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Fusions bancaires: la Nationale garde toujours espoir

Le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon. Une éventuelle fusion de grandes banques de Toronto créerait «une bonne occasion d’expansion pour nous».
Photo : Jacques Nadeau
Le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon. Une éventuelle fusion de grandes banques de Toronto créerait «une bonne occasion d’expansion pour nous».
Même si le ministre des Finances, Jim Flaherty, a une fois de plus fermé la porte aux fusions bancaires, il y a une semaine et demie, le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon, n'a pas perdu espoir de les voir se concrétiser un jour.

À l'occasion d'une présentation devant les analystes et les investisseurs institutionnels, à Toronto, M. Vachon a affirmé que dans la foulée de la crise des hypothèques à risque, qui a secoué les banques partout dans le monde, il s'attend à une nouvelle «phase de consolidation» dans le secteur.

Et il n'exclut pas que cette vague atteigne le Canada d'ici «trois à cinq ans».

Si tel était le cas, le grand patron de la Nationale a tenu à rappeler qu'une éventuelle fusion de grandes banques de Toronto créerait «une bonne occasion d'expansion pour nous».

En cas de fusion de deux de ses concurrents, la Banque Nationale tenterait de mettre la main sur des blocs de succursales dont la nouvelle entité devrait se départir en vertu de la législation fédérale sur la concurrence, a précisé Louis Vachon.

Il y a deux semaines, les grandes banques ont relancé leur campagne visant à persuader Ottawa de permettre les fusions dans leur industrie. Jusqu'ici, les conservateurs ont refusé de modifier une position prise en 1998 par les libéraux.

M. Vachon a par ailleurs réitéré l'intention de la Banque d'acquérir des firmes indépendantes de gestion de patrimoine. Dans le contexte de la crise immobilière américaine, l'institution envisage en outre de reprendre des portefeuilles de prêts ou de cartes de crédit non performants au sud de la frontière par le biais de Credigy, une firme acquise l'année dernière.

Le titre de la Nationale a reculé de 1,6 % pour clôturer à 49,28 $ hier, à la Bourse de Toronto.






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