Domtar ne craint pas la réforme Béchard
Photo : Jacques Nadeau
Le président de Domtar, Raymond Royer, a bon espoir que l’entreprise affiche de bons résultats en 2008.
La papetière Domtar ne craint pas de souffrir de la réforme forestière annoncée jeudi par le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.
En vertu des changements proposés, les entreprises qui détiennent actuellement des permis de coupe, comme Domtar, devront en remettre une partie au gouvernement. Québec offrira ensuite ces permis aux plus offrants dans le cadre d'enchères ouvertes à tous les producteurs.
«L'annonce qui a été faite doit entrer en vigueur dans environ cinq ans, alors que mon but est de régler la question de la coupe du bois cette année. Je ne suis donc pas trop préoccupé par cette annonce», a déclaré hier le président et chef de la direction de Domtar, Raymond Royer, lors d'une téléconférence avec les analystes financiers.
M. Royer faisait référence à l'intention de Domtar de se départir de ses scieries au Québec et en Ontario d'ici la fin de 2008. L'année dernière, l'entreprise montréalaise avait conclu un accord de vente de 285 millions avec une firme nouvellement créée, Conifex, mais le projet a échoué lorsque M. Béchard a retiré à Domtar une partie de ses permis de coupe de bois, une décision récemment confirmée par la Cour supérieure.
Et même si Domtar devait conserver ses scieries jusqu'en 2013, il n'est pas certain que le système d'enchères la défavoriserait. En effet, plusieurs observateurs font remarquer que les grandes entreprises comme Domtar seraient mieux placées que les petites pour acquérir des permis de coupe dont le prix serait gonflé par une forte demande.
À moyen terme, c'est la décision de Québec de retirer des permis de coupe à Domtar qui pourrait avoir le plus grand impact sur la vente de ses scieries.
«Il va falloir que Domtar révise les paramètres d'une vente», a déclaré Pierre Lacroix, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, au cours d'un entretien téléphonique. «Tout se vend, mais c'est sûr que là, les paramètres sont un peu différents, a-t-il ajouté. Disons que ça pourrait compliquer un peu les choses, mais ça dépend à combien ils veulent laisser aller les scieries.»
Quoi qu'il en soit, Domtar entend réduire ses coûts dans la production de bois au cours des prochains mois. Pendant l'année 2007, l'entreprise a enregistré une perte d'exploitation de 63 millions $US dans ce secteur, dont 26 millions $US au quatrième trimestre. Conifex demeure intéressé par les scieries de Domtar, a déjà indiqué son président, Ken Shields.
Résultats
Domtar a annoncé hier une perte nette de 26 millions $US (5 ¢US par action) pour l'ensemble de ses activités au quatrième trimestre, comparativement à un bénéfice net de 102 millions $US (36 ¢US par action) un an plus tôt.
Les ventes ont atteint 1,65 milliard $US durant le dernier trimestre 2007, alors qu'elles s'étaient chiffrées à 873 millions $US il y a un an.
Domtar Corporation est une nouvelle entreprise qui a commencé ses activités en mars 2007 à la suite de la fusion du secteur des papiers fins du géant américain Weyerhaeuser avec les activités de Domtar. Ainsi, les résultats du quatrième trimestre 2007 sont les résultats de la nouvelle entité, alors que ceux du quatrième trimestre 2006 ne comprennent que les chiffres du secteur des papiers fins de Weyerhaeuser.
Pour des fins de comparaison, l'entreprise a rappelé hier les résultats de son troisième trimestre 2007 qui, comme ceux du quatrième trimestre, reflètent la nouvelle structure.
Au troisième trimestre, Domtar avait inscrit un bénéfice net de 36 millions $US (7 ¢US par action) sur des ventes de 1,66 milliard $US.
Au quatrième trimestre, Domtar a souffert de la hausse sans précédent du dollar canadien face à la devise américaine et des tensions qui continuent de s'exercer sur les coûts de la fibre, des produits chimiques et de l'énergie, a indiqué hier Raymond Royer.
Il a toutefois ajouté que la société a bénéficié d'un meilleur équilibre entre l'offre et la demande au sein de son réseau, d'une réduction des temps d'arrêt par manque de commandes, d'une meilleure synchronisation entre la production de papier et les livraisons, ainsi que du dynamisme des prix au cours de cette période de l'année habituellement plus calme.
Les réductions de capacité effectuées au cours des derniers mois feront en sorte que les arrêts de production se feront plus rares en 2008, malgré un ralentissement économique, ont précisé hier les dirigeants de Domtar.
Au quatrième trimestre, Domtar a inscrit une charge de 96 millions $US liée à la baisse de valeur de l'écart d'acquisition et des terrains, bâtiments et matériel, sans quoi l'entreprise aurait déclaré un bénéfice net de 29 millions $US (6 ¢US par action). La force du dollar canadien a retranché 2 ¢US au bénéfice par action.
En 2008, M. Royer a bon espoir que Domtar affiche de bons résultats, y compris des flux de trésorerie de près de 500 millions $US. L'entreprise envisage même d'utiliser une partie de cet argent pour verser un dividende à ses actionnaires plus tard cette année.
L'analyste Benoit Laprade, de Scotia Capitaux, partage cet optimisme et entrevoit une croissance «significative» du bénéfice par action en 2008 et en 2009.
Le titre de Domtar a reculé de 5,8 % hier pour clôturer à 7,26 $, à la Bourse de Toronto.
En vertu des changements proposés, les entreprises qui détiennent actuellement des permis de coupe, comme Domtar, devront en remettre une partie au gouvernement. Québec offrira ensuite ces permis aux plus offrants dans le cadre d'enchères ouvertes à tous les producteurs.
«L'annonce qui a été faite doit entrer en vigueur dans environ cinq ans, alors que mon but est de régler la question de la coupe du bois cette année. Je ne suis donc pas trop préoccupé par cette annonce», a déclaré hier le président et chef de la direction de Domtar, Raymond Royer, lors d'une téléconférence avec les analystes financiers.
M. Royer faisait référence à l'intention de Domtar de se départir de ses scieries au Québec et en Ontario d'ici la fin de 2008. L'année dernière, l'entreprise montréalaise avait conclu un accord de vente de 285 millions avec une firme nouvellement créée, Conifex, mais le projet a échoué lorsque M. Béchard a retiré à Domtar une partie de ses permis de coupe de bois, une décision récemment confirmée par la Cour supérieure.
Et même si Domtar devait conserver ses scieries jusqu'en 2013, il n'est pas certain que le système d'enchères la défavoriserait. En effet, plusieurs observateurs font remarquer que les grandes entreprises comme Domtar seraient mieux placées que les petites pour acquérir des permis de coupe dont le prix serait gonflé par une forte demande.
À moyen terme, c'est la décision de Québec de retirer des permis de coupe à Domtar qui pourrait avoir le plus grand impact sur la vente de ses scieries.
«Il va falloir que Domtar révise les paramètres d'une vente», a déclaré Pierre Lacroix, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, au cours d'un entretien téléphonique. «Tout se vend, mais c'est sûr que là, les paramètres sont un peu différents, a-t-il ajouté. Disons que ça pourrait compliquer un peu les choses, mais ça dépend à combien ils veulent laisser aller les scieries.»
Quoi qu'il en soit, Domtar entend réduire ses coûts dans la production de bois au cours des prochains mois. Pendant l'année 2007, l'entreprise a enregistré une perte d'exploitation de 63 millions $US dans ce secteur, dont 26 millions $US au quatrième trimestre. Conifex demeure intéressé par les scieries de Domtar, a déjà indiqué son président, Ken Shields.
Résultats
Domtar a annoncé hier une perte nette de 26 millions $US (5 ¢US par action) pour l'ensemble de ses activités au quatrième trimestre, comparativement à un bénéfice net de 102 millions $US (36 ¢US par action) un an plus tôt.
Les ventes ont atteint 1,65 milliard $US durant le dernier trimestre 2007, alors qu'elles s'étaient chiffrées à 873 millions $US il y a un an.
Domtar Corporation est une nouvelle entreprise qui a commencé ses activités en mars 2007 à la suite de la fusion du secteur des papiers fins du géant américain Weyerhaeuser avec les activités de Domtar. Ainsi, les résultats du quatrième trimestre 2007 sont les résultats de la nouvelle entité, alors que ceux du quatrième trimestre 2006 ne comprennent que les chiffres du secteur des papiers fins de Weyerhaeuser.
Pour des fins de comparaison, l'entreprise a rappelé hier les résultats de son troisième trimestre 2007 qui, comme ceux du quatrième trimestre, reflètent la nouvelle structure.
Au troisième trimestre, Domtar avait inscrit un bénéfice net de 36 millions $US (7 ¢US par action) sur des ventes de 1,66 milliard $US.
Au quatrième trimestre, Domtar a souffert de la hausse sans précédent du dollar canadien face à la devise américaine et des tensions qui continuent de s'exercer sur les coûts de la fibre, des produits chimiques et de l'énergie, a indiqué hier Raymond Royer.
Il a toutefois ajouté que la société a bénéficié d'un meilleur équilibre entre l'offre et la demande au sein de son réseau, d'une réduction des temps d'arrêt par manque de commandes, d'une meilleure synchronisation entre la production de papier et les livraisons, ainsi que du dynamisme des prix au cours de cette période de l'année habituellement plus calme.
Les réductions de capacité effectuées au cours des derniers mois feront en sorte que les arrêts de production se feront plus rares en 2008, malgré un ralentissement économique, ont précisé hier les dirigeants de Domtar.
Au quatrième trimestre, Domtar a inscrit une charge de 96 millions $US liée à la baisse de valeur de l'écart d'acquisition et des terrains, bâtiments et matériel, sans quoi l'entreprise aurait déclaré un bénéfice net de 29 millions $US (6 ¢US par action). La force du dollar canadien a retranché 2 ¢US au bénéfice par action.
En 2008, M. Royer a bon espoir que Domtar affiche de bons résultats, y compris des flux de trésorerie de près de 500 millions $US. L'entreprise envisage même d'utiliser une partie de cet argent pour verser un dividende à ses actionnaires plus tard cette année.
L'analyste Benoit Laprade, de Scotia Capitaux, partage cet optimisme et entrevoit une croissance «significative» du bénéfice par action en 2008 et en 2009.
Le titre de Domtar a reculé de 5,8 % hier pour clôturer à 7,26 $, à la Bourse de Toronto.
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