Des dévaluations d'objectifs sont attendues - La division aéronautique de Bombardier aurait des difficultés
L'arrivée de Paul Tellier à la tête de Bombardier a plu aux marchés mais, hier, certains analystes s'interrogeaient sur la division aéronautique du groupe industriel, laissant entendre que celle-ci connaît des difficultés sérieuses.
Des dévaluations d'actif sont attendues par les observateurs dans cette division ainsi que dans celle du financement, Bombardier Capital.
Suivant cette perception, «le départ de Robert Brown et le moment où il survient laissent entendre que les problèmes de Bombardier sont réels, de sorte que les objectifs pour le bénéfice et le fonds de roulement ne seront sans doute pas atteints», écrivait hier Peter Rozenberg, de la banque d'affaires UBS Warburg.
Après avoir grimpé vendredi de 7,8 %, à l'annonce de l'arrivée de M. Tellier à la place de Robert Brown, l'action B de Bombardier a pris 0,05 $ (0,9 %) à 5,55 $, hier, à la Bourse de Toronto. Le volume sur le titre — qui avait culminé à 17,39 $ durant l'année — était important, avec 12 millions de transactions pour cette journée.
Selon M. Rozenberg, M. Brown était «un dirigeant compétent mais la compagnie a aussi admis que des décisions difficiles seraient requises pour redresser le bilan et clarifier la stratégie».
De l'avis des analystes, les investisseurs doivent surveiller:
- le risque de report ou d'annulation de commandes d'avions, surtout chez des transporteurs régionaux associés à United Airlines et auxquels Bombardier doit livrer 135 appareils;
- le ralentissement économique qui perdure ou encore le danger de guerre en Irak, ce qui pourrait affecter la demande d'avions;
- la question d'autres dévaluations possibles des inventaires d'avions d'affaires et celle de certains coûts reliés à Bombardier Capital.
Malgré cela, UBS Warburg a dit espérer que des commandes d'avions régionaux ne seraient pas annulées à cause de la situation de United, en dépit d'un financement pouvant s'avérer difficile chez les transporteurs affiliés.
Pour sa part, Kam Hon, de Dominion Bond Rating Service, ne voit pas de raison pour l'agence torontoise de douter des prévisions de bénéfice de Bombardier ni de la valeur de ses actifs.
Dans le transport aérien, a-t-il analysé, le débat n'est pas tranché au sujet de l'avantage des gros avions, par rapport à celui des petits — construits par Bombardier —, qui ont moins de capacité mais volent plus souvent.
«À notre avis, la fréquence est un avantage concurrentiel», a affirmé M. Hon, notant aussi le choix plus varié pour le public voyageur.
Pour sa part, l'agence new-yorkaise Standard & Poor's a placé hier la dette de Bombardier sous surveillance, avec implication négative, citant «l'incertitude accrue quant à l'atteinte des objectifs financiers».
Contrat de 55 millions
Par ailleurs, Bombardier a annoncé hier une commande de 55 millions pour fournir 20 voitures-passagers à deux niveaux pour le réseau de trains de banlieue de Toronto. Bombardier fabriquera les véhicules BiLevel à son usine de Thunder Bay en Ontario. La production démarrera immédiatement et les premières livraisons sont prévues vers la fin de l'été prochain.
Des dévaluations d'actif sont attendues par les observateurs dans cette division ainsi que dans celle du financement, Bombardier Capital.
Suivant cette perception, «le départ de Robert Brown et le moment où il survient laissent entendre que les problèmes de Bombardier sont réels, de sorte que les objectifs pour le bénéfice et le fonds de roulement ne seront sans doute pas atteints», écrivait hier Peter Rozenberg, de la banque d'affaires UBS Warburg.
Après avoir grimpé vendredi de 7,8 %, à l'annonce de l'arrivée de M. Tellier à la place de Robert Brown, l'action B de Bombardier a pris 0,05 $ (0,9 %) à 5,55 $, hier, à la Bourse de Toronto. Le volume sur le titre — qui avait culminé à 17,39 $ durant l'année — était important, avec 12 millions de transactions pour cette journée.
Selon M. Rozenberg, M. Brown était «un dirigeant compétent mais la compagnie a aussi admis que des décisions difficiles seraient requises pour redresser le bilan et clarifier la stratégie».
De l'avis des analystes, les investisseurs doivent surveiller:
- le risque de report ou d'annulation de commandes d'avions, surtout chez des transporteurs régionaux associés à United Airlines et auxquels Bombardier doit livrer 135 appareils;
- le ralentissement économique qui perdure ou encore le danger de guerre en Irak, ce qui pourrait affecter la demande d'avions;
- la question d'autres dévaluations possibles des inventaires d'avions d'affaires et celle de certains coûts reliés à Bombardier Capital.
Malgré cela, UBS Warburg a dit espérer que des commandes d'avions régionaux ne seraient pas annulées à cause de la situation de United, en dépit d'un financement pouvant s'avérer difficile chez les transporteurs affiliés.
Pour sa part, Kam Hon, de Dominion Bond Rating Service, ne voit pas de raison pour l'agence torontoise de douter des prévisions de bénéfice de Bombardier ni de la valeur de ses actifs.
Dans le transport aérien, a-t-il analysé, le débat n'est pas tranché au sujet de l'avantage des gros avions, par rapport à celui des petits — construits par Bombardier —, qui ont moins de capacité mais volent plus souvent.
«À notre avis, la fréquence est un avantage concurrentiel», a affirmé M. Hon, notant aussi le choix plus varié pour le public voyageur.
Pour sa part, l'agence new-yorkaise Standard & Poor's a placé hier la dette de Bombardier sous surveillance, avec implication négative, citant «l'incertitude accrue quant à l'atteinte des objectifs financiers».
Contrat de 55 millions
Par ailleurs, Bombardier a annoncé hier une commande de 55 millions pour fournir 20 voitures-passagers à deux niveaux pour le réseau de trains de banlieue de Toronto. Bombardier fabriquera les véhicules BiLevel à son usine de Thunder Bay en Ontario. La production démarrera immédiatement et les premières livraisons sont prévues vers la fin de l'été prochain.
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