Le Canada devrait exposer ses banques à des acquéreurs étrangers, dit le FMI
La crise des PCAA reste un «risque de premier plan»
Le Canada devrait songer sérieusement à faciliter l'acquisition des grandes banques canadiennes par des intérêts étrangers, soutient le Fonds monétaire international (FMI) dans un récent rapport.
La tolérance des institutions canadiennes aux pertes comptables est «particulièrement utile» dans le contexte actuel, marqué par les perturbations dans les marchés mondiaux du crédit, souligne le FMI.
Mais la solidité des banques canadiennes, dont les marges bénéficiaires figurent parmi les plus élevées du monde, est aussi le reflet d'une «concurrence insuffisante» susceptible de réduire l'accès aux services financiers, selon l'organisation internationale.
Cette fermeture à l'actionnariat étranger «a limité les incitations à l'innovation financière et aux services aux emprunteurs à haut risque, y compris les PME à forte croissance», avance le FMI.
La réduction des entraves à l'acquisition des grandes banques, même par des entités étrangères, favoriserait une plus forte concurrence et de meilleurs services, juge l'organisation, dont le siège est à Washington.
Papier commercial
Le Fonds affirme par ailleurs que la crise du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) demeure un «risque de premier plan pour la confiance des investisseurs».
D'après le FMI, la crise a découlé d'une «faible diligence» des investisseurs, de cotes de crédit «qui ne tenaient pas compte des risques de liquidité» et d'une «transparence insuffisante» à l'égard de ces produits de placement structurés.
Le FMI estime que la restructuration du PCAA non bancaire, qui devait être annoncée vendredi dernier mais qui ne sera pas connue avant le 31 janvier, «raffermirait la confiance des investisseurs», en plus de réduire la pression sur les marchés du crédit, à court de liquidités.
Économie et TPS
Pour ce qui est de l'économie canadienne, l'organisation entrevoit un ralentissement au cours des prochains trimestres, à cause surtout de l'affaiblissement de la machine américaine, de l'appréciation de la devise et d'une croissance moins forte de la demande intérieure. Le FMI s'attend à un resserrement du crédit offert aux sociétés et aux ménages en 2008.
Le Fonds continue de prôner l'établissement d'un organisme canadien de réglementation des valeurs mobilières, ce qui ne l'empêche pas de qualifier de «grand pas en avant» l'instauration du système de passeports, qui harmonise les activités des commissions provinciales.
Sur le plan fiscal, le FMI s'en prend au gouvernement conservateur en qualifiant de «malheureuse» la décision de réduire d'un nouveau point de pourcentage la TPS. L'organisation aurait préféré une baisse plus substantielle des impôts des sociétés et des particuliers.
La tolérance des institutions canadiennes aux pertes comptables est «particulièrement utile» dans le contexte actuel, marqué par les perturbations dans les marchés mondiaux du crédit, souligne le FMI.
Mais la solidité des banques canadiennes, dont les marges bénéficiaires figurent parmi les plus élevées du monde, est aussi le reflet d'une «concurrence insuffisante» susceptible de réduire l'accès aux services financiers, selon l'organisation internationale.
Cette fermeture à l'actionnariat étranger «a limité les incitations à l'innovation financière et aux services aux emprunteurs à haut risque, y compris les PME à forte croissance», avance le FMI.
La réduction des entraves à l'acquisition des grandes banques, même par des entités étrangères, favoriserait une plus forte concurrence et de meilleurs services, juge l'organisation, dont le siège est à Washington.
Papier commercial
Le Fonds affirme par ailleurs que la crise du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) demeure un «risque de premier plan pour la confiance des investisseurs».
D'après le FMI, la crise a découlé d'une «faible diligence» des investisseurs, de cotes de crédit «qui ne tenaient pas compte des risques de liquidité» et d'une «transparence insuffisante» à l'égard de ces produits de placement structurés.
Le FMI estime que la restructuration du PCAA non bancaire, qui devait être annoncée vendredi dernier mais qui ne sera pas connue avant le 31 janvier, «raffermirait la confiance des investisseurs», en plus de réduire la pression sur les marchés du crédit, à court de liquidités.
Économie et TPS
Pour ce qui est de l'économie canadienne, l'organisation entrevoit un ralentissement au cours des prochains trimestres, à cause surtout de l'affaiblissement de la machine américaine, de l'appréciation de la devise et d'une croissance moins forte de la demande intérieure. Le FMI s'attend à un resserrement du crédit offert aux sociétés et aux ménages en 2008.
Le Fonds continue de prôner l'établissement d'un organisme canadien de réglementation des valeurs mobilières, ce qui ne l'empêche pas de qualifier de «grand pas en avant» l'instauration du système de passeports, qui harmonise les activités des commissions provinciales.
Sur le plan fiscal, le FMI s'en prend au gouvernement conservateur en qualifiant de «malheureuse» la décision de réduire d'un nouveau point de pourcentage la TPS. L'organisation aurait préféré une baisse plus substantielle des impôts des sociétés et des particuliers.
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