Crédit Suisse voit son portefeuille fondre
20 février 2008
Actualités économiques
Zurich — La banque helvétique Crédit Suisse, qui semblait jusqu'à présent avoir plutôt bien résisté à la crise des subprimes, a dû se résoudre hier à effacer pour près de trois milliards $US d'actifs et a suspendu plusieurs de ses courtiers accusés d'erreurs de gestion.
Cette annonce «est très décevante pour Crédit Suisse qui venait tout juste de publier la semaine dernière ses résultats 2007 en se vantant de son succès face à d'autres banques», a estimé l'analyste Peter Thorne, dans une note de la banque suisse Helvea. La publication d'une nouvelle dépréciation «démontrerait qu'ils [Crédit Suisse] sont simplement mauvais» dans l'appréciation de leur exposition, a-t-il ajouté.
La deuxième banque suisse a précisé que son résultat net allait être entamé d'un milliard $US tout en assurant qu'elle resterait bénéficiaire au premier trimestre.
Cette annonce a pris de court les observateurs. Elle intervient en effet juste une semaine après la publication des résultats annuels de la banque qui avaient fait ressortir un bénéfice net en hausse de 3 % à 8,55 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros). Une plutôt bonne performance alors que sa rivale UBS annonçait une perte nette historique de 4,38 milliards de francs suisses.
Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes et des journalistes financiers, le directeur général de Crédit Suisse, Brady Dougan, a assuré qu'il n'était «pas au courant» de ces dépréciations d'actifs au moment de la présentation des résultats du groupe. «La plus grande partie» des pertes a été découverte dans le courant de la semaine, à l'occasion de différentes procédures de vérifications internes et sont dues «aux mouvements du marché au cours du premier trimestre», a-t-il indiqué. «Le problème est toujours en train d'être examiné», a-t-il précisé.
La banque a par ailleurs fait état d'erreurs dans la fixation des prix des actifs de son activité de crédits structurés. Elle a annoncé avoir suspendu «une poignée» d'opérateurs jusqu'à la fin de l'enquête interne. M. Dougan a refusé de donner un chiffre précis, se limitant à dire qu'il s'agissait d'un «petit nombre d'opérateurs».
Interrogé sur d'éventuelles similitudes avec l'affaire de la Société Générale, le patron de Crédit Suisse a affirmé que l'enquête interne n'avait pas montré de différences entre les positions réelles et celles qui étaient inscrites dans les livres de comptes. «Toutes les positions sont claires», a-t-il assuré. «Il s'agit plutôt d'une mauvaise évaluation en raison de fautes lors de la mise à jour des cotes de valeurs.» La banque française Société Générale avait annoncé avoir perdu 4,9 milliards d'euros en janvier en raison d'opérations non autorisées du courtier Jérôme Kerviel.
Brady Dougan a précisé que les pertes annoncées étaient seulement «indicatives» et qu'elles pourraient évoluer en fonction de l'évolution des marchés.
En raison de la crise financière, un certain nombre de marchés ou segments de marchés fonctionnent mal ou pas du tout, notamment ceux cotant des titres adossés au marché immobilier américain. Les banques sont donc dans certains cas amenées à utiliser leurs propres modèles de valorisation pour évaluer la valeur de portefeuille.
Cette annonce «est très décevante pour Crédit Suisse qui venait tout juste de publier la semaine dernière ses résultats 2007 en se vantant de son succès face à d'autres banques», a estimé l'analyste Peter Thorne, dans une note de la banque suisse Helvea. La publication d'une nouvelle dépréciation «démontrerait qu'ils [Crédit Suisse] sont simplement mauvais» dans l'appréciation de leur exposition, a-t-il ajouté.
La deuxième banque suisse a précisé que son résultat net allait être entamé d'un milliard $US tout en assurant qu'elle resterait bénéficiaire au premier trimestre.
Cette annonce a pris de court les observateurs. Elle intervient en effet juste une semaine après la publication des résultats annuels de la banque qui avaient fait ressortir un bénéfice net en hausse de 3 % à 8,55 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros). Une plutôt bonne performance alors que sa rivale UBS annonçait une perte nette historique de 4,38 milliards de francs suisses.
Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes et des journalistes financiers, le directeur général de Crédit Suisse, Brady Dougan, a assuré qu'il n'était «pas au courant» de ces dépréciations d'actifs au moment de la présentation des résultats du groupe. «La plus grande partie» des pertes a été découverte dans le courant de la semaine, à l'occasion de différentes procédures de vérifications internes et sont dues «aux mouvements du marché au cours du premier trimestre», a-t-il indiqué. «Le problème est toujours en train d'être examiné», a-t-il précisé.
La banque a par ailleurs fait état d'erreurs dans la fixation des prix des actifs de son activité de crédits structurés. Elle a annoncé avoir suspendu «une poignée» d'opérateurs jusqu'à la fin de l'enquête interne. M. Dougan a refusé de donner un chiffre précis, se limitant à dire qu'il s'agissait d'un «petit nombre d'opérateurs».
Interrogé sur d'éventuelles similitudes avec l'affaire de la Société Générale, le patron de Crédit Suisse a affirmé que l'enquête interne n'avait pas montré de différences entre les positions réelles et celles qui étaient inscrites dans les livres de comptes. «Toutes les positions sont claires», a-t-il assuré. «Il s'agit plutôt d'une mauvaise évaluation en raison de fautes lors de la mise à jour des cotes de valeurs.» La banque française Société Générale avait annoncé avoir perdu 4,9 milliards d'euros en janvier en raison d'opérations non autorisées du courtier Jérôme Kerviel.
Brady Dougan a précisé que les pertes annoncées étaient seulement «indicatives» et qu'elles pourraient évoluer en fonction de l'évolution des marchés.
En raison de la crise financière, un certain nombre de marchés ou segments de marchés fonctionnent mal ou pas du tout, notamment ceux cotant des titres adossés au marché immobilier américain. Les banques sont donc dans certains cas amenées à utiliser leurs propres modèles de valorisation pour évaluer la valeur de portefeuille.
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