Endettés sans inquiétude
Photo : Agence Reuters
Alors que l’endettement des ménages canadiens a progressé de 4,7 % en moyenne annuellement au cours des 30 dernières années, le taux d’épargne personnelle baisse depuis le début des années 1980.
Toronto — L'Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA-Canada) soutient que bon nombre de Canadiens ne sont pas conscients de leur endettement et que l'épargne ne représente pas une priorité à leurs yeux.
Un répondant sur cinq à un sondage réalisé auprès des consommateurs et commandité par l'association a indiqué qu'il ne pourrait régler une dépense imprévue de 5000 $. Aussi, 25 % ont indiqué qu'ils ne pratiquaient aucune forme d'épargne, pas même en prévision de la retraite.
L'endettement des ménages, souligne CGA-Canada, a progressé de 4,7 % en moyenne annuellement au cours des 30 dernières années, soit plus rapidement que la croissance de leur revenu disponible et de leur actif ainsi que du produit intérieur brut.
En outre, le taux d'épargne personnelle baisse depuis le début des années 1980, ayant reculé d'un sommet de 20 % atteint en 1982 jusqu'à un creux de 1,2 % atteint en 2005. Selon l'association, ce recul est principalement attribué à cinq facteurs, soit l'appréciation de la valeur des maisons, qui contribue à la hausse de la valeur nette des ménages; à la faiblesse des taux d'intérêt, qui rend l'épargne moins attrayante et les coûts d'emprunt plus faciles à assumer; au vieillissement de la population, qui amène la désépargne des fonds de retraite; au rythme de croissance lent des revenus personnels, qui réduit la disponibilité des fonds une fois effectuées les dépenses de consommation; et à l'accessibilité accrue au crédit, qui atténue le besoin d'épargner en vue de se protéger.
Un répondant sur cinq à un sondage réalisé auprès des consommateurs et commandité par l'association a indiqué qu'il ne pourrait régler une dépense imprévue de 5000 $. Aussi, 25 % ont indiqué qu'ils ne pratiquaient aucune forme d'épargne, pas même en prévision de la retraite.
L'endettement des ménages, souligne CGA-Canada, a progressé de 4,7 % en moyenne annuellement au cours des 30 dernières années, soit plus rapidement que la croissance de leur revenu disponible et de leur actif ainsi que du produit intérieur brut.
En outre, le taux d'épargne personnelle baisse depuis le début des années 1980, ayant reculé d'un sommet de 20 % atteint en 1982 jusqu'à un creux de 1,2 % atteint en 2005. Selon l'association, ce recul est principalement attribué à cinq facteurs, soit l'appréciation de la valeur des maisons, qui contribue à la hausse de la valeur nette des ménages; à la faiblesse des taux d'intérêt, qui rend l'épargne moins attrayante et les coûts d'emprunt plus faciles à assumer; au vieillissement de la population, qui amène la désépargne des fonds de retraite; au rythme de croissance lent des revenus personnels, qui réduit la disponibilité des fonds une fois effectuées les dépenses de consommation; et à l'accessibilité accrue au crédit, qui atténue le besoin d'épargner en vue de se protéger.
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