Google navigue du côté de la téléphonie
6 novembre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Google et ses partenaires vont lancer un système «ouvert» et gratuit pour les téléphones mobiles.
New York — Le géant Internet Google, avec 33 alliés — constructeurs, opérateurs et développeurs — va lancer un système «ouvert» et gratuit pour téléphones mobiles, une initiative attendue depuis longtemps et qui pourrait donner un coup de fouet à Internet mobile dans le monde.
Google a promis hier la sortie au second semestre 2008 de téléphones bon marché tournant sous ce système, baptisé «Android», et qui sera «ouvert» aux développeurs extérieurs, sur le modèle des logiciels libres comme Linux.
Il comprendra un système d'exploitation (le «moteur» du téléphone), une interface ainsi que des programmes, a précisé le groupe.
Parmi ses alliés figurent les fabricants Motorola, Samsung et HTC, ainsi que les opérateurs américains T-Mobile (Deutsche Telekom) et Sprint Nextel, le japonais NTT DoCoMo, le chinois China Mobile, et en Europe Telecom Italia et Telefonica, mais aussi eBay ou encore Intel et Qualcomm.
Sur ces téléphones, Google pourrait promouvoir ses propres fonctions Internet, comme la recherche, les e-mails Gmail, les cartes ou YouTube, et accroître ses recettes provenant des publicités sur téléphone mobile.
Pas de GPhone
Depuis des mois circulait la rumeur de la sortie prochaine d'un «GPhone» (pour Google Phone). Finalement Google a préféré parier sur un système pouvant être installé sur quantité de modèles.
«Nous n'annonçons pas un Gphone», a lancé le p.-d.g. de Google, Eric Schmidt, au cours d'une conférence hier, «mais quelque chose de bien plus ambitieux: nous espérons qu'Android sera le moteur de milliers de nouveaux téléphones, avec de nouvelles applications que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd'hui».
En pariant sur les développeurs extérieurs, Google choisit une stratégie analogue à celle annoncée la semaine dernière sur les sites de socialisation, où, en alliance avec une vingtaine de grands sites, il a lancé une plate-forme ouverte, où les programmeurs peuvent créer des applications pour tous les participants. «Le meilleur modèle est l'ouverture», a lancé Eric Schmidt hier.
Pour les mobiles, où l'éventail de possibilités reste encore largement inexploré, la plate-forme de Google pourrait faire naître un foisonnement de nouveautés.
Les plates-formes ouvertes sont «une formidable motivation pour nous» a expliqué Max Levchin, p.-d.g. de la société Slide, créatrices de nombreuses applications pour les sites de socialisation Facebook et MySpace et qui souhaite ardemment les transposer sur téléphone mobile.
Si les utilisateurs peuvent espérer de nouvelles fonctions, Google peut, lui, espérer de nouvelles recettes. Certains analystes pronostiquent un jackpot: selon Sandeep Aggarwal, du cabinet Oppenheimer, Google pourrait obtenir des revenus supplémentaires — essentiellement publicitaires — de deux à 4,8 milliards $US par an dans la deuxième et troisième année suivant le lancement des téléphones, et jusqu'à 10 milliards par an au bout de quatre ou cinq ans. Selon lui, Google gagnerait 2 $US à 4 $US par téléphone équipé d'Android, contre environ 19 $US par PC actuellement.
Plus nuancé, Charles Golvin, de Forrester, souligne que «l'impact sera large chez tous les acteurs du mobile, poussant des développeurs innovants à créer des fonctions» mais que «ces téléphones ne représenteront au début qu'une très petite part du marché».
Tous les analystes attendent en tout cas un boom des revenus des publicités sur mobiles, qui devraient décupler d'ici 2011 pour atteindre 14 milliards $US.
Sans oublier que le monde compte déjà trois milliards de téléphones mobiles, dont déjà 35 % à 40 % accèdent à Internet, un pourcentage qui grimpe.
Google pourrait même devenir opérateur mobile: il compte participer à la vente aux enchères de fréquences qu'organisera le gouvernement en janvier aux États-Unis, ce qui pourrait lui permettre de monter son propre réseau de téléphonie mobile.
Google a promis hier la sortie au second semestre 2008 de téléphones bon marché tournant sous ce système, baptisé «Android», et qui sera «ouvert» aux développeurs extérieurs, sur le modèle des logiciels libres comme Linux.
Il comprendra un système d'exploitation (le «moteur» du téléphone), une interface ainsi que des programmes, a précisé le groupe.
Parmi ses alliés figurent les fabricants Motorola, Samsung et HTC, ainsi que les opérateurs américains T-Mobile (Deutsche Telekom) et Sprint Nextel, le japonais NTT DoCoMo, le chinois China Mobile, et en Europe Telecom Italia et Telefonica, mais aussi eBay ou encore Intel et Qualcomm.
Sur ces téléphones, Google pourrait promouvoir ses propres fonctions Internet, comme la recherche, les e-mails Gmail, les cartes ou YouTube, et accroître ses recettes provenant des publicités sur téléphone mobile.
Pas de GPhone
Depuis des mois circulait la rumeur de la sortie prochaine d'un «GPhone» (pour Google Phone). Finalement Google a préféré parier sur un système pouvant être installé sur quantité de modèles.
«Nous n'annonçons pas un Gphone», a lancé le p.-d.g. de Google, Eric Schmidt, au cours d'une conférence hier, «mais quelque chose de bien plus ambitieux: nous espérons qu'Android sera le moteur de milliers de nouveaux téléphones, avec de nouvelles applications que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd'hui».
En pariant sur les développeurs extérieurs, Google choisit une stratégie analogue à celle annoncée la semaine dernière sur les sites de socialisation, où, en alliance avec une vingtaine de grands sites, il a lancé une plate-forme ouverte, où les programmeurs peuvent créer des applications pour tous les participants. «Le meilleur modèle est l'ouverture», a lancé Eric Schmidt hier.
Pour les mobiles, où l'éventail de possibilités reste encore largement inexploré, la plate-forme de Google pourrait faire naître un foisonnement de nouveautés.
Les plates-formes ouvertes sont «une formidable motivation pour nous» a expliqué Max Levchin, p.-d.g. de la société Slide, créatrices de nombreuses applications pour les sites de socialisation Facebook et MySpace et qui souhaite ardemment les transposer sur téléphone mobile.
Si les utilisateurs peuvent espérer de nouvelles fonctions, Google peut, lui, espérer de nouvelles recettes. Certains analystes pronostiquent un jackpot: selon Sandeep Aggarwal, du cabinet Oppenheimer, Google pourrait obtenir des revenus supplémentaires — essentiellement publicitaires — de deux à 4,8 milliards $US par an dans la deuxième et troisième année suivant le lancement des téléphones, et jusqu'à 10 milliards par an au bout de quatre ou cinq ans. Selon lui, Google gagnerait 2 $US à 4 $US par téléphone équipé d'Android, contre environ 19 $US par PC actuellement.
Plus nuancé, Charles Golvin, de Forrester, souligne que «l'impact sera large chez tous les acteurs du mobile, poussant des développeurs innovants à créer des fonctions» mais que «ces téléphones ne représenteront au début qu'une très petite part du marché».
Tous les analystes attendent en tout cas un boom des revenus des publicités sur mobiles, qui devraient décupler d'ici 2011 pour atteindre 14 milliards $US.
Sans oublier que le monde compte déjà trois milliards de téléphones mobiles, dont déjà 35 % à 40 % accèdent à Internet, un pourcentage qui grimpe.
Google pourrait même devenir opérateur mobile: il compte participer à la vente aux enchères de fréquences qu'organisera le gouvernement en janvier aux États-Unis, ce qui pourrait lui permettre de monter son propre réseau de téléphonie mobile.
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