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Perspectives - Une caisse interventionniste?

L'ADQ fait un virage à 180 degrés. Elle avait pourtant appuyé le changement du mandat de la Caisse de dépôt par le gouvernement Charest. Voilà que le chef de l'opposition officielle s'ennuie aujourd'hui de l'époque où l'interventionnisme de cette institution avait pour conséquence d'amputer la valeur des titres québécois d'une «prime Québec».
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  • Roland Berger - Abonné
    11 octobre 2007 09 h 06
    Le scandale est ailleurs
    Si j'ai bien compris le propose de M. Bérubé, la caisse de dépôt doit se comporter comme n'importe quel entreprise de placement privée tout en versant quelques larmes lorsqu'un joyau de l'économie québécoise passe entre les mains d'entreprises étrangères. Le scandale ne tient pas à la charte de la caisse de dépôt mais à l'absence d'un outil légal pouvant empêchant de telles transactions. L'argument qui veut que des entreprises québécoises achètent des entreprises étrangères ne tient pas la route. Ce mouvement néolibéral fait que les décisions concernant le sort des employés de ces entreprises, québécoises ou étrangères, se prennent de plus en plus loin de leurs conditions réelles de travail, des décisions chirurgicales, pourrait-on dire, avec anesthésie à l'appui.
    Roland Berger
    London, Ontario
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