Couche-Tard va acquérir plus de 200 magasins
Alimentation Couche-Tard en est aux dernières étapes d'une transaction visant l'acquisition de plus de 200 magasins, vraisemblablement aux États-Unis.
C'est ce qu'a indiqué hier le président et chef de la direction de la chaîne de dépanneurs et de stations d'essence, Alain Bouchard, au cours de la téléconférence avec les analystes portant sur les résultats du troisième trimestre. «Nous avons signé des accords de confidentialité et si les choses se déroulent comme nous le pensons, nous serons probablement capables de finaliser ces acquisitions avant la fin de cette année», a déclaré M. Bouchard.
L'exercice de Couche-Tard se termine à la fin avril, ce qui laisse deux mois à l'entreprise pour conclure ces transactions. Le grand patron a toutefois précisé que leur clôture effective pourrait ne survenir qu'au début du prochain exercice.
Au début du présent exercice, Couche-Tard avait annoncé son intention d'acquérir 250 magasins pendant l'année. Jusqu'ici, l'entreprise n'a acheté que 28 magasins Sterling, en Ohio, plus 18 indépendants.
En novembre dernier, le chef de la direction financière de l'entreprise lavalloise, Richard Fortin, s'était montré intéressé par certains dépanneurs mis en vente par le géant européen BP aux États-Unis.
Dans une note, l'analyste Sara O'Brien, de RBC Marchés des capitaux, a dit s'attendre à une hausse du cours de Couche-Tard lors de l'annonce d'acquisitions.
Résultats
Même s'il favorise, en principe, les acquisitions, le ralentissement économique américain continue de nuire aux résultats du détaillant.
Au troisième trimestre, terminé le 3 février, Couche-Tard a déclaré un bénéfice net de 50,5 millions $US (24 ¢US par action), en hausse de 15,6 % par rapport aux 43,7 millions $US (21 ¢US par action) dégagés pendant la même période de l'année dernière. Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient, en moyenne, sur un bénéfice par action de 25 ¢US.
Il faut noter qu'il y a un an, Couche-Tard avait enregistré une lourse perte fiscale. En excluant cet élément inhabituel, les profits nets de l'entreprise auraient chuté de 7,1 % au troisième trimestre 2008. De plus, en neutralisant l'augmentation significative de la marge nette sur le carburant, qui a été propulsée par la hausse des prix du pétrole, le bénéfice net aurait reculé de 15,6 %.
Les acquisitions majeures bouclées en 2006-07 ont néanmoins donné un coup de pouce à Couche-Tard. Au troisième trimestre, elles ont ajouté 5,9 millions $US au bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA). Quant au chiffre d'affaires, il a bondi de 31,2 % pour atteindre 4,6 milliards $US.
«Compte tenu du climat économique plus difficile qui prévaut dans certaines régions des États-Unis et qui affecte à la baisse tant les ventes de marchandises et d'essence en volume que les marges, nous sommes satisfaits des résultats réalisés», a déclaré Alain Bouchard.
Aux États-Unis, le volume de carburant vendu par magasin comparable a baissé de 1 %, alors qu'il a crû de 5,3 % au Canada, grâce notamment à la vigueur économique des provinces de l'Ouest.
Pour maintenir son achalandage et attirer de nouveaux clients, Couche-Tard a dû continuer de multiplier les promotions dans ses magasins américains, ce qui a nui aux marges bénéficiaires. M. Bouchard a réitéré qu'il préférait «sacrifier» ses marges pour gagner de nouveaux clients. Il ne croit cependant pas que l'entreprise les abaissera davantage à brève échéance.
Au Canada, la croissance des ventes par magasin comparable s'est limitée à 1,6 % à cause, selon Couche-Tard, des conditions météorologiques et de l'accroissement de la contrebande de cigarettes. «L'expérience passée nous a démontré que Couche-Tard pouvait tirer son épingle du jeu dans des périodes économiques défavorables, entre autres au niveau des acquisitions profitables, et nous comptons bien continuer dans la même voie encore cette fois-ci», a affirmé Alain Bouchard.
Le conseil d'administration de Couche-Tard a déclaré hier un dividende de 3,5 ¢ par action, payable le 4 avril aux actionnaires inscrits le 25 mars.
Le titre de Couche-Tard a clôturé hier à 14,95 $, en baisse de 1,8 %, à la Bourse de Toronto.
C'est ce qu'a indiqué hier le président et chef de la direction de la chaîne de dépanneurs et de stations d'essence, Alain Bouchard, au cours de la téléconférence avec les analystes portant sur les résultats du troisième trimestre. «Nous avons signé des accords de confidentialité et si les choses se déroulent comme nous le pensons, nous serons probablement capables de finaliser ces acquisitions avant la fin de cette année», a déclaré M. Bouchard.
L'exercice de Couche-Tard se termine à la fin avril, ce qui laisse deux mois à l'entreprise pour conclure ces transactions. Le grand patron a toutefois précisé que leur clôture effective pourrait ne survenir qu'au début du prochain exercice.
Au début du présent exercice, Couche-Tard avait annoncé son intention d'acquérir 250 magasins pendant l'année. Jusqu'ici, l'entreprise n'a acheté que 28 magasins Sterling, en Ohio, plus 18 indépendants.
En novembre dernier, le chef de la direction financière de l'entreprise lavalloise, Richard Fortin, s'était montré intéressé par certains dépanneurs mis en vente par le géant européen BP aux États-Unis.
Dans une note, l'analyste Sara O'Brien, de RBC Marchés des capitaux, a dit s'attendre à une hausse du cours de Couche-Tard lors de l'annonce d'acquisitions.
Résultats
Même s'il favorise, en principe, les acquisitions, le ralentissement économique américain continue de nuire aux résultats du détaillant.
Au troisième trimestre, terminé le 3 février, Couche-Tard a déclaré un bénéfice net de 50,5 millions $US (24 ¢US par action), en hausse de 15,6 % par rapport aux 43,7 millions $US (21 ¢US par action) dégagés pendant la même période de l'année dernière. Les analystes sondés par Thomson Financial tablaient, en moyenne, sur un bénéfice par action de 25 ¢US.
Il faut noter qu'il y a un an, Couche-Tard avait enregistré une lourse perte fiscale. En excluant cet élément inhabituel, les profits nets de l'entreprise auraient chuté de 7,1 % au troisième trimestre 2008. De plus, en neutralisant l'augmentation significative de la marge nette sur le carburant, qui a été propulsée par la hausse des prix du pétrole, le bénéfice net aurait reculé de 15,6 %.
Les acquisitions majeures bouclées en 2006-07 ont néanmoins donné un coup de pouce à Couche-Tard. Au troisième trimestre, elles ont ajouté 5,9 millions $US au bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA). Quant au chiffre d'affaires, il a bondi de 31,2 % pour atteindre 4,6 milliards $US.
«Compte tenu du climat économique plus difficile qui prévaut dans certaines régions des États-Unis et qui affecte à la baisse tant les ventes de marchandises et d'essence en volume que les marges, nous sommes satisfaits des résultats réalisés», a déclaré Alain Bouchard.
Aux États-Unis, le volume de carburant vendu par magasin comparable a baissé de 1 %, alors qu'il a crû de 5,3 % au Canada, grâce notamment à la vigueur économique des provinces de l'Ouest.
Pour maintenir son achalandage et attirer de nouveaux clients, Couche-Tard a dû continuer de multiplier les promotions dans ses magasins américains, ce qui a nui aux marges bénéficiaires. M. Bouchard a réitéré qu'il préférait «sacrifier» ses marges pour gagner de nouveaux clients. Il ne croit cependant pas que l'entreprise les abaissera davantage à brève échéance.
Au Canada, la croissance des ventes par magasin comparable s'est limitée à 1,6 % à cause, selon Couche-Tard, des conditions météorologiques et de l'accroissement de la contrebande de cigarettes. «L'expérience passée nous a démontré que Couche-Tard pouvait tirer son épingle du jeu dans des périodes économiques défavorables, entre autres au niveau des acquisitions profitables, et nous comptons bien continuer dans la même voie encore cette fois-ci», a affirmé Alain Bouchard.
Le conseil d'administration de Couche-Tard a déclaré hier un dividende de 3,5 ¢ par action, payable le 4 avril aux actionnaires inscrits le 25 mars.
Le titre de Couche-Tard a clôturé hier à 14,95 $, en baisse de 1,8 %, à la Bourse de Toronto.
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