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Société Générale - Une enquête était en cours depuis septembre

19 février 2008  Actualités économiques
Paris — La filiale de courtage de la Société Générale, la Fimat, aurait commencé dès septembre 2007 à enquêter sur des opérations effectuées par l'un de ses courtiers pour le compte de Jérôme Kerviel, le trader mis en cause par la banque française, selon le Financial Times (FT) d'hier.

C'est ce même courtier qui a été entendu comme témoin assisté début février dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier après la révélation par la Société Générale de pertes de près de 5 milliards d'euros, attribuées à des falsifications de son courtier Jérôme Kerviel.

Le courtier est soupçonné d'avoir eu connaissance des agissements de M. Kerviel. «Un cadre de la Fimat a débuté fin septembre une enquête portant sur des transactions réalisées pour Jérôme Kerviel par un employé, après avoir été alerté par des volumes très élevés» transitant par lui, explique le quotidien britannique des affaires.

La Fimat se serait interrogée sur des commissions versées à son courtier «pour au moins quatre transactions effectuées pour M. Kerviel sur les marchés au comptant».

L'enquête était toujours en cours lorsque l'affaire de la Société Générale a éclaté, explique le FT, soulignant toutefois que cette enquête portait sur des transactions sur les marchés au comptant alors que l'affaire révélée en janvier concernait les marchés à terme.

Jérôme Kerviel, soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la Société Générale, a passé une partie de ses ordres d'achats et de ventes via la société de courtage Fimat, devenue Newedge depuis sa fusion en janvier avec la filiale de courtage de Calyon.

La Société Générale a annoncé la semaine dernière un vaste plan visant à améliorer ses procédures de contrôle interne.

Dans une interview au FT, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, évoque «l'addition probable de petites erreurs commises à différents niveaux de responsabilité dans la réponse aux avertissements du système de contrôle interne».

«La plus grosse surprise pour moi est que cela ait pu se produire en dépit de toutes les procédures de contrôle interne existantes», dit aussi M. Noyer. «J'attends de voir pourquoi, à chaque fois, les petites lumières qui auraient dû s'allumer ne l'ont pas fait», ajoute-t-il.
 
 
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