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Le Fonds FTQ voit des occasions d'affaires

Le Québec regorge d'entreprises qui ont besoin de financement et qui présentent des perspectives intéressantes, selon Yvon Bolduc

Le Fonds FTQ n'atteint peut-être pas la norme exigeant que 60 % de son actif moyen soit investi dans des entreprises québécoises, mais le Québec regorge d'entreprises qui ont besoin de financement et qui présentent des perspectives intéressantes, a indiqué hier son p.-d.g., Yvon Bolduc.

Lors d'un entretien après un discours portant sur «trois mythes» qui entourent le Fonds FTQ, M. Bolduc a nié hier que son organisation éprouve de la difficulté à trouver des occasions dans des entreprises d'ici, avec les centaines de millions que génère la campagne REER année après année.

«Dire qu'on ne sait plus où investir, ce n'est pas vrai. L'an dernier, on a eu une année record, avec 668 millions en investissements, et l'année précédente, on a fait 640 millions, a dit M. Bolduc. On trouve des occasions d'investissement, des occasions intéressantes.»

Au 31 mai 2007, 55,5 % de l'actif net moyen du Fonds FTQ se trouvait dans des entreprises québécoises admissibles pour l'atteinte des 60 %. Cette cible est difficile à atteindre, et l'incapacité du Fonds de satisfaire à la norme entraînerait normalement une pénalité sur les sommes que peut récolter le Fonds auprès du public investisseur.

L'automne dernier, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a cependant offert un allégement qui fait en sorte que le Fonds FTQ a pu augmenter son plafond. «Nous étions trop serrés avec cette règle de 60 %», avait dit Henri Massé, qui était à l'époque président du conseil d'administration du Fonds FTQ.

La situation est complexe car, non seulement le Fonds FTQ doit investir dans des entreprises québécoises, mais tout désinvestissement dans une entreprise le force à réinvestir l'argent ailleurs tout en respectant les règles. Toutefois, dans le rapport annuel pour l'exercice terminé le 31 mai 2007, on peut lire que «le Fonds ne prévoit pas atteindre la norme de 60 % au 31 mai 2008 mais en vise l'atteinte à moyen terme».

Pour l'année 2008, a dit M. Bolduc, un des principaux défis concerne les entreprises exportatrices.

«Il faut les aider à traverser cette période-là, qui est un peu plus difficile, a-t-il dit. Avec le dollar canadien, le ralentissement économique américain et toute la question de la crise de confiance financière, quand on combine tout ça, ça entraîne de la volatilité, de l'incertitude.»

Dans son discours, que M. Bolduc a déjà donné ailleurs, il déboulonne les mythes voulant que le Fonds FTQ est «trop gros», qu'il est «dans les pattes du privé» et qu'il coûte cher aux gouvernements en raison des avantages fiscaux qu'il procure au public investisseur.

Par ailleurs, M. Bolduc a lu avec intérêt le récent rapport Secor, qui cible un problème de financement dans le pré-démarrage des entreprises, mais il n'est pas convaincu qu'il faille bousculer les choses. «C'est certain qu'on peut toujours faire mieux, mais je pense qu'il y a encore un diagnostic, une analyse à faire, et ce, de manière plus détaillée.»
 
 
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