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Perspectives - Souveraineté-alimentation

Parmi les nombreuses qualités du rapport de 272 pages, dévoilé la semaine dernière, par la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois présidée par Jean Pronovost, il y a l'honnêteté et la clarté. «De nombreux participants aux audiences publiques de la Commission ont plaidé en faveur de l'adoption du concept de souveraineté alimentaire comme élément central devant guider l'élaboration de la future politique agricole», y ont noté les trois commissaires. «Cependant, la portée de ce concept, les attentes à cet égard et l'étendue de ce que le Québec pourrait faire diffèrent considérablement selon les interlocuteurs», ont-ils constaté.
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  • Serge Bernier
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    lundi 18 février 2008 13h26
    La souveraineté alimentaire ... des consommateurs
    La seule souveraineté alimentaire qui compte, c'est celle des consommateurs qui sont parfaitement capables de choisir les produits qu'ils veulent et les commerces où ils veulent se les procurer. Les consommateurs ne sont pas des imbéciles. Ils sont parfaitement capables d'évaluer la fraîcheur des produits. Si les épiceries s'approvisionnent à l'étranger, c'est parce que les consommateurs sont satisfaits de la qualité des produits offerts aux prix demandés.

    Il y a bien une niche pour les aliments produits localement mais cette demande est limitée et ne répond pas aux besoins de la majorité. Les sondages à ce sujet n'ont aucune valeur car le seul sondage qui compte, c'est celui à la caisse enregistreuse.

    La souveraineté alimentaire, telle que prônée généralement, est plutôt un autre moyen avancé pour arnaquer les consommateurs et les obliger à subventionner certains producteurs incapables de concurrencer ceux qui répondent mieux à leurs besoins.

    C'est complètement inacceptable que les citoyens québécois se voient imposer un fardeau fiscal de un milliard de dollars par année pour subventionner l'agriculture. Il n'y aucune raison pour payer des telles sommes astronomiques pour maintenir le mode de vie de producteurs non concurrentiels qui ne répondent pas aux besoins des citoyens.

    Comme le Québec fait de plus en plus face à une pénurie de main-d'oeuvre, le gouvernement devrait cesser de subventionner les agriculteurs et ceux-ci devraient réorienter leurs carrières vers les secteurs d'activités où l'on a besoin de travailleurs. En remplacement des subventions aux secteurs non concurrentiels, le gouvernement devrait plutôt investir dans la formation de la main-d'oeuvre afin de permettre à ces travailleurs de se trouver de l'emploi dans les secteurs en demande.

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