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La Capitale rejoint la famille Royal LePage

L’indépendance de La Capitale sera conservée.
Photo : Jacques Nadeau
L’indépendance de La Capitale sera conservée.
La Capitale, vendu! Après une campagne de séduction qui a duré plusieurs années, et des pourparlers sérieux qui se sont étalés sur plus d'un an, le propriétaire de l'enseigne Royal LePage a finalement réussi à mettre la main sur le Réseau immobilier La Capitale.

La fiducie de revenu Brookfield Real Estate Services, qui jusqu'à la semaine dernière portait le nom de Royal LePage Franchise Services, a annoncé hier l'acquisition du réseau, qui compte

68 bureaux et 1492 agents immobiliers au Québec. Le montant de la transaction sera dévoilé dans quelques jours.

«Je n'étais pas à la recherche d'un partenaire et je n'étais pas à vendre», a assuré le président-directeur général de La Capitale, Paul Legault, qui demeurera en poste, au cours d'une téléconférence avec les analystes et les investisseurs.

C'est en 2002 que M. Legault a racheté le Réseau immobilier du groupe financier La Capitale. Il était président-directeur général du franchiseur depuis sa fondation, en 1991.

«Pendant des années et des années, les gens de Royal LePage m'ont contacté tellement souvent, a raconté Paul Legault. Ils n'ont jamais abandonné!»

À cela se sont ajoutées des offres d'autres concurrents canadiens et même américains. Longtemps, M. Legault n'a rien voulu entendre, mais il s'est finalement résigné à accepter la proposition de Brookfield, qui garantit l'indépendance de La Capitale. «J'ai dit "Je ne suis pas à vendre et je ne suis pas prêt à prendre ma retraite", mais je ne suis pas certain que je recevrai une autre offre comme celle-là», a expliqué l'homme d'affaires lavallois.

Indépendant

Brookfield sera donc propriétaire de deux enseignes immobilières au Québec, une première au pays.

«Les deux organisations continueront de se faire concurrence pour les meilleurs agents dans le marché et continueront de se différencier en conservant leurs marques distinctives», a affirmé le président et chef de la direction de Brookfield, Phil Soper. Si le regroupement de différentes enseignes au sein d'une seule entreprise est peu répandu au Canada à l'heure actuelle, il est courant ailleurs dans le monde, a-t-il soutenu.

L'indépendance de La Capitale sera telle que le franchiseur pourra continuer de facturer des frais différents de ceux de Royal LePage à ses agents. «Il y a une fierté nationaliste à l'égard des entreprises québécoises à laquelle on ne peut faire écho qu'en ayant une marque québécoise», a avancé M. Soper. La Capitale représentera environ 10 % du chiffre d'affaires de Brookfield, a précisé le dirigeant de l'entreprise torontoise.

Même si elle constitue la plus importante acquisition de l'histoire de Royal LePage/Brookfield, la transaction demeure relativement modeste et n'aura pas à être approuvée par le Bureau de la concurrence, a précisé Phil Soper.

Avec l'acquisition de La Capitale, Brookfield regroupera 15 000 agents immobiliers au Canada, dont 3400 au Québec.

Brookfield promet que la transaction n'entraînera aucune suppression de poste, ni changement à la haute direction. En fait, Paul Legault a toujours l'intention d'ajouter 1000 agents à son réseau d'ici cinq ans. Il a fait remarquer que La Capitale était toujours absente d'une vingtaine de villes québécoises.

La Capitale est le quatrième franchiseur de services immobiliers en importance au Québec et le huitième au Canada.

La transaction doit être bouclée en janvier. Brookfield n'a pas encore décidé si elle financera l'achat en émettant de nouvelles parts, en s'endettant ou en utilisant ses liquidités. L'entreprise espère réaliser d'autres acquisitions, notamment aux États-Unis.

Hier, le titre de Brookfield Real Estate Services Fund est demeuré inchangé à 12,26 $, à la Bourse de Toronto.
 
 
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