Le prix du brut défonce les 105 $US
«La tendance du marché va probablement rester vers le haut»
7 mars 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de light sweet crude pour livraison en avril a clôturé en hausse de 95 ¢ à 105,47 $, un nouveau record de clôture.
New York — Les cours du pétrole ont poursuivi leur envolée hier à New York, terminant pour la première fois au-delà du seuil de 105 $ le baril, après avoir frôlé les 106 $ et réalisé un nouveau record absolu.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en avril a clôturé en hausse de 95 ¢ à 105,47 $, un nouveau record de clôture effaçant celui de la veille (104,52 $).
Lors des échanges électroniques ayant précédé la séance, les cours de l'or noir ont reçu une nouvelle impulsion hier et ont grimpé jusqu'à 105,97 $ le baril, un nouveau record absolu.
À Londres, le pétrole Brent a suivi la même tendance, atteignant le prix jamais vu jusqu'à présent de 102,95 $ le baril. Il a également réalisé un record de clôture en finissant pour la première fois au-delà de 102 $. Sur la séance, il a gagné 95 ¢ pour terminer à 102,61 $.
La veille déjà, les prix de l'or noir avaient fait un bond soudain d'environ cinq dollars, sous l'effet conjugué d'un statu quo de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur son quota de production et surtout d'une baisse surprise des réserves américaines de brut, de 3,1 millions de barils la semaine dernière.
«Pendant la nuit, le marché a pu recevoir un coup de fouet supplémentaire après une petite explosion à Times Square à New York», a indiqué John Kilduff, analyste de MF Global.
Cette explosion d'origine criminelle, près d'un centre de recrutement militaire, n'a pas fait de blessé mais a pu accroître la nervosité des opérateurs.
Le billet vert et l'euro
Par ailleurs, l'appréciation du prix du baril de pétrole s'est poursuivie au fur et à mesure que le dollar, monnaie dans laquelle est vendu le brut, s'est enfoncé face à l'euro.
Le billet vert est tombé jusqu'à 1,5378 $ pour un euro, un plus bas jamais vu depuis le lancement de la monnaie unique européenne en 1999. Cet effondrement continu de la devise américaine renforce le pouvoir d'achat des investisseurs détenteurs d'autres devises, mais fait aussi des marchés de matières premières des alternatives pour des placements profitables.
«Les investisseurs semblent croire que le pétrole est un "actif" alternatif, ayant la capacité de protéger leur portefeuille contre le marché boursier instable, une perte du pouvoir d'achat et un ralentissement économique mondial», a expliqué Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.
Dans ce contexte, selon M. Kilduff, cette envolée du prix de l'or noir devrait se poursuivre. «Il ne fait guère de doutes que, techniquement, le marché a fait l'objet d'achats excessifs et qu'il évolue bien au-dessus de ses fondamentaux», a-t-il souligné. Mais «à moins que le dollar ne parvienne à se reprendre fortement, que le flux d'achats spéculatifs se tarisse, que les tensions géopolitiques se calment ou qu'il y ait de menaces d'un ralentissement économique plus marqué, la tendance du marché va probablement rester vers le haut», a jugé l'analyste.
M. Melek a toutefois noté qu'une «période de demande saisonnière en pétrole plus basse approche», avec la fin de l'hiver, ce qui pourrait commencer à peser sur les cours.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en avril a clôturé en hausse de 95 ¢ à 105,47 $, un nouveau record de clôture effaçant celui de la veille (104,52 $).
Lors des échanges électroniques ayant précédé la séance, les cours de l'or noir ont reçu une nouvelle impulsion hier et ont grimpé jusqu'à 105,97 $ le baril, un nouveau record absolu.
À Londres, le pétrole Brent a suivi la même tendance, atteignant le prix jamais vu jusqu'à présent de 102,95 $ le baril. Il a également réalisé un record de clôture en finissant pour la première fois au-delà de 102 $. Sur la séance, il a gagné 95 ¢ pour terminer à 102,61 $.
La veille déjà, les prix de l'or noir avaient fait un bond soudain d'environ cinq dollars, sous l'effet conjugué d'un statu quo de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur son quota de production et surtout d'une baisse surprise des réserves américaines de brut, de 3,1 millions de barils la semaine dernière.
«Pendant la nuit, le marché a pu recevoir un coup de fouet supplémentaire après une petite explosion à Times Square à New York», a indiqué John Kilduff, analyste de MF Global.
Cette explosion d'origine criminelle, près d'un centre de recrutement militaire, n'a pas fait de blessé mais a pu accroître la nervosité des opérateurs.
Le billet vert et l'euro
Par ailleurs, l'appréciation du prix du baril de pétrole s'est poursuivie au fur et à mesure que le dollar, monnaie dans laquelle est vendu le brut, s'est enfoncé face à l'euro.
Le billet vert est tombé jusqu'à 1,5378 $ pour un euro, un plus bas jamais vu depuis le lancement de la monnaie unique européenne en 1999. Cet effondrement continu de la devise américaine renforce le pouvoir d'achat des investisseurs détenteurs d'autres devises, mais fait aussi des marchés de matières premières des alternatives pour des placements profitables.
«Les investisseurs semblent croire que le pétrole est un "actif" alternatif, ayant la capacité de protéger leur portefeuille contre le marché boursier instable, une perte du pouvoir d'achat et un ralentissement économique mondial», a expliqué Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.
Dans ce contexte, selon M. Kilduff, cette envolée du prix de l'or noir devrait se poursuivre. «Il ne fait guère de doutes que, techniquement, le marché a fait l'objet d'achats excessifs et qu'il évolue bien au-dessus de ses fondamentaux», a-t-il souligné. Mais «à moins que le dollar ne parvienne à se reprendre fortement, que le flux d'achats spéculatifs se tarisse, que les tensions géopolitiques se calment ou qu'il y ait de menaces d'un ralentissement économique plus marqué, la tendance du marché va probablement rester vers le haut», a jugé l'analyste.
M. Melek a toutefois noté qu'une «période de demande saisonnière en pétrole plus basse approche», avec la fin de l'hiver, ce qui pourrait commencer à peser sur les cours.
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