La SEC et la justice américaine enquêtent sur la Société Générale
5 février 2008
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Un homme utilise un guichet automatique de la Société Générale à Paris. La banque a été victime d’une fraude de 4,9 milliards d’euros révélée le 24 janvier.
Washington — Le gendarme de la Bourse américaine (Security and Exchange Commission, SEC) et le département américain de la Justice ont ouvert des enquêtes liées au scandale de la Société Générale, affirmait le Wall Street Journal hier dans son édition en ligne.
La SEC enquête sur les ventes d'actions d'un des administrateurs de la Société Générale, Robert Day, et de deux fondations qui lui sont proches, affirme le quotidien en citant des sources proches du dossier.
Le procureur de Brooklyn a également ouvert une enquête pénale liée à la banque, selon le Wall Street Journal, qui dit ignorer quel est l'objet exact de cette enquête. Contactés, le département de la Justice et la SEC n'ont pas commenté ces informations.
L'enquête de la SEC se concentre surtout sur un éventuel délit d'initiés mais elle pourrait s'étendre si des preuves étaient découvertes, ajoute le quotidien.
Robert Day, membre du conseil d'administration de la banque victime d'une «fraude» de 4,9 milliards d'euros révélée le 24 janvier, a vendu le 9 janvier pour 85,745 millions d'euros d'actions qu'il possédait, au prix de 95,27 euros par action, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Par ailleurs, deux fondations auxquelles il est «lié» selon l'AMF, la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation, ont vendu respectivement le 10 janvier pour 8,63 millions d'euros et 959 066 euros d'actions.
«M. Day et les fondations caritatives de sa famille ont vendu des actions de la Société Générale en décembre et en janvier, qui était une fenêtre pendant laquelle de telles transactions étaient possibles aux termes de la politique de la Société Générale», a indiqué John Peksarsky, un porte-parole de l'administrateur cité par le Wall Street Journal. «Toutes les informations requises par le gouvernement été publiées. Aucune information interne n'a été utilisée de quelque manière que ce soit dans le cadre de ces transactions», a-t-il ajouté.
En France, l'association des petits porteurs actifs (APPAC) avait déposé une plainte contre X le 24 janvier auprès du procureur de Paris pour «diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres».
Le lundi suivant, l'avocat d'une centaine d'autres actionnaires de la Société Générale a déposé une plainte contre X auprès du procureur de Paris pour «manipulation de cours» et «délit d'initié».
De son côté, la Société Générale avait indiqué la semaine dernière que M. Day «n'était pas informé des pertes de trading» de Jérôme Kerviel avant la cession de ses actions.
La SEC enquête sur les ventes d'actions d'un des administrateurs de la Société Générale, Robert Day, et de deux fondations qui lui sont proches, affirme le quotidien en citant des sources proches du dossier.
Le procureur de Brooklyn a également ouvert une enquête pénale liée à la banque, selon le Wall Street Journal, qui dit ignorer quel est l'objet exact de cette enquête. Contactés, le département de la Justice et la SEC n'ont pas commenté ces informations.
L'enquête de la SEC se concentre surtout sur un éventuel délit d'initiés mais elle pourrait s'étendre si des preuves étaient découvertes, ajoute le quotidien.
Robert Day, membre du conseil d'administration de la banque victime d'une «fraude» de 4,9 milliards d'euros révélée le 24 janvier, a vendu le 9 janvier pour 85,745 millions d'euros d'actions qu'il possédait, au prix de 95,27 euros par action, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Par ailleurs, deux fondations auxquelles il est «lié» selon l'AMF, la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation, ont vendu respectivement le 10 janvier pour 8,63 millions d'euros et 959 066 euros d'actions.
«M. Day et les fondations caritatives de sa famille ont vendu des actions de la Société Générale en décembre et en janvier, qui était une fenêtre pendant laquelle de telles transactions étaient possibles aux termes de la politique de la Société Générale», a indiqué John Peksarsky, un porte-parole de l'administrateur cité par le Wall Street Journal. «Toutes les informations requises par le gouvernement été publiées. Aucune information interne n'a été utilisée de quelque manière que ce soit dans le cadre de ces transactions», a-t-il ajouté.
En France, l'association des petits porteurs actifs (APPAC) avait déposé une plainte contre X le 24 janvier auprès du procureur de Paris pour «diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres».
Le lundi suivant, l'avocat d'une centaine d'autres actionnaires de la Société Générale a déposé une plainte contre X auprès du procureur de Paris pour «manipulation de cours» et «délit d'initié».
De son côté, la Société Générale avait indiqué la semaine dernière que M. Day «n'était pas informé des pertes de trading» de Jérôme Kerviel avant la cession de ses actions.
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