jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 16h25


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Société Générale - Bouton reste en poste

31 janvier 2008  Actualités économiques
Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a estimé que «tous les contrôles permanents au sein de la Société Générale ne semblent pas avoir fonctionné comme ils auraient dû».
Photo : Agence Reuters
Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a estimé que «tous les contrôles permanents au sein de la Société Générale ne semblent pas avoir fonctionné comme ils auraient dû».
Paris — Le p.-d.g de la Société Générale Daniel Bouton, sur la sellette, a été finalement maintenu hier à son poste par la banque, qui a aussi créé un «comité spécial» pour gérer la crise née de la «fraude» d'un de ses courtiers, sur fond de rumeurs de plus en plus insistantes d'OPA.

Le conseil d'administration de la Société Générale, réuni hier matin, a renouvelé sa confiance «à l'unanimité» à M. Bouton, 57 ans, alors que plusieurs responsables politiques dont le président français Nicolas Sarkozy avaient suggéré, voire demandé son départ.

Le conseil a aussi décidé la création d'un «comité spécial» de trois personnes, dont n'est pas membre M. Bouton, pour gérer la crise, née de la révélation le 24 janvier de pertes colossales de la banque de près de 7 milliards d'euros, dont 4,82 milliards imputés aux opérations d'un courtier de 31 ans, Jérôme Kerviel. Ce comité, dont la mise en place peut apparaître comme une mise sous surveillance de M. Bouton, devra notamment s'assurer que «les causes et les montants des pertes de courtage annoncées ont bien été complètement identifiés».

Il doit également vérifier que «des mesures ont été — ou sont — mises en place pour éviter la survenance de nouveaux incidents de même nature» et que «l'information diffusée par la banque rend compte fidèlement des constatations des investigations», alors que les contrôles internes de la banque sont pointés du doigt. Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a estimé que «tous les contrôles permanents au sein de la Société Générale ne semblent pas avoir fonctionné comme ils auraient dû».

Daniel Bouton lui-même «reconnaît qu'il va falloir améliorer les contrôles», a indiqué un syndicaliste, Michel Origier, à la sortie d'un comité central d'entreprise, lors duquel les syndicats ont obtenu la nomination d'un «expert indépendant» chargé de se pencher sur les procédures de contrôles.

Rapprochement

La banque étant fragilisée, après avoir perdu la moitié de sa valeur boursière depuis mai 2007, l'hypothèse d'un rapprochement avec BNP Paribas pour faire échec à une OPA hostile d'une banque étrangère est revenue en force. Circulent notamment les noms des britanniques HSBC et Barclays, de l'espagnole Banco Santander et de la Deutsche Bank.

Le gouvernement français a réaffirmé hier qu'il entendait que la Société Générale reste française et que tout «adossement» de la banque devrait se faire «dans le cadre de l'intérêt de l'industrie bancaire française», semblant favoriser un rapprochement avec la BNP.

Une position qui a valu à la France une mise en garde de la Commission européenne, celle-ci ayant appelé hier à traiter de manière égalitaire les éventuels candidats à l'achat de la Société Générale.

L'annonce par BNP Paribas d'un profit record de 7,8 milliards d'euros en 2007, alors que dans le même temps beaucoup de ses concurrentes américaines et européennes, dont UBS, ont été durement atteintes par la crise du subprime, la fait apparaître comme plus forte que jamais face à sa rivale française de toujours, dont elle avait déjà tenté de s'emparer en 1999.

Selon un administrateur de la banque qui a requis l'anonymat, M. Bouton s'est dit prêt à «étudier» une offre amicale de rachat, même si ce n'est pas son option préférée. Un démenti officiel de la Société Générale a immédiatement suivi. Et Daniel Bouton a réaffirmé hier soir que la banque française pouvait rester indépendante, «puisque les capitaux sont là» et que malgré les pertes, la Société Générale était bénéficiaire.

Dans l'enquête judiciaire sur l'affaire, qui pour le moment, n'est pas étendue au délit d'initié comme le réclament des actionnaires, des membres de l'encadrement de Jérôme Kerviel, inculpé lundi notamment pour «abus de confiance», devraient prochainement être entendus. Une première perquisition, ordonnée par les magistrats, a été menée hier au domicile parisien du frère de Jérôme Kerviel par quatre policiers qui ont emporté des malettes et un sac d'ordinateur.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009