Le brut termine au-dessus de 86 $US à New York
16 octobre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Des gardes villageois reçoivent leur armement de soldats de l’armée turque. Les villages près de la frontière irakienne sont sur un pied d’alerte à mesure que se précisent les possibilités d’intervention turque en Irak. Ces tensions alimente
New York — Les prix du pétrole brut ont bondi hier à New York, clôturant au-dessus de 86 $US le baril pour la première fois, la montée des tensions autour de la frontière turco-irakienne alimentant une nouvelle flambée des cours.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a bondi de 2,44 $US pour terminer à 86,13 $US, un record de clôture.
Hier, les cours ont vivement progressé, franchissant pour la première fois le seuil de 85 $US lors des échanges électroniques de pré-séance, puis celui de 86 $US en début d'après-midi. Le baril est monté au niveau jamais observé de 86,22 $US, effaçant de plus de 2 $US sa précédente marque de référence qui remontait au 20 septembre (84,10 $US).
Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a également été propulsé à des niveaux records, bien au-delà de 82 $US (82,87 $US), alors que son précédent record était de 81,05 $US fin septembre.
Cette vive poussée des cours a notamment été alimentée par l'instabilité croissante se développant autour de la frontière entre la Turquie et l'Irak. «Si la Turquie intervient militairement en Irak contre les rebelles kurdes, il est craint que cela déstabilise le nord de l'Irak, une région a priori relativement calme. Cela augmenterait ainsi la menace qui pèse sur la production de pétrole dans la région», a expliqué John Kilduff, analyste de MF Global.
Les tensions entre la Turquie et les rebelles séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont trouvé refuge dans le nord de l'Irak, se sont intensifiées, avec l'envoi hier par Ankara au Parlement turc d'un texte de motion portant sur une incursion militaire dans le nord de l'Irak. Or cette zone se trouve sur le passage d'un oléoduc, qui apporte le pétrole extrait des champs de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, jusqu'au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée.
Mais selon Eric Wittenauer, analyste d'AG Edwards, ce vif mouvement des cours du brut est d'abord dû à «l'argent de fonds arrivant sur le marché».
Après avoir déserté les marchés de matières premières pendant la crise financière d'août, les fonds spéculateurs, alléchés par de nouveaux records, renforcent leurs positions, ce qui amplifie les mouvements du marché.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en novembre a bondi de 2,44 $US pour terminer à 86,13 $US, un record de clôture.
Hier, les cours ont vivement progressé, franchissant pour la première fois le seuil de 85 $US lors des échanges électroniques de pré-séance, puis celui de 86 $US en début d'après-midi. Le baril est monté au niveau jamais observé de 86,22 $US, effaçant de plus de 2 $US sa précédente marque de référence qui remontait au 20 septembre (84,10 $US).
Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a également été propulsé à des niveaux records, bien au-delà de 82 $US (82,87 $US), alors que son précédent record était de 81,05 $US fin septembre.
Cette vive poussée des cours a notamment été alimentée par l'instabilité croissante se développant autour de la frontière entre la Turquie et l'Irak. «Si la Turquie intervient militairement en Irak contre les rebelles kurdes, il est craint que cela déstabilise le nord de l'Irak, une région a priori relativement calme. Cela augmenterait ainsi la menace qui pèse sur la production de pétrole dans la région», a expliqué John Kilduff, analyste de MF Global.
Les tensions entre la Turquie et les rebelles séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont trouvé refuge dans le nord de l'Irak, se sont intensifiées, avec l'envoi hier par Ankara au Parlement turc d'un texte de motion portant sur une incursion militaire dans le nord de l'Irak. Or cette zone se trouve sur le passage d'un oléoduc, qui apporte le pétrole extrait des champs de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, jusqu'au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée.
Mais selon Eric Wittenauer, analyste d'AG Edwards, ce vif mouvement des cours du brut est d'abord dû à «l'argent de fonds arrivant sur le marché».
Après avoir déserté les marchés de matières premières pendant la crise financière d'août, les fonds spéculateurs, alléchés par de nouveaux records, renforcent leurs positions, ce qui amplifie les mouvements du marché.
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