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Pour Desjardins, la hausse du dollar est une occasion d'affaires

Le président de la Caisse centrale Desjardins, Jean-Guy Langelier, fait un parallèle entre les appréhensions causées par l’augmentation de la valeur du dollar canadien et celles qui avaient précédé la signature du traité de libre-échange avec
Photo : Agence Reuters
Le président de la Caisse centrale Desjardins, Jean-Guy Langelier, fait un parallèle entre les appréhensions causées par l’augmentation de la valeur du dollar canadien et celles qui avaient précédé la signature du traité de libre-échange avec
Les entreprises québécoises ne doivent pas voir l'appréciation du dollar canadien comme une menace, mais plutôt comme une occasion d'affaires, a soutenu mardi le président et chef de l'exploitation de la Caisse centrale Desjardins, Jean-Guy Langelier.

Dans une allocution prononcée à la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Langelier a reconnu que les secteurs manufacturier et forestier souffraient beaucoup du taux de change actuel, proche de la parité avec le dollar américain.

Le dirigeant estime toutefois que de façon générale, la force du dollar canadien place les entreprises d'ici «à égalité» avec leurs concurrents mondiaux et leur permet d'investir plus facilement dans de l'équipement, généralement facturé en dollars américains. «Si nous saisissons les occasions qu'elle nous présente, la force du dollar canadien est davantage une bonne affaire qu'un problème», a-t-il déclaré, en admettant tout de même que certaines entreprises devraient passer par de «douloureuses restructurations» pour profiter de la situation.

Le libre-échange

Libre-échange et dollar, même combat? Jean-Guy Langelier s'aventure même à faire un parallèle entre les appréhensions causées par l'augmentation de la valeur du dollar canadien et celles qui avaient précédé la signature du traité de libre-échange avec les États-Unis, à la fin des années 1980. Or, la plupart des observateurs sont aujourd'hui d'avis que la libéralisation du commerce avec les États-Unis, puis avec le Mexique, a grandement profité aux entreprises québécoises. «Beaucoup d'entre nous s'imaginaient mal comment survivre dans un environnement sans barrières tarifaires, a-t-il rappelé. Mais que serions-nous, aujourd'hui, si nous avions décidé de rester isolés du reste du marché mondial?»

Le président de la Caisse centrale Desjardins a par ailleurs réclamé l'accélération de l'élimination de la taxe québécoise sur le capital, l'assouplissement de la réglementation et la mise en place de conditions visant à attirer les capitaux étrangers au Canada.

M. Langelier fait partie des favoris dans la course à la succession du président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Alban D'Amours, dont l'issue sera connue le mois prochain.
 
 
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