommation est le moteur principal de la croissance aux États-Unis.
Quant à la chute du prix des logements, «ce n'est pas vraiment surprenant», a relativisé Owen Fitzpatrick, analyste de la Deutsche Bank, en relevant que le secteur immobilier, dont la crise est à l'origine des difficultés de l'économie américaine, n'a guère montré de signe tangible de rétablissement.
Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 3,49 %, contre 3,52 % lundi soir, et celui à 30 ans à 4,3 %, contre 4,31 %.
L'indice S&P/TSX a bondi de 302,50 points à 13 222,22, tous les secteurs enregistrant des gains à l'exception de celui de la santé. Cette performance survient au lendemain du gain de 244 points réalisé lundi.
Les investisseurs ont aussi été encouragés par la bonne performance des ventes au détail au Canada. Statistique Canada a révélé que les ventes ont progressé pour un troisième mois consécutif en janvier, avançant de 1,5 % à 35,8 milliards. Même en faisant abstraction des ventes de voitures, les ventes au détail étaient en hausse de 1,3 %. «Cette performance robuste démontre que le consommateur canadien se portait bien au début de l'année, contrairement au début pénible qu'ont connu les dépenses aux États-Unis, a observé l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter. La combinaison de réduction de taxes et de baisse des prix sont des facteurs importants, mais la principale source de dynamisme est la robustesse continue du marché de l'emploi au Canada, qui est maintenant bien appuyé par une hausse des salaires.»
Aux États-Unis, les marchés ont connu une journée disparate, les données révélant une autre dégringolade du prix des maisons et de la confiance des consommateurs ayant incité certains investisseurs à empocher leurs profits après deux journées de gains solides.
À New York, l'indice Dow Jones a glissé de 16,04 points, à 12 532,6, pendant que le Nasdaq prenait 14,3 points à 2341,05 et que l'indice S&P 500 s'adjugeait 3,11 points à 1352,99.
Le prix du baril de pétrole a augmenté de 36 ¢US, à 101,22 $ US, et celui de l'once d'or 16,30 $US à 935 $US.
L'indice Standard & Poor's/Case-Shiller a révélé que le prix des maisons a plongé de 11,4 % en janvier aux États-Unis, la chute la plus importante depuis que S&P a commencé à compiler cet indice en 1987. De son côté, l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board a atteint 64,5 en mars, son niveau le plus bas des cinq dernières années, une performance nettement inférieure à celle attendue par les économistes.
«Les attentes des consommateurs envers les conditions économiques, le marché du travail et leurs perspectives de revenus sont très pessimistes et laissent croire qu'un nouveau fléchissement se profile possiblement à l'horizon», a estimé la directrice des recherches de l'organisme, Lynn Franco.
À Toronto, le secteur financier s'est apprécié de 1,2 %, après avoir pris 1,7 % la semaine dernière et 2,7 % dans la seule journée de lundi, les investisseurs se tournant de nouveau vers les titres financiers après les avoir évités pendant des semaines en raison de la crise hypothécaire aux États-Unis. «Je ne pense pas que nous soyons nécessairement sortis du bois et nous avons connu certains faux départs dans le secteur financier, a toutefois prévenu l'analyste Gary Aitken, de la firme Bissett Investment Management. Le secteur [financier] était tellement faible la semaine dernière que nous étions probablement dus pour un rebond quelconque.»
États-Unis au ralenti
Du côté de la conjoncture américaine, «les chiffres économiques publiés aujourd'hui évoquent une économie qui ralentit» et cela a pesé sur le marché, qui a marqué le pas après deux séances de fort rebond, a expliqué Al Goldman, analyste d'AG Edwards. Il fait référence à la confiance des consommateurs américains, qui a continué de chuter en mars au niveau le plus bas en cinq ans, au moment du début de la guerre en Irak. «Mais ce qui est encore plus dérangeant est que leur pessimisme sur l'avenir a atteint un niveau jamais vu en 35 ans», a pointé Peter Cardillo, analyste d'Avalon Partners, car cela «devrait peser sur leurs dépenses», alors même que la consommation est le moteur principal de la croissance aux États-Unis.
Quant à la chute du prix des logements, «ce n'est pas vraiment surprenant», a relativisé Owen Fitzpatrick, analyste de la Deutsche Bank, en relevant que le secteur immobilier, dont la crise est à l'origine des difficultés de l'économie américaine, n'a guère montré de signe tangible de rétablissement.
Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 3,49 %, contre 3,52 % lundi soir, et celui à 30 ans à 4,3 %, contre 4,31 %.
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