Le dollar canadien recule vers la parité
Ottawa — Le dollar canadien est brièvement passé sous la parité avec la devise américaine, hier, sur fond de recul des cours du pétrole et d'indications qu'une réduction des taux d'intérêt est possible, mais les analystes refusent pour l'instant de sonner l'alarme.
Le huard a plongé jusqu'à 99,97 ¢US en après-midi avant de clôturer à 100,50 ¢US, en baisse de 0,37 ¢US. Il poursuit la descente entamée le 7 novembre après avoir atteint 110 ¢US.
La devise canadienne est vraisemblablement en train de procéder à un réalignement plus naturel avec le dollar américain, qu'elle devance depuis maintenant deux mois, croient les experts.
«La devise canadienne est probablement allée un peu trop loin un peu trop vite, donc c'est une correction saine, probablement, pour la robustesse générale de la devise et probablement pour l'économie aussi, surtout pour les exportateurs, a dit Steve Butler, le directeur du commerce des devises chez Scotia Capitaux. On dirait que le marché veut voir ce qui va se produire quand on va revenir près de la parité.»
Le pétrole
Les cours du pétrole étaient aussi fortement en recul à New York, le contrat pour livraison en janvier cédant 3,28 $US, à 94,42 $US le baril.
Ce recul s'explique entre autres par les signaux émis par les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui devraient annoncer une hausse de la production la semaine prochaine.
Un économiste de la Banque TD, Derek Burleton, explique que ce repli a entraîné le dollar canadien vers le bas.
«C'est lié à deux préoccupations, qu'une croissance économique américaine plus faible va nuire à la demande à un moment où l'OPEP va probablement augmenter sa production», a-t-il dit.
Le dollar canadien a atteint la parité avec la devise américaine le 20 septembre et l'a surpassée le 28 septembre, pour la première fois en 31 ans. La valeur du huard s'est appréciée de 70 % depuis qu'il a chuté jusqu'à 61,79 ¢US en janvier 2002. La poussée importante survenue depuis le mois d'août, quand la devise américaine a commencé à reculer face aux autres monnaies importantes, nuit considérablement aux manufacturiers et aux exportateurs.
Ceux-ci ne devraient toutefois pas s'attendre à un soulagement rapide, prévient Avery Shenfeld, un économiste de Marché des capitaux CIBC.
«Les manufacturiers qui s'inquiètent d'un dollar canadien fort — et des consommateurs [qui traversent la frontière] pour en profiter — continueront à être témoins de ces impacts, même si la devise perd encore quelques cents», a-t-il dit.
Les dirigeants de la Banque du Canada et le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, se sont inquiétés publiquement de voir la poussée du dollar mettre en péril la croissance économique du pays.
Les experts s'attendent maintenant à voir la Banque du Canada réduire son principal taux d'intérêt, puisque la robustesse du dollar semble entraîner un ralentissement de l'économie canadienne.
Mais maintenant que le huard est revenu à la parité avec le dollar américain, la banque centrale pourrait reporter toute réduction à l'an prochain, plutôt que d'en annoncer une le 4 décembre comme cela était anticipé par plusieurs observateurs, a dit M. Burleton.
Le huard a plongé jusqu'à 99,97 ¢US en après-midi avant de clôturer à 100,50 ¢US, en baisse de 0,37 ¢US. Il poursuit la descente entamée le 7 novembre après avoir atteint 110 ¢US.
La devise canadienne est vraisemblablement en train de procéder à un réalignement plus naturel avec le dollar américain, qu'elle devance depuis maintenant deux mois, croient les experts.
«La devise canadienne est probablement allée un peu trop loin un peu trop vite, donc c'est une correction saine, probablement, pour la robustesse générale de la devise et probablement pour l'économie aussi, surtout pour les exportateurs, a dit Steve Butler, le directeur du commerce des devises chez Scotia Capitaux. On dirait que le marché veut voir ce qui va se produire quand on va revenir près de la parité.»
Le pétrole
Les cours du pétrole étaient aussi fortement en recul à New York, le contrat pour livraison en janvier cédant 3,28 $US, à 94,42 $US le baril.
Ce recul s'explique entre autres par les signaux émis par les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui devraient annoncer une hausse de la production la semaine prochaine.
Un économiste de la Banque TD, Derek Burleton, explique que ce repli a entraîné le dollar canadien vers le bas.
«C'est lié à deux préoccupations, qu'une croissance économique américaine plus faible va nuire à la demande à un moment où l'OPEP va probablement augmenter sa production», a-t-il dit.
Le dollar canadien a atteint la parité avec la devise américaine le 20 septembre et l'a surpassée le 28 septembre, pour la première fois en 31 ans. La valeur du huard s'est appréciée de 70 % depuis qu'il a chuté jusqu'à 61,79 ¢US en janvier 2002. La poussée importante survenue depuis le mois d'août, quand la devise américaine a commencé à reculer face aux autres monnaies importantes, nuit considérablement aux manufacturiers et aux exportateurs.
Ceux-ci ne devraient toutefois pas s'attendre à un soulagement rapide, prévient Avery Shenfeld, un économiste de Marché des capitaux CIBC.
«Les manufacturiers qui s'inquiètent d'un dollar canadien fort — et des consommateurs [qui traversent la frontière] pour en profiter — continueront à être témoins de ces impacts, même si la devise perd encore quelques cents», a-t-il dit.
Les dirigeants de la Banque du Canada et le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, se sont inquiétés publiquement de voir la poussée du dollar mettre en péril la croissance économique du pays.
Les experts s'attendent maintenant à voir la Banque du Canada réduire son principal taux d'intérêt, puisque la robustesse du dollar semble entraîner un ralentissement de l'économie canadienne.
Mais maintenant que le huard est revenu à la parité avec le dollar américain, la banque centrale pourrait reporter toute réduction à l'an prochain, plutôt que d'en annoncer une le 4 décembre comme cela était anticipé par plusieurs observateurs, a dit M. Burleton.
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