Bourses: Montréal et Toronto fusionneraient
Les Bourses de Montréal et de Toronto devraient annoncer leur fusion aujourd'hui. Selon la télévision de Radio-Canada, la nouvelle organisation serait dirigée depuis Toronto, mais les produits dérivés devraient demeurer à Montréal, qui conserverait aussi son établissement et sa direction.
La haute direction de cette nouvelle entité serait établie à Toronto. Il y aurait cependant deux chefs des opérations. À Montréal, c'est Luc Bertrand qui devrait assumer ce rôle pour les produits dérivés.
Les négociations entre la Bourse de Montréal et le Groupe TSX de Toronto n'ont pas toujours été faciles. Il y a un mois, le scénario plaçant le Québécois Luc Bertrand à la tête de la nouvelle organisation fusionnée aurait suscité un certain malaise à Toronto, ce qui avait fait échouer la négociation.
Dans une entrevue accordée à la fin du mois d'octobre à Radio-Canada, M. Bertrand avait déclaré: «Tant et aussi longtemps que je serai patron de la Bourse de Montréal, je vais me battre pour que la Bourse de Montréal et ce qu'elle a développé ici restent à Montréal.»
Le chef de la direction du Groupe TSX, Richard Nesbitt, a déclaré récemment n'avoir «rien fait qui puisse nuire à des progrès éventuels» dans le dossier d'un regroupement avec la Bourse de Montréal. Selon lui, une telle fusion engendrerait des synergies importantes.
Selon Radio-Canada, il semble donc que Toronto ait fait un nouveau compromis en laissant à Montréal une certaine autonomie. Sa place d'affaires, ses employés, sa technologie et sa chambre de compensation seraient ainsi préservés. La bourse d'option de Boston, achetée par Montréal, resterait sous l'autorité de Luc Bertrand.
À la fin novembre, la Bourse de Montréal et le Groupe TSX de Toronto avaient confirmé une reprise des négociations pouvant mener à une fusion des deux plus importantes places boursières au pays. «Il n'y a aucune certitude quant aux actions ou transactions qui pourraient découler de ces discussions», écrivait alors la Bourse de Montréal, dans un communiqué aussi bref que possible. «La Bourse ne fera aucun autre commentaire à ce sujet à moins de changement concret à rapporter.»
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déjà indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à une fusion des deux Bourses, mais qu'il fallait absolument que Montréal conserve son expertise en produits dérivés.
En vertu d'une entente de 10 ans qui vient à échéance en mars 2009, la Bourse de Montréal s'est spécialisée dans le marché des produits dérivés, alors que le Groupe TSX exploite, par exemple, la Bourse de Toronto, une place boursière traditionnelle et la Bourse de croissance TSX, une Bourse consacrée aux entreprises de petite capitalisation.
Un vent de consolidation souffle sur les grandes places boursières du monde. Pour ne donner qu'un exemple, après avoir regroupé plusieurs Bourses européennes, Euronext est entrée dans le giron de la Bourse de New York.
La haute direction de cette nouvelle entité serait établie à Toronto. Il y aurait cependant deux chefs des opérations. À Montréal, c'est Luc Bertrand qui devrait assumer ce rôle pour les produits dérivés.
Les négociations entre la Bourse de Montréal et le Groupe TSX de Toronto n'ont pas toujours été faciles. Il y a un mois, le scénario plaçant le Québécois Luc Bertrand à la tête de la nouvelle organisation fusionnée aurait suscité un certain malaise à Toronto, ce qui avait fait échouer la négociation.
Dans une entrevue accordée à la fin du mois d'octobre à Radio-Canada, M. Bertrand avait déclaré: «Tant et aussi longtemps que je serai patron de la Bourse de Montréal, je vais me battre pour que la Bourse de Montréal et ce qu'elle a développé ici restent à Montréal.»
Le chef de la direction du Groupe TSX, Richard Nesbitt, a déclaré récemment n'avoir «rien fait qui puisse nuire à des progrès éventuels» dans le dossier d'un regroupement avec la Bourse de Montréal. Selon lui, une telle fusion engendrerait des synergies importantes.
Selon Radio-Canada, il semble donc que Toronto ait fait un nouveau compromis en laissant à Montréal une certaine autonomie. Sa place d'affaires, ses employés, sa technologie et sa chambre de compensation seraient ainsi préservés. La bourse d'option de Boston, achetée par Montréal, resterait sous l'autorité de Luc Bertrand.
À la fin novembre, la Bourse de Montréal et le Groupe TSX de Toronto avaient confirmé une reprise des négociations pouvant mener à une fusion des deux plus importantes places boursières au pays. «Il n'y a aucune certitude quant aux actions ou transactions qui pourraient découler de ces discussions», écrivait alors la Bourse de Montréal, dans un communiqué aussi bref que possible. «La Bourse ne fera aucun autre commentaire à ce sujet à moins de changement concret à rapporter.»
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déjà indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à une fusion des deux Bourses, mais qu'il fallait absolument que Montréal conserve son expertise en produits dérivés.
En vertu d'une entente de 10 ans qui vient à échéance en mars 2009, la Bourse de Montréal s'est spécialisée dans le marché des produits dérivés, alors que le Groupe TSX exploite, par exemple, la Bourse de Toronto, une place boursière traditionnelle et la Bourse de croissance TSX, une Bourse consacrée aux entreprises de petite capitalisation.
Un vent de consolidation souffle sur les grandes places boursières du monde. Pour ne donner qu'un exemple, après avoir regroupé plusieurs Bourses européennes, Euronext est entrée dans le giron de la Bourse de New York.
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