Boeing a coiffé Airbus en 2007
17 janvier 2008
Actualités économiques
Toulouse — L'européen Airbus a été coiffé d'une courte tête par son rival américain Boeing en 2007, année exceptionnelle dans l'histoire de l'aéronautique, où les deux géants ont totalisé ensemble 2754 commandes d'avions, une performance inédite.
«2007 était une année record pour notre industrie. Nous et notre rival, nous avons atteint des niveaux de commandes et de livraisons jamais égalés jusqu'ici», a constaté hier le patron d'Airbus, Thomas Enders, lors d'une conférence de presse à Toulouse sur le bilan commercial du groupe.
L'an passé, Airbus a engrangé 1341 commandes nettes (déduction faite des annulations), contre 1413 pour Boeing. L'européen bat ainsi son record de 1055 atteint en 2005, l'américain le sien de 1044 en 2006. En termes de livraisons, Airbus reste cependant en tête avec 453 avions commerciaux livrés l'année dernière, son record, contre 441 pour son concurrent d'outre-Atlantique.
Profitant de la forte demande d'Asie, du Moyen-Orient et d'Europe, Airbus a indiqué «avoir vendu à des prix meilleurs que prévu», supérieurs à ceux de 2006. Et l'année «2008 sera meilleure que 2007 en terme de prix, pour tout type d'appareils», a prédit le directeur commercial du groupe, John Leahy.
Il n'a en revanche pas donné de pronostic très précis sur le nombre de commandes, tous les experts s'accordant à dire que 2008 sera moins bonne pour les deux constructeurs qui se partagent le marché des avions de plus de 100 places: cette année, Airbus devrait engranger un nombre de commandes supérieur à celui des livraisons qui devrait être au dessus de 470.
Pour son très gros porteur A380, dont le premier exemplaire a été livré le 15 octobre dernier avec 18 mois de retard, M. Leahy table sur environ 30 commandes cette année. Et pour le long-courrier A350, qui doit entrer en service en 2013, il pense excéder les 100 commandes.
À propos des nouveaux retards au démarrage du rival de l'A350, le 787 Dreamliner de Boeing, annoncés hier par le groupe américain, il s'est gardé de tout triomphalisme. «Cela montre à quel point il est complexe de construire un avion. Je ne crois pas que cela donne un quelconque avantage à Airbus», a-t-il dit.
Power8
Malgré les succès commerciaux de 2007, Airbus continue à marche forcée son vaste plan de restructuration baptisé Power8, présenté le 28 février 2007 pour faire face aux retards de livraison de l'A380. Ainsi, Airbus a dépassé ses objectifs de réduction de coûts pour 2007 avec des économies «proches de 500 millions d'euros», a déclaré M. Enders.
Sur les 10 000 suppressions de postes prévues sur quatre ans (de 2007 à 2010), environ 30 % — soit 3000 — ont déjà été réalisées l'an passé, a dit M. Enders. Il a ajouté que des discussions étaient en cours pour mettre en place des mesures additionnelles au plan Power8 pour contrer la baisse du dollar, très pénalisante pour l'avionneur. Ce dernier a la majeure partie de ses coûts de production en euro, mais vend ses appareils en dollars. «Nous devons être moins dépendants des fluctuations du dollar», a-t-il dit, citant notamment la recherche de zones de production à bas coûts.
Le directeur général d'Airbus, Fabrice Brégier, a précisé que ces mesures additionnelles, présentées comme «une action à plus long terme permettant de faire des économies», «seront présentées à la fin du premier trimestre 2008».
«2007 était une année record pour notre industrie. Nous et notre rival, nous avons atteint des niveaux de commandes et de livraisons jamais égalés jusqu'ici», a constaté hier le patron d'Airbus, Thomas Enders, lors d'une conférence de presse à Toulouse sur le bilan commercial du groupe.
L'an passé, Airbus a engrangé 1341 commandes nettes (déduction faite des annulations), contre 1413 pour Boeing. L'européen bat ainsi son record de 1055 atteint en 2005, l'américain le sien de 1044 en 2006. En termes de livraisons, Airbus reste cependant en tête avec 453 avions commerciaux livrés l'année dernière, son record, contre 441 pour son concurrent d'outre-Atlantique.
Profitant de la forte demande d'Asie, du Moyen-Orient et d'Europe, Airbus a indiqué «avoir vendu à des prix meilleurs que prévu», supérieurs à ceux de 2006. Et l'année «2008 sera meilleure que 2007 en terme de prix, pour tout type d'appareils», a prédit le directeur commercial du groupe, John Leahy.
Il n'a en revanche pas donné de pronostic très précis sur le nombre de commandes, tous les experts s'accordant à dire que 2008 sera moins bonne pour les deux constructeurs qui se partagent le marché des avions de plus de 100 places: cette année, Airbus devrait engranger un nombre de commandes supérieur à celui des livraisons qui devrait être au dessus de 470.
Pour son très gros porteur A380, dont le premier exemplaire a été livré le 15 octobre dernier avec 18 mois de retard, M. Leahy table sur environ 30 commandes cette année. Et pour le long-courrier A350, qui doit entrer en service en 2013, il pense excéder les 100 commandes.
À propos des nouveaux retards au démarrage du rival de l'A350, le 787 Dreamliner de Boeing, annoncés hier par le groupe américain, il s'est gardé de tout triomphalisme. «Cela montre à quel point il est complexe de construire un avion. Je ne crois pas que cela donne un quelconque avantage à Airbus», a-t-il dit.
Power8
Malgré les succès commerciaux de 2007, Airbus continue à marche forcée son vaste plan de restructuration baptisé Power8, présenté le 28 février 2007 pour faire face aux retards de livraison de l'A380. Ainsi, Airbus a dépassé ses objectifs de réduction de coûts pour 2007 avec des économies «proches de 500 millions d'euros», a déclaré M. Enders.
Sur les 10 000 suppressions de postes prévues sur quatre ans (de 2007 à 2010), environ 30 % — soit 3000 — ont déjà été réalisées l'an passé, a dit M. Enders. Il a ajouté que des discussions étaient en cours pour mettre en place des mesures additionnelles au plan Power8 pour contrer la baisse du dollar, très pénalisante pour l'avionneur. Ce dernier a la majeure partie de ses coûts de production en euro, mais vend ses appareils en dollars. «Nous devons être moins dépendants des fluctuations du dollar», a-t-il dit, citant notamment la recherche de zones de production à bas coûts.
Le directeur général d'Airbus, Fabrice Brégier, a précisé que ces mesures additionnelles, présentées comme «une action à plus long terme permettant de faire des économies», «seront présentées à la fin du premier trimestre 2008».
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

