La Bourse de Montréal entend se relever rapidement de la crise du crédit
La Bourse de Montréal croit pouvoir se sortir rapidement de la stagnation de ses volumes de transactions causée par l'actuelle crise des liquidités.
«Après toutes les crises financières majeures, les grands bénéficiaires des retombées positives ont été les places boursières, plus particulièrement celles où se transigent les produits dérivés», a soutenuhier le président et chef de la direction de l'institution montréalaise, Luc Bertrand, lors d'une téléconférence.
Selon lui, le contrat sur taux d'intérêt à court terme de la Bourse, le BAX, est très bien placé pour profiter d'un éventuel rebond. «Le modèle d'affaires que l'équipe de la Bourse de Montréal a mis en place est très robuste», a assuré M. Bertrand.
À son troisième trimestre, le volume de négociation du BAX a connu une chute de 24 %. L'activité des dérivés sur indice, des dérivés sur action et du contrat à terme sur obligations du gouvernement du Canada ont échappé au marasme avec des progressions de 32, 26 et 16 % respectivement. La hausse globale des volumes a toutefois été marginale, atteignant à peine 2 %. Les revenus, eux, ont crû d'un maigre 1 % pour s'élever à 20,1 millions.
Malgré tout, le bénéfice net de la Bourse a augmenté de 17 % pour atteindre 6,9 millions (23 ¢ par action), comparativement à 5,9 millions à la même période l'an dernier. N'eût été le paiement d'une indemnité de résiliation non récurrente de 1,3 million à un fournisseur européen, ATOS Euronext, la hausse des profits aurait été de 34 %.
Dans les circonstances, c'est surtout la participation de 31 % de la Bourse dans la Boston Stock Exchange (BOX), dont les volumes ont crû de 69 %, qui a permis de maintenir le navire à flot. La BOX a apporté une contribution de 1,1 million aux profits de l'institution.
Dans une note publiée hier, l'analyste John Reucassel, de BMO Marché des capitaux, s'est demandé si la croissance de la BOX était soutenable à long terme. Mais pour Hugues Dubeau, de Dubeau Capital, l'objectif de la BOX d'occuper 10 % du marché des produits dérivés aux États-Unis est tout à fait réaliste. La part de marché de la BOX oscille entre 5 et 7 %. L'intention de la Bourse de Montréal d'augmenter à 53 % sa participation dans la BOX est de bon augure, selon lui. M. Dubeau se montre par ailleurs optimiste quant au rétablissement des volumes sur le marché canadien. Il ne s'inquiète pas outre mesure du fait que la Bourse de Toronto ait subtilisé à Montréal l'indice S&P 60 pour établir son propre marché des dérivés, en 2009.
Luc Bertrand n'a pas voulu dire hier s'il entendait relancer les pourparlers de fusion avec la Bourse de Toronto, avortés il y a quelques mois.
Le p.-d.g. s'est d'autre part dit «relativement bien confiant» que le gouvernement fédéral dévoile d'ici la fin de l'année les règles qui permettront le lancement du Marché climatique de Montréal. Il n'a toutefois pas exclu un report si Ottawa devait se faire attendre. Pour l'instant, l'ouverture de cette Bourse du carbone est prévue pour le début 2008.
«Après toutes les crises financières majeures, les grands bénéficiaires des retombées positives ont été les places boursières, plus particulièrement celles où se transigent les produits dérivés», a soutenuhier le président et chef de la direction de l'institution montréalaise, Luc Bertrand, lors d'une téléconférence.
Selon lui, le contrat sur taux d'intérêt à court terme de la Bourse, le BAX, est très bien placé pour profiter d'un éventuel rebond. «Le modèle d'affaires que l'équipe de la Bourse de Montréal a mis en place est très robuste», a assuré M. Bertrand.
À son troisième trimestre, le volume de négociation du BAX a connu une chute de 24 %. L'activité des dérivés sur indice, des dérivés sur action et du contrat à terme sur obligations du gouvernement du Canada ont échappé au marasme avec des progressions de 32, 26 et 16 % respectivement. La hausse globale des volumes a toutefois été marginale, atteignant à peine 2 %. Les revenus, eux, ont crû d'un maigre 1 % pour s'élever à 20,1 millions.
Malgré tout, le bénéfice net de la Bourse a augmenté de 17 % pour atteindre 6,9 millions (23 ¢ par action), comparativement à 5,9 millions à la même période l'an dernier. N'eût été le paiement d'une indemnité de résiliation non récurrente de 1,3 million à un fournisseur européen, ATOS Euronext, la hausse des profits aurait été de 34 %.
Dans les circonstances, c'est surtout la participation de 31 % de la Bourse dans la Boston Stock Exchange (BOX), dont les volumes ont crû de 69 %, qui a permis de maintenir le navire à flot. La BOX a apporté une contribution de 1,1 million aux profits de l'institution.
Dans une note publiée hier, l'analyste John Reucassel, de BMO Marché des capitaux, s'est demandé si la croissance de la BOX était soutenable à long terme. Mais pour Hugues Dubeau, de Dubeau Capital, l'objectif de la BOX d'occuper 10 % du marché des produits dérivés aux États-Unis est tout à fait réaliste. La part de marché de la BOX oscille entre 5 et 7 %. L'intention de la Bourse de Montréal d'augmenter à 53 % sa participation dans la BOX est de bon augure, selon lui. M. Dubeau se montre par ailleurs optimiste quant au rétablissement des volumes sur le marché canadien. Il ne s'inquiète pas outre mesure du fait que la Bourse de Toronto ait subtilisé à Montréal l'indice S&P 60 pour établir son propre marché des dérivés, en 2009.
Luc Bertrand n'a pas voulu dire hier s'il entendait relancer les pourparlers de fusion avec la Bourse de Toronto, avortés il y a quelques mois.
Le p.-d.g. s'est d'autre part dit «relativement bien confiant» que le gouvernement fédéral dévoile d'ici la fin de l'année les règles qui permettront le lancement du Marché climatique de Montréal. Il n'a toutefois pas exclu un report si Ottawa devait se faire attendre. Pour l'instant, l'ouverture de cette Bourse du carbone est prévue pour le début 2008.
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