Recapitalisation - Tembec rejette la proposition de Jolina
Un nuage plane au-dessus du plan de recapitalisation de la forestière Tembec, maintenant qu'elle a rejeté l'offre de refinancement présentée par un groupe privé contrôlé par Emanuele (Lino) Saputo, qui détient une participation d'environ 19,35 % dans la société.
Cette «proposition non exécutoire et non sollicitée» présentée par Jolina Capital «ne pourrait raisonnablement mener à une opération plus favorable pour Tembec et ses parties prenantes [...] que l'opération de recapitalisation proposée par Tembec et annoncée le 19 décembre», a indiqué Tembec par voie de communiqué, hier. Tembec ajoute avoir approché Jolina pour discuter de la situation, mais «Jolina et ses conseillers ont décidé de ne pas participer à cette rencontre».
L'entreprise forestière, qui compte quelque 8000 employés, indique que des porteurs qui détiennent des billets d'une valeur globale d'environ 774 millions $US (soit environ 65 % des billets en circulation) ont conclu des conventions de soutien et se sont engagés à voter en faveur de son plan de recapitalisation, qui verrait une dette de 1,2 milliard $US être convertie en actions et en vertu duquel elle réaliserait un nouvel emprunt de 250 à 300 millions $US, ce qui réduirait ses frais d'intérêt de 67 millions par année. Les détenteurs de billets et les actionnaires doivent se prononcer le 22 février sur les intentions de la compagnie, qui devront, pour être adoptées, recevoir l'appui des deux tiers de chaque groupe.
Même si la participation de M. Saputo n'est pas suffisamment importante pour lui permettre de saborder le plan de recapitalisation, il pourrait avoir obtenu l'appui d'autres actionnaires insatisfaits. «La compagnie demeure très confiante d'obtenir toutes les autorisations nécessaires pour lui permettre d'aller de l'avant», a dit en entrevue John Valley, le vice-président exécutif aux affaires corporatives de Tembec.
L'analyste Mark Bishop, de Marchés des capitaux RBC, explique quant à lui que Tembec a renvoyé la balle à Jolina, en l'invitant à faire connaître les détails de sa proposition aux parties prenantes par le biais d'une annonce publique. Il serait toutefois surpris de voir M. Saputo essayer de bloquer le plan de recapitalisation.
Emanuele Saputo a quitté son poste au sein du conseil d'administration de Tembec le 6 décembre dernier pour des «raisons personnelles». Il siégeait au c.a. depuis le mois de janvier 2006, quand Jolina avait versé 98 millions pour acquérir une scierie de Tembec au Québec, ce qui avait permis à l'entreprise de continuer à rembourser sa dette.
M. Bishop explique que la démission de M. Saputo laissait présager qu'il puisse s'apprêter à tenter de mettre la main sur certains des actifs de Tembec. «Je pensais, quand Saputo a démissionné du conseil d'administration, qu'il allait probablement soumettre une offre quelconque, a-t-il dit. Mais je ne pensais pas que Jolina avait son propre plan de recapitalisation.»
Cette «proposition non exécutoire et non sollicitée» présentée par Jolina Capital «ne pourrait raisonnablement mener à une opération plus favorable pour Tembec et ses parties prenantes [...] que l'opération de recapitalisation proposée par Tembec et annoncée le 19 décembre», a indiqué Tembec par voie de communiqué, hier. Tembec ajoute avoir approché Jolina pour discuter de la situation, mais «Jolina et ses conseillers ont décidé de ne pas participer à cette rencontre».
L'entreprise forestière, qui compte quelque 8000 employés, indique que des porteurs qui détiennent des billets d'une valeur globale d'environ 774 millions $US (soit environ 65 % des billets en circulation) ont conclu des conventions de soutien et se sont engagés à voter en faveur de son plan de recapitalisation, qui verrait une dette de 1,2 milliard $US être convertie en actions et en vertu duquel elle réaliserait un nouvel emprunt de 250 à 300 millions $US, ce qui réduirait ses frais d'intérêt de 67 millions par année. Les détenteurs de billets et les actionnaires doivent se prononcer le 22 février sur les intentions de la compagnie, qui devront, pour être adoptées, recevoir l'appui des deux tiers de chaque groupe.
Même si la participation de M. Saputo n'est pas suffisamment importante pour lui permettre de saborder le plan de recapitalisation, il pourrait avoir obtenu l'appui d'autres actionnaires insatisfaits. «La compagnie demeure très confiante d'obtenir toutes les autorisations nécessaires pour lui permettre d'aller de l'avant», a dit en entrevue John Valley, le vice-président exécutif aux affaires corporatives de Tembec.
L'analyste Mark Bishop, de Marchés des capitaux RBC, explique quant à lui que Tembec a renvoyé la balle à Jolina, en l'invitant à faire connaître les détails de sa proposition aux parties prenantes par le biais d'une annonce publique. Il serait toutefois surpris de voir M. Saputo essayer de bloquer le plan de recapitalisation.
Emanuele Saputo a quitté son poste au sein du conseil d'administration de Tembec le 6 décembre dernier pour des «raisons personnelles». Il siégeait au c.a. depuis le mois de janvier 2006, quand Jolina avait versé 98 millions pour acquérir une scierie de Tembec au Québec, ce qui avait permis à l'entreprise de continuer à rembourser sa dette.
M. Bishop explique que la démission de M. Saputo laissait présager qu'il puisse s'apprêter à tenter de mettre la main sur certains des actifs de Tembec. «Je pensais, quand Saputo a démissionné du conseil d'administration, qu'il allait probablement soumettre une offre quelconque, a-t-il dit. Mais je ne pensais pas que Jolina avait son propre plan de recapitalisation.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

