Chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance - Au-delà du simple transfert des connaissances
Près de 3000 emplois seront offerts d'ici cinq ans dans la seule région de Québec Chaudière-Appalaches
Gilles Bernier,titulaire de la chaire d’assurance et de services financiers l’Industrielle-Alliance située à l’Université Laval
Les enjeux actuels du secteur des assurances sont multiples: l'image, le bilinguisme, la gestion, la distribution, la formation et le recrutement. Gilles Bernier, le titulaire de la chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance située à l'Université Laval, nous en parle.
La chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance chaire de recherche est attachée à la faculté des sciences de l'administration de l'université Laval. «La mission de cette chaire est d'élaborer des actions sur le plan bien sûr de la recherche, mais aussi sur le plan de la formation et des transferts de connaissance dans le secteur financier, et particulièrement dans le domaine de l'assurance», indique Gilles Bernier, également professeur en finance et en assurance.
Actuellement, cette chaire conduit ses recherches dans deux secteurs particuliers. Le premier axe d'intervention, la distribution, englobe notamment les produits et les services, les méthodes, la réglementation, ainsi que les multiples dimensions de l'organisation industrielle propres à la filière de l'assurance. «En fait, on parle ici de toute l'activité de la commercialisation des produits, et donc de la relation qui existe entre l'assureur et ses clients. Il existe d'ailleurs plusieurs canaux de distribution». En effet, les types de canaux sont multiples, que ce soit en matière d'assurance de personnes, de dommages ou de commerce électronique.
L'autre axe d'intervention, la gestion financière des sociétés d'assurances, englobe par conséquent des thèmes tels que leur performance et leur évaluation, en fonction de leur taille, de leur forme légale et des branches d'assurance souscrites.
Formation et recherche
La chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance offre aussi de la formation à la relève. Par exemple, elle dispense la concentration mineure en gestion de risques et assurance dans le cadre du baccalauréat en administration des affaires de l'université Laval, qui forme des gestionnaires se destinant à des secteurs aussi variés que l'assurance-vie, les rentes et la planification successorale, l'assurance de dommages et la gestion des risques de l'entreprise.
La recherche avancée est également au coeur de ses activités. Ainsi, les étudiants inscrits au séminaire en assurance, comme ceux de la maîtrise ou du doctorat, peuvent rédiger des essais, mémoires ou thèses sur des problèmes particuliers touchant les compagnies ou le secteur des assurances en général. À titre d'exemple, des essais récents ont porté sur les sujets suivants: l'analyse de l'efficience et de la productivité des sociétés d'assurances actives au Canada, la démutualisation des compagnies d'assurance-vie canadiennes (aspects techniques et caractérisation de leurs premiers appels publics à l'épargne), ou encore la stratégie de pénétration du marché des assurances de personnes en Chine (le cas de la société financière Sun Life).
Un secteur prometteur
«Notre chaire ne se limite pas aux assureurs de la région de Québec, mais je dois admettre que la région est notre bassin naturel de recherche. On y retrouve d'ailleurs 11 sièges sociaux qui, à eux seuls, emploient plus de 8 000 personnes. On parle même de quelque 10 000 emplois qui sont générés par l'ensemble de l'industrie de l'assurance de la région», souligne le professeur Bernier.
Les compagnies ayant un siège social dans la région de Québec Chaudières-Appalaches sont les suivantes: Desjardins Groupe d'assurances générales, Desjardins Sécurité financière, le Groupe Promutuel, l'Industrielle Alliance (assurance et services financiers), l'Industrielle Alliance (assurance auto et habitation), La Capitale groupe financier (secteur assurances de personnes), La Capitale groupe financier (secteur assurances de dommages), l'Entraide Assurance, l'Union Canadienne Compagnie d'Assurances, SSQ, Société d'assurance-vie et SSQ, Société d'assurances générales.
Gilles Bernier rappelle que ces entreprises ont récemment lancé le Centre de développement en assurances et services financiers. «Le but de l'implantation d'un tel centre, dit-il, c'est notamment de trouver des moyens efficaces pour que ces acteurs puissent agir ensemble de manière efficace, histoire d'éviter des dédoublements inutiles. En d'autres mots, c'est pour éviter de se piler sur les pieds. D'ailleurs, ce centre veut particulièrement s'attaquer à trois enjeux que ces sièges sociaux ont ciblés.»
Recrutement
Le premier de ces enjeux est le recrutement. Selon la documentation du Centre de développement en assurances et services financiers, ce sont 3 000 nouveaux postes qui seront créés au cours des cinq prochaines années au sein de ces entreprises pour la seule région de Québec Chaudière-Appalaches, dont 40 % de professionnels, sans compter le roulement normal du personnel et les départs à la retraite. Depuis cinq ans, cette filière a déjà réalisé une croissance nette de 2 700 postes.
Les visées expansionnistes de ces entreprises nous conduisent à un autre enjeu de taille: le bilinguisme des professionnels, note M. Bernier. «Vous savez, la croissance de l'industrie de l'assurance se fait principalement au Canada, soit à l'extérieur du Québec. Donc, on s'attend à ce que les employés des sièges sociaux de ces compagnies soient bilingues. Et ce volet nous interpelle à titre d'institution d'enseignement. Les assureurs ont déjà de la difficulté à assurer une offre bilingue avec leurs effectifs sur place; toutefois ces compagnies ont mis en branle des moyens pour améliorer le niveau de bilinguisme de leurs employés.»
Troisième enjeu, celui de l'image. Pour attirer la relève, précise M. Bernier, il faut briser l'image de «"peddler", du porte-à-porte ou du commis voyageur» qui colle «jusqu'à un certain point» à cette industrie. Battre en brèche l'expression «vendeur d'assurance» aussi, peut-être? «Oui c'est ça. Quand ça va bien, vous êtes mon conseiller, et quand ça va mal, vous êtes mon vendeur d'assurance», lance avec un brin d'humour, Gilles Bernier.
Collaborateur du Devoir
La chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance chaire de recherche est attachée à la faculté des sciences de l'administration de l'université Laval. «La mission de cette chaire est d'élaborer des actions sur le plan bien sûr de la recherche, mais aussi sur le plan de la formation et des transferts de connaissance dans le secteur financier, et particulièrement dans le domaine de l'assurance», indique Gilles Bernier, également professeur en finance et en assurance.
Actuellement, cette chaire conduit ses recherches dans deux secteurs particuliers. Le premier axe d'intervention, la distribution, englobe notamment les produits et les services, les méthodes, la réglementation, ainsi que les multiples dimensions de l'organisation industrielle propres à la filière de l'assurance. «En fait, on parle ici de toute l'activité de la commercialisation des produits, et donc de la relation qui existe entre l'assureur et ses clients. Il existe d'ailleurs plusieurs canaux de distribution». En effet, les types de canaux sont multiples, que ce soit en matière d'assurance de personnes, de dommages ou de commerce électronique.
L'autre axe d'intervention, la gestion financière des sociétés d'assurances, englobe par conséquent des thèmes tels que leur performance et leur évaluation, en fonction de leur taille, de leur forme légale et des branches d'assurance souscrites.
Formation et recherche
La chaire d'assurance et de services financiers l'Industrielle-Alliance offre aussi de la formation à la relève. Par exemple, elle dispense la concentration mineure en gestion de risques et assurance dans le cadre du baccalauréat en administration des affaires de l'université Laval, qui forme des gestionnaires se destinant à des secteurs aussi variés que l'assurance-vie, les rentes et la planification successorale, l'assurance de dommages et la gestion des risques de l'entreprise.
La recherche avancée est également au coeur de ses activités. Ainsi, les étudiants inscrits au séminaire en assurance, comme ceux de la maîtrise ou du doctorat, peuvent rédiger des essais, mémoires ou thèses sur des problèmes particuliers touchant les compagnies ou le secteur des assurances en général. À titre d'exemple, des essais récents ont porté sur les sujets suivants: l'analyse de l'efficience et de la productivité des sociétés d'assurances actives au Canada, la démutualisation des compagnies d'assurance-vie canadiennes (aspects techniques et caractérisation de leurs premiers appels publics à l'épargne), ou encore la stratégie de pénétration du marché des assurances de personnes en Chine (le cas de la société financière Sun Life).
Un secteur prometteur
«Notre chaire ne se limite pas aux assureurs de la région de Québec, mais je dois admettre que la région est notre bassin naturel de recherche. On y retrouve d'ailleurs 11 sièges sociaux qui, à eux seuls, emploient plus de 8 000 personnes. On parle même de quelque 10 000 emplois qui sont générés par l'ensemble de l'industrie de l'assurance de la région», souligne le professeur Bernier.
Les compagnies ayant un siège social dans la région de Québec Chaudières-Appalaches sont les suivantes: Desjardins Groupe d'assurances générales, Desjardins Sécurité financière, le Groupe Promutuel, l'Industrielle Alliance (assurance et services financiers), l'Industrielle Alliance (assurance auto et habitation), La Capitale groupe financier (secteur assurances de personnes), La Capitale groupe financier (secteur assurances de dommages), l'Entraide Assurance, l'Union Canadienne Compagnie d'Assurances, SSQ, Société d'assurance-vie et SSQ, Société d'assurances générales.
Gilles Bernier rappelle que ces entreprises ont récemment lancé le Centre de développement en assurances et services financiers. «Le but de l'implantation d'un tel centre, dit-il, c'est notamment de trouver des moyens efficaces pour que ces acteurs puissent agir ensemble de manière efficace, histoire d'éviter des dédoublements inutiles. En d'autres mots, c'est pour éviter de se piler sur les pieds. D'ailleurs, ce centre veut particulièrement s'attaquer à trois enjeux que ces sièges sociaux ont ciblés.»
Recrutement
Le premier de ces enjeux est le recrutement. Selon la documentation du Centre de développement en assurances et services financiers, ce sont 3 000 nouveaux postes qui seront créés au cours des cinq prochaines années au sein de ces entreprises pour la seule région de Québec Chaudière-Appalaches, dont 40 % de professionnels, sans compter le roulement normal du personnel et les départs à la retraite. Depuis cinq ans, cette filière a déjà réalisé une croissance nette de 2 700 postes.
Les visées expansionnistes de ces entreprises nous conduisent à un autre enjeu de taille: le bilinguisme des professionnels, note M. Bernier. «Vous savez, la croissance de l'industrie de l'assurance se fait principalement au Canada, soit à l'extérieur du Québec. Donc, on s'attend à ce que les employés des sièges sociaux de ces compagnies soient bilingues. Et ce volet nous interpelle à titre d'institution d'enseignement. Les assureurs ont déjà de la difficulté à assurer une offre bilingue avec leurs effectifs sur place; toutefois ces compagnies ont mis en branle des moyens pour améliorer le niveau de bilinguisme de leurs employés.»
Troisième enjeu, celui de l'image. Pour attirer la relève, précise M. Bernier, il faut briser l'image de «"peddler", du porte-à-porte ou du commis voyageur» qui colle «jusqu'à un certain point» à cette industrie. Battre en brèche l'expression «vendeur d'assurance» aussi, peut-être? «Oui c'est ça. Quand ça va bien, vous êtes mon conseiller, et quand ça va mal, vous êtes mon vendeur d'assurance», lance avec un brin d'humour, Gilles Bernier.
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