Le pétrole touche 90 $US à Londres
Le brut dépasse les 93 $US à New York
30 octobre 2007
Actualités économiques
New York — Les prix du pétrole ont atteint hier 90 $US à Londres et dépassé les 93 $US à New York, l'annonce d'une réduction temporaire de la production mexicaine s'étant ajoutée à une liste déjà fournie de facteurs haussiers: stocks mondiaux bas, montée des périls géopolitiques et dollar en berne.
À New York, le baril de light sweet crude pour livraison en décembre a pris 1,67 $US pour terminer à 93,53 $US, un record de clôture. Peu avant, il s'était hissé jusqu'à 93,80 $US, un nouveau record absolu.
À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a touché pour la première fois de son histoire le seuil symbolique des 90 $US et est monté jusqu'au record de 90,49 $US. Le baril pour livraison en décembre a terminé la séance en hausse de 1,63 $US, à 90,32 $US.
«Les gains substantiels, de plus de sept dollars depuis la clôture de mardi, et l'impressionnante série de nouveaux records reflètent la dynamique croissante d'un marché où les nouvelles qui affluent demeurent très haussières», ont estimé les analystes de la banque Barclays.
Dimanche, la compagnie nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé en effet qu'elle réduisait de 600 000 barils par jour sa production à cause du mauvais temps. Une nouvelle tempête tropicale, baptisée Noël, traverse actuellement les Grandes Antilles et fait craindre des dégâts sur les nombreuses infrastructures pétrolières du golfe du Mexique.
Bien que la Pemex ait annoncé une reprise de la production dès que la météo le permettrait, cette annonce «ajoute sans doute au malaise entourant l'offre» mondiale de brut, ont précisé les analystes de Barclays Capital.
Le niveau très bas des stocks mondiaux avant l'hiver continue en effet d'inquiéter les investisseurs. Aux États-Unis, les réserves de brut sont par exemple de 5,9 % inférieures à leur niveau de l'an dernier.
Tensions politiques
Par ailleurs, les prix sont poussés par une montée des tensions politiques au Moyen-Orient et en Afrique.
Le marché s'inquiète des conséquences d'une possible intervention de la Turquie dans le nord de l'Irak contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cette éventualité s'est renforcée après l'échec vendredi de pourparlers turco-irakiens à Ankara. La Turquie lancera une opération «quand ce sera nécessaire», a averti samedi le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, excédé par les appels à la retenue des États-Unis.
Il doit rencontrer jeudi la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, qui fera escale à Ankara.
Les opérateurs s'inquiètent également du regain de tensions entre l'Iran, (quatrième producteur mondial d'or noir) et les États-Unis à propos du programme controversé d'enrichissement nucléaire iranien. Jeudi, l'administration Bush a infligé de nouvelles sanctions au régime islamique.
«Ces nouvelles sanctions américaines renforcent les doutes quant à la possibilité d'une issue diplomatique au problème du nucléaire iranien», soulignent les analystes de Barclays.
Hier, un haut responsable des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, a averti que les miliciens islamistes pourraient lancer des opérations suicide dans le Golfe.
Troisième foyer de tensions, le Nigeria, premier producteur de brut africain, a vu les violences monter d'un cran la semaine dernière, avec l'enlèvement de six étrangers et l'attaque d'une installation pétrolière offshore, revendiqués hier par le MEND (Mouvement d'émancipation du delta du Niger), principal groupe de militants séparatistes de la région.
Dernier ingrédient du cocktail haussier, la baisse continue du dollar, tombé hier à 1,4438 $US contre un euro, stimule la demande d'or noir: les investisseurs hors zone dollar en profitent pour remplir leurs portefeuilles de matières premières libellées en dollars.
À New York, le baril de light sweet crude pour livraison en décembre a pris 1,67 $US pour terminer à 93,53 $US, un record de clôture. Peu avant, il s'était hissé jusqu'à 93,80 $US, un nouveau record absolu.
À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a touché pour la première fois de son histoire le seuil symbolique des 90 $US et est monté jusqu'au record de 90,49 $US. Le baril pour livraison en décembre a terminé la séance en hausse de 1,63 $US, à 90,32 $US.
«Les gains substantiels, de plus de sept dollars depuis la clôture de mardi, et l'impressionnante série de nouveaux records reflètent la dynamique croissante d'un marché où les nouvelles qui affluent demeurent très haussières», ont estimé les analystes de la banque Barclays.
Dimanche, la compagnie nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé en effet qu'elle réduisait de 600 000 barils par jour sa production à cause du mauvais temps. Une nouvelle tempête tropicale, baptisée Noël, traverse actuellement les Grandes Antilles et fait craindre des dégâts sur les nombreuses infrastructures pétrolières du golfe du Mexique.
Bien que la Pemex ait annoncé une reprise de la production dès que la météo le permettrait, cette annonce «ajoute sans doute au malaise entourant l'offre» mondiale de brut, ont précisé les analystes de Barclays Capital.
Le niveau très bas des stocks mondiaux avant l'hiver continue en effet d'inquiéter les investisseurs. Aux États-Unis, les réserves de brut sont par exemple de 5,9 % inférieures à leur niveau de l'an dernier.
Tensions politiques
Par ailleurs, les prix sont poussés par une montée des tensions politiques au Moyen-Orient et en Afrique.
Le marché s'inquiète des conséquences d'une possible intervention de la Turquie dans le nord de l'Irak contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Cette éventualité s'est renforcée après l'échec vendredi de pourparlers turco-irakiens à Ankara. La Turquie lancera une opération «quand ce sera nécessaire», a averti samedi le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, excédé par les appels à la retenue des États-Unis.
Il doit rencontrer jeudi la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, qui fera escale à Ankara.
Les opérateurs s'inquiètent également du regain de tensions entre l'Iran, (quatrième producteur mondial d'or noir) et les États-Unis à propos du programme controversé d'enrichissement nucléaire iranien. Jeudi, l'administration Bush a infligé de nouvelles sanctions au régime islamique.
«Ces nouvelles sanctions américaines renforcent les doutes quant à la possibilité d'une issue diplomatique au problème du nucléaire iranien», soulignent les analystes de Barclays.
Hier, un haut responsable des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, a averti que les miliciens islamistes pourraient lancer des opérations suicide dans le Golfe.
Troisième foyer de tensions, le Nigeria, premier producteur de brut africain, a vu les violences monter d'un cran la semaine dernière, avec l'enlèvement de six étrangers et l'attaque d'une installation pétrolière offshore, revendiqués hier par le MEND (Mouvement d'émancipation du delta du Niger), principal groupe de militants séparatistes de la région.
Dernier ingrédient du cocktail haussier, la baisse continue du dollar, tombé hier à 1,4438 $US contre un euro, stimule la demande d'or noir: les investisseurs hors zone dollar en profitent pour remplir leurs portefeuilles de matières premières libellées en dollars.
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