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Bombardier établira des bureaux pour soutenir ses avions régionaux

Dans la foulée des problèmes de ses avions Q400, Bombardier Aéronautique a annoncé hier l'établissement d'un réseau de bureaux de soutien pour ses appareils régionaux.

Ainsi, après l'ouverture d'un bureau en Chine en 2005 et d'un autre au Japon en août dernier, Bombardier en installera un en Europe, un autre en Asie-Pacifique et un dernier en Amérique du Sud au cours des prochains mois.

«Ça adonne bien d'annoncer ça à ce moment-ci, mais c'est quelque chose qui était prévu depuis longtemps», a déclaré un porte-parole de Bombardier, Marc Duchesne, dans un entretien téléphonique. «On soutient nos appareils, a-t-il ajouté. C'est la preuve tangible qu'on est sur place avec eux pour régler des problèmes et trouver des solutions.»

L'avionneur montréalais évaluera les marchés émergents de l'Inde et de la Russie en vue d'y établir, là aussi, des bureaux de soutien. Les clients nord-américains de Bombardier continueront de traiter avec les bureaux de Montréal et Toronto, qui poursuivront en outre leurs activités de soutien central.

«Au début, les lignes aériennes régionales étaient quasi exclusivement nord-américaines, mais avec les nouveaux marchés qui s'ouvrent, il y a des lignes aériennes en Europe, en Asie et en Amérique du Sud, donc il faut être sur place pour les soutenir ces lignes aériennes qui nous ont acheté des avions», a expliqué le porte-parole.

Dépôt de pièces

Par ailleurs, Bombardier ouvrira plus tard ce mois-ci un dépôt de pièces au Japon. Ces derniers mois, le constructeur avait ouvert de nouveaux dépôts à Chicago et à Francfort. Selon l'entreprise, ces nouveaux dépôts permettront de réduire les délais d'expédition et diminueront les «coûts d'achat globaux» des pièces.

Marc Duchesne, a assuré que la mise sur pied des nouveaux bureaux n'entraînerait pas de suppressions d'emplois au Canada.

Les bureaux de soutien jouent un rôle de premier plan lorsque des accidents surviennent.

Depuis le début de l'année, des biturbopropulseurs Q400 de Bombardier ont connu une succession d'accidents au Japon et en Europe, tous reliés aux trains d'atterrissage. Le mois dernier, le transporteur Scandinavian Airlines (SAS) a définitivement mis au rancart son parc de 27 Q400, invoquant l'inquiétude de ses clients. Les jets régionaux CRJ ont par ailleurs connu des problèmes de volets (une pièce des ailes).

Le journal tokyoïte Asahi Shimbun a rapporté dimanche, d'après l'agence de presse Reuters, que les autorités japonaises étaient susceptibles de conclure qu'une erreur dans le processus de fabrication de Bombardier a conduit à l'atterrissage d'urgence d'un Q400 de All Nippon Airways (ANA), en mars.

Bombardier n'a pas voulu commenter l'information, soulignant que l'enquête n'était pas terminée.

À la Bourse de Toronto, hier, le titre de Bombardier a clôturé à 5,10 $, en baisse de 0,4 %.






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