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La Cour suprême des Bahamas ordonne la liquidation d'un fonds de Triglobal

La Cour suprême des Bahamas vient d'ordonner la liquidation du fonds Ivest, au coeur du scandale impliquant Gestion de capital Triglobal.

Deux des fonds proposés par la firme de services financiers de Montréal, Ivest et Focus, sont incapables de rembourser des dizaines de millions de dollars à des investisseurs québécois, qui y ont placé entre 10 000 et 350 000 $ chacun, entre 1997 et 2007.

En collaboration avec la Commission des valeurs mobilières des Bahamas, l'Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) a obtenu, vendredi dernier, la liquidation du fonds Ivest de la part de la Cour suprême du pays des Caraïbes.

L'AMF a par ailleurs obtenu, jeudi dernier, de nouvelles ordonnances d'interdiction et de blocage à l'encontre d'entreprises à numéro de Thémistoklis Papadopoulos et Mario Bright, les deux actionnaires de Triglobal.

Les autorités ont notamment découvert que l'une de ces sociétés à numéro s'apprêterait à vendre un immeuble de Montréal valant trois millions de dollars, tandis que deux autres de ces entreprises encaisseraient plusieurs centaines de milliers de dollars.

Il reste à voir si ces transactions sont reliées aux fonds Focus et Ivest.

Une chose est sûre, l'une des sociétés du tandem Papadopoulos-Bright, Gestion PNB, a déboursé en décembre près de 900 000 $, résultant de la vente d'un autre immeuble, «dans le but de payer des investisseurs au détriment de d'autres», peut-on lire dans des documents juridiques rendus publics hier.

«Il a été démontré que Papadopoulos essaie de divertir des actifs de Triglobal par l'entremise» de sociétés à numéro, soutient l'AMF dans ces documents.

«Sans la nomination d'un administrateur provisoire immédiatement, il est à craindre que Papadopoulos divertisse des actifs ou s'approprie des biens qui pourraient servir à rembourser les investisseurs québécois qui ont investi dans les fonds Focus et Ivest», écrit l'Autorité des marchés financiers.

Le Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières a approuvé la requête de l'organisme réglementaire et Québec a nommé le syndic Jean Robillard, de la firme Raymond Chabot, comme administrateur provisoire de plusieurs sociétés de MM. Papadopoulos et Bright. M. Robillard jouait déjà le même rôle pour Triglobal.

Le syndic a entamé des procédures de faillite pour Triglobal. Les activités de Triglobal épargnées par le scandale (courtage de fonds communs) ont été rachetées par Promutuel Capital, de Québec, la semaine dernière.

Aucune accusation pénale ou criminelle n'a encore été déposée dans cette affaire.






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