vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 21h53
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Forum économique mondial - À Davos cette année: turbulences des marchés et un Facebook pour l'élite

Des policiers se préparent à l’ouverture du 38e Forum économique mondial de Davos, qui a lieu aujourd’hui.
Photo : Agence France-Presse
Des policiers se préparent à l’ouverture du 38e Forum économique mondial de Davos, qui a lieu aujourd’hui.
Davos, Suisse — Au risque de se faire accuser une fois de plus de chouchouter les riches et puissants de la planète, le Forum économique mondial lancera cette semaine Welcom, un système de communications privé qu'il mettra à la disposition des présidents de multinationales et des plus grands leaders politiques, mais aussi des chefs syndicaux, religieux et sociétaux.

Le Forum, qui tient cette semaine sa 38e réunion annuelle à Davos, dans les Alpes suisses, espère avec ce nouvel outil «créer un dialogue continuel» au sein de «réseaux spécifiques» composés des leaders politico-économique du monde, a expliqué hier l'un des directeurs de l'organisme, Richard Samans, dans un entretien accordé à La Presse Canadienne.

«C'est quelque chose qui aura sa propre dynamique», a-t-il avancé, assis dans une petite pièce surplombant la grande salle du palais des congrès de Davos, où se déroulera le sommet.

Le Forum présente Welcom comme un «espace de collaboration» en ligne destiné aux grands décideurs du monde. Ces derniers pourront échanger entre eux et en toute confidentialité — avec images vidéo s'ils le désirent. Ils pourront aussi consulter des centaines d'experts dans plusieurs domaines, «gérer des crises en temps réel» et donner leurs idées sur les thèmes des prochaines rencontres du Forum. Bref, une sorte de «Facebook» pour l'élite.

Outre les p. d.-g. des 1000 plus grandes sociétés de la planète, qui constituent le coeur du Forum économique mondial, on espère regrouper au sein de Welcom les principaux dirigeants politiques du monde, les chefs des entreprises en émergence, de jeunes leaders, des «pionniers de la technologie», divers experts, de même que des leaders syndicaux, religieux, sociétaux et médiatiques.

Les turbulences économiques au menu

On saura l'année prochaine si l'initiative est une idée de génie ou un coup d'épée dans l'eau. Entre-temps, les quelque 2500 participants en chair et en os du sommet de Davos 2008 auront une crise toute fraîche à se mettre sous la dent: la débandade des marchés financiers et les craintes d'une récession aux États-Unis.

«Je ne crois pas que cela occupera toute l'attention, mais ce sera évidemment un élément central des conversations ici», note Richard Samans.

Ça tombe bien: pas moins de 13 dirigeants de banques centrales, dont le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et le prochain gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, seront à Davos, tout comme la plupart des ministres des Finances du G8 et du G20, dont Jim Flaherty du Canada, et de nombreux présidents de grandes firmes financières.

«Habituellement, les discussions entre ces gens sur des bouleversements comme celui qu'on vit actuellement se font au téléphone, mais cette semaine à Davos, il y aura probablement des consultations très intenses, en personne», souligne M. Samans.

Bien sûr, les p. d.-g. ne sont pas là que pour «améliorer l'état du monde», comme le veut le slogan officiel du Forum économique mondial, mais aussi pour négocier de lucratifs contrats.

«À mon avis, les dirigeants sont là pour faire les deux», assure Richard Samans, qui ne voit aucune contradiction entre ces objectifs.

«C'est clair que pour beaucoup de sociétés, c'est une occasion très efficace de rencontrer directement, sans entourage, des partenaires d'affaires, pour faire des "deals" et des alliances, concède-t-il. Mais ça fait aussi partie de l'amélioration du monde, parce que l'intégration accroît l'efficacité de l'économie. Ça pousse la croissance et ça, c'est important pour augmenter les salaires des ouvriers.»

«Pas une chambre de commerce»

Alors à quelle enseigne loge le Forum économique mondial? «Un forum, ce n'est pas quelque chose qui a une philosophie», fait remarquer M. Samans, avant d'ajouter que l'organisation se penche sur les mêmes questions que les altermondialistes, opposants de longue date du sommet de Davos, quoique avec moins de virulence depuis quelques années.

«Nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, lance-t-il. L'organisation ne représente pas le secteur privé, ce n'est pas une chambre de commerce. Nous cherchons plutôt à engager les entreprises sur les grandes questions qui touchent le monde.»

Il faut dire que depuis quelques années, le Forum fait des efforts réels pour tenter de rejoindre le monde ordinaire, notamment par le biais du site Web de vidéos YouTube.

La grand-messe des décideurs n'aura toutefois pas réussi à attirer sur son terrain le président américain George W. Bush, malgré d'innombrables tentatives au cours de ses deux mandats à la Maison-Blanche.

«On invite tous les chefs de gouvernement des grands pays, y compris les États-Unis», commente poliment Richard Samans, un ancien conseiller du président Bill Clinton en matière de politique économique internationale.

Ce n'était certainement pas une question d'argent: contrairement aux 1000 membres du Forum issus du monde des affaires, les politiciens n'ont pas à payer 20 000 francs suisses (18 700 $) pour assister au sommet de Davos. Ils n'ont qu'à régler leurs propres dépenses.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012