mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Air France et Delta s'arment en vue de la bataille du ciel transatlantique

20 octobre 2007  Actualités économiques
L’aéroport Londres-Heathrow, dont le lucratif trafic était dominé jusqu’ici par British Airways, sera ouvert à tous à compter d’avril.
Photo : Agence France-Presse
L’aéroport Londres-Heathrow, dont le lucratif trafic était dominé jusqu’ici par British Airways, sera ouvert à tous à compter d’avril.
Roissy — Les compagnies aériennes Air France et Delta ont fourbi leurs armes avant l'ouverture du ciel en avril prochain entre l'UE et les États-Unis, en créant mercredi une société commune portant sur le partage des recettes et des coûts de leurs lignes transatlantiques.

Membres fondateurs de l'alliance commerciale Skyteam lancée il y a sept ans, les deux partenaires se préparent ainsi à la libéralisation du trafic aérien entre l'Europe et les États-Unis.

«C'est une étape très importante dans notre partenariat», a souligné le patron d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, lors d'une conférence de presse commune à Roissy. «Les possibilités de croissance de cet accord sont significatives», a renchéri le président de Delta, Richard Anderson.

Deux étapes

Le joint-venture se fera en deux étapes. D'avril 2008 à mars 2010, son périmètre géographique comprendra les vols transatlantiques sans escale, exploités par Air France et Delta entre Roissy, Orly et Lyon d'une part, Atlanta, Cincinnati, New York, Salt Lake City d'autre part.

Il inclura également les vols des deux compagnies entre les États-Unis et l'aéroport Londres-Heathrow, dont le lucratif trafic était dominé jusqu'ici par leur rivale British Airways, mais qui sera ouvert à tous à compter d'avril. À partir de cet aéroport, Air France compte ainsi exploiter un vol par jour à destination de Los Angeles, Delta un à destination d'Atlanta et deux à destination de New York-JFK.

Le nombre de vols transatlantiques quotidiens par Air France et Delta passera, à l'été 2008, de 11 à 19. Les deux compagnies offriront au total plus de 4500 sièges transatlantiques tous les jours, soit une augmentation de 45 %.

Pour cette première étape, elles estiment le chiffre d'affaires du joint-venture à 1,5 milliard $US.

«C'est intéressant pour l'une et l'autre. Elles profitent de l'assise de chacune sur leur marché domestique et gagnent ainsi facilement des parts de marché», a observé un analyste. Il y voit en outre pour Air France un avantage supplémentaire: «Delta, qui sort du chapitre 11 [la loi sur les faillites américaines] avait pour axe de renaissance le développement du long courrier au détriment du trafic domestique. Cette société commune permet à Air France de contrôler les capacités de Delta et de bénéficier de son agressivité commerciale.»

Dans un deuxième temps, à partir d'avril 2010, l'accord sera étendu à toutes les routes transatlantiques d'Air France et de Delta entre l'Europe, le bassin méditerranéen d'une part, les États-Unis, le Canada et le Mexique d'autre part, ainsi qu'aux vols entre Los Angeles et Tahiti. La société commune devrait alors générer un chiffre d'affaires de plus de huit milliards $US.

L'ambition de Delta et d'Air France est également d'étendre cette société commune aux compagnies hollandaise KLM et américaine Northwest, déjà partenaires dans un joint-venture sur les vols transatlantiques et également membres de l'alliance Skyteam.

S'ils obtiennent du département américain des Transports une immunité antitrust élargie, qu'ils ont sollicitée fin juin, ils mettront en oeuvre cette société commune à quatre visant à intégrer l'ensemble de leurs opérations transatlantiques.

«Nous espérons avoir la réponse à l'été 2008. Nous commencerons alors les discussions», a déclaré M. Spinetta. «Nous nous attendons à obtenir un feu vert des autorités», a dit M. Anderson. De cette société commune avec Delta, M. Spinetta espère des répercussions positives sur les résultats d'Air France de plusieurs dizaines de millions d'euros dès 2008.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009