Procès Jitec - Benoît Laliberté suivait fébrilement le cours de l'action
Au moment où il était président de la société informatique Jitec, Benoît Laliberté passait ses journées à suivre fébrilement le cours de l'action de sa société sur le marché boursier. Tout comme son beau-père Joseph Côté, devenu directeur des communications et des relations avec les investisseurs.
«J'ai mentionné à Laliberté que lui, Côté et d'autres passaient trop de temps à suivre la valeur du titre», a indiqué Michel Brown, hier, en Cour du Québec, où Benoît Laliberté doit répondre à 48 chefs d'accusation relativement à des opérations sur les titres de la société Jitec menées au cours de l'année 2000, entre autres.
M. Brown était, en 2000, vice-président des opérations chez Jitec et, à ce titre, responsable de la gestion du personnel. Il est devenu président de l'entreprise par intérim quand le conseil d'administration a fait «beaucoup de pressions» pour que Laliberté démissionne à la suite de «tout ce qui avait été véhiculé dans les journaux», a expliqué M. Brown.
«Le conseil d'administration faisait valoir que Jitec avait besoin d'un président avec de l'expérience pour remettre l'entreprise sur la bonne voie», a avancé M. Brown.
Les médias avaient été alertés par une demande expresse de la Bourse de Montréal pour que Benoît Laliberté fournisse des «détails» sur une entente entre Jitec et Canada Payphone, annoncée précédemment, à défaut de quoi la reprise de la négociation des actions de Jitec en Bourse ne serait pas autorisée.
Dans un communiqué de presse, Jitec prétendait «avoir signé une transaction» pour l'implantation de 45 000 terminaux devant lui rapporter 105 millions de dollars. Dans la mise au point exigée par la Bourse de Montréal, Jitec parlait plutôt d'une «lettre d'entente» et mentionnait que la promotion et la distribution des terminaux en question seraient faites par Canada Payphone.
Des employés de la Bourse de Montréal avaient pourtant servi aux dirigeants de Jitec une mise à garde quand la société était devenue publique. «On nous avait dit que les petites entreprises se cassaient la tête à suivre leurs actions à la journée longue. On nous conseillait de mettre en place un processus d'affaires et de se concentrer sur le plan», a relaté M. Brown.
Outre les informations fausses et trompeuses présentées dans des communiqués de presse, l'Autorité des marchés financiers (AMF) reproche à Laliberté d'avoir profité d'informations privilégiées pour réaliser des opérations sur le titre de Jitec.
Pour ces infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, l'AMF veut obtenir des amendes totalisant 1,7 million.
La juge Céline Lacerte-Lamontagne, de la Cour du Québec, a prévu quatre semaines pour entendre la cause.
C'est en juillet 2000 que les actions de Jitec ont été inscrites à la cote de la Bourse. Laliberté était président de l'entreprise et détenait alors 72 % des actions.
Le cours de l'action de Jitec a éventuellement chuté et l'entreprise a dû déclarer faillite, faisant perdre 60 millions aux investisseurs, perte pour laquelle un recours collectif a été accordé.
«J'ai mentionné à Laliberté que lui, Côté et d'autres passaient trop de temps à suivre la valeur du titre», a indiqué Michel Brown, hier, en Cour du Québec, où Benoît Laliberté doit répondre à 48 chefs d'accusation relativement à des opérations sur les titres de la société Jitec menées au cours de l'année 2000, entre autres.
M. Brown était, en 2000, vice-président des opérations chez Jitec et, à ce titre, responsable de la gestion du personnel. Il est devenu président de l'entreprise par intérim quand le conseil d'administration a fait «beaucoup de pressions» pour que Laliberté démissionne à la suite de «tout ce qui avait été véhiculé dans les journaux», a expliqué M. Brown.
«Le conseil d'administration faisait valoir que Jitec avait besoin d'un président avec de l'expérience pour remettre l'entreprise sur la bonne voie», a avancé M. Brown.
Les médias avaient été alertés par une demande expresse de la Bourse de Montréal pour que Benoît Laliberté fournisse des «détails» sur une entente entre Jitec et Canada Payphone, annoncée précédemment, à défaut de quoi la reprise de la négociation des actions de Jitec en Bourse ne serait pas autorisée.
Dans un communiqué de presse, Jitec prétendait «avoir signé une transaction» pour l'implantation de 45 000 terminaux devant lui rapporter 105 millions de dollars. Dans la mise au point exigée par la Bourse de Montréal, Jitec parlait plutôt d'une «lettre d'entente» et mentionnait que la promotion et la distribution des terminaux en question seraient faites par Canada Payphone.
Des employés de la Bourse de Montréal avaient pourtant servi aux dirigeants de Jitec une mise à garde quand la société était devenue publique. «On nous avait dit que les petites entreprises se cassaient la tête à suivre leurs actions à la journée longue. On nous conseillait de mettre en place un processus d'affaires et de se concentrer sur le plan», a relaté M. Brown.
Outre les informations fausses et trompeuses présentées dans des communiqués de presse, l'Autorité des marchés financiers (AMF) reproche à Laliberté d'avoir profité d'informations privilégiées pour réaliser des opérations sur le titre de Jitec.
Pour ces infractions à la Loi sur les valeurs mobilières du Québec, l'AMF veut obtenir des amendes totalisant 1,7 million.
La juge Céline Lacerte-Lamontagne, de la Cour du Québec, a prévu quatre semaines pour entendre la cause.
C'est en juillet 2000 que les actions de Jitec ont été inscrites à la cote de la Bourse. Laliberté était président de l'entreprise et détenait alors 72 % des actions.
Le cours de l'action de Jitec a éventuellement chuté et l'entreprise a dû déclarer faillite, faisant perdre 60 millions aux investisseurs, perte pour laquelle un recours collectif a été accordé.
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