Dominique Strauss-Kahn donne la priorité à la réforme des quotes-parts au FMI
2 octobre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Dominique Strauss-Kahn donnait hier sa première conférence de presse depuis son élection à la tête du FMI.
Paris — Le Français Dominique Strauss-Kahn, qui accédera début novembre à la tête du Fonds monétaire international (FMI), a évoqué hier les grandes lignes de la réforme qu'il entend mener au sein de l'institution en crise, pour lui permettre notamment de mieux représenter ses pays membres.
Désigné vendredi pour succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire, il n'a pas décliné de calendrier d'action, affirmant simplement que la réforme des quotes-parts, qui vise à donner une meilleure représentativité aux pays émergents, devait être menée «le plus rapidement possible».
Lors de sa première conférence de presse depuis son élection, M. Strauss-Kahn a rappelé que Rodrigo Rato était «encore en discussions» avec les pays membres à ce sujet et a dit avoir «bon espoir» qu'il «puisse faire avancer les choses d'ici la fin du mois d'octobre».
Le FMI, qui tient son assemblée d'automne à Washington entre le 19 et le 21 octobre, est confronté à une crise de légitimité alors que les pays en développement, notamment la Chine, l'Inde ou le Brésil, ne s'y estiment pas suffisamment représentés vu leur poids grandissant dans l'économie mondiale.
Selon «DSK», l'Europe et la Russie en particulier devront abandonner un peu de leurs quotes-parts au profit d'autres pays. Il soutient aussi un système de double majorité de quotes-parts et de pays, ainsi qu'une diversification géographique du personnel du Fonds.
Dans un entretien au Monde, il affirme aussi que «l'accord tacite entre les Américains, qui se réservent la direction de la Banque mondiale, et les Européens, qui placent un des leurs à la tête du FMI, n'a plus de raison d'être».
Le dernier
Il pourrait donc être le dernier Européen à diriger le Fonds, si les Américains renoncent aussi à leur prééminence sur la Banque mondiale (BM), institution soeur également née des accords de Bretton-Woods en 1944.
Le FMI traverse aussi une crise de financement, de moins en moins de pays ont recours à ses prêts, en raison de la forte croissance de l'économie mondiale depuis plus de cinq ans, et doit trouver de nouvelles sources de revenus.
À propos de l'éventuelle vente d'une partie des réserves d'or du Fonds, dont il a discuté «avec les ministres des Finances et les banquiers centraux» des pays qu'il a visités au cours de sa campagne, elle «ne pose pas vraiment problème [...] mais n'est pas la solution».
Le Fonds doit aussi «organiser une réduction de ses dépenses», a-t-il affirmé, sans se prononcer sur d'éventuelles réductions d'effectifs au siège de Washington.
La candidature de M. Strauss-Kahn a été lancée au début de l'été par le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, puis largement relayée par le président français, Nicolas Sarkozy. Ces appuis lui ont permis de devenir le candidat de l'Union européenne, puis de gagner la bénédiction de Washington.
Il a d'ailleurs salué pendant la conférence l'aide de l'exécutif français. Quant à son entretien avec M. Sarkozy, il a été «cordial», a-t-il précisé.
Vendredi, Nicolas Sarkozy avait été l'un des premiers à réagir à l'élection de M. Strauss-Kahn, saluant «une grande victoire pour la diplomatie française».
Désigné vendredi pour succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire, il n'a pas décliné de calendrier d'action, affirmant simplement que la réforme des quotes-parts, qui vise à donner une meilleure représentativité aux pays émergents, devait être menée «le plus rapidement possible».
Lors de sa première conférence de presse depuis son élection, M. Strauss-Kahn a rappelé que Rodrigo Rato était «encore en discussions» avec les pays membres à ce sujet et a dit avoir «bon espoir» qu'il «puisse faire avancer les choses d'ici la fin du mois d'octobre».
Le FMI, qui tient son assemblée d'automne à Washington entre le 19 et le 21 octobre, est confronté à une crise de légitimité alors que les pays en développement, notamment la Chine, l'Inde ou le Brésil, ne s'y estiment pas suffisamment représentés vu leur poids grandissant dans l'économie mondiale.
Selon «DSK», l'Europe et la Russie en particulier devront abandonner un peu de leurs quotes-parts au profit d'autres pays. Il soutient aussi un système de double majorité de quotes-parts et de pays, ainsi qu'une diversification géographique du personnel du Fonds.
Dans un entretien au Monde, il affirme aussi que «l'accord tacite entre les Américains, qui se réservent la direction de la Banque mondiale, et les Européens, qui placent un des leurs à la tête du FMI, n'a plus de raison d'être».
Le dernier
Il pourrait donc être le dernier Européen à diriger le Fonds, si les Américains renoncent aussi à leur prééminence sur la Banque mondiale (BM), institution soeur également née des accords de Bretton-Woods en 1944.
Le FMI traverse aussi une crise de financement, de moins en moins de pays ont recours à ses prêts, en raison de la forte croissance de l'économie mondiale depuis plus de cinq ans, et doit trouver de nouvelles sources de revenus.
À propos de l'éventuelle vente d'une partie des réserves d'or du Fonds, dont il a discuté «avec les ministres des Finances et les banquiers centraux» des pays qu'il a visités au cours de sa campagne, elle «ne pose pas vraiment problème [...] mais n'est pas la solution».
Le Fonds doit aussi «organiser une réduction de ses dépenses», a-t-il affirmé, sans se prononcer sur d'éventuelles réductions d'effectifs au siège de Washington.
La candidature de M. Strauss-Kahn a été lancée au début de l'été par le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, puis largement relayée par le président français, Nicolas Sarkozy. Ces appuis lui ont permis de devenir le candidat de l'Union européenne, puis de gagner la bénédiction de Washington.
Il a d'ailleurs salué pendant la conférence l'aide de l'exécutif français. Quant à son entretien avec M. Sarkozy, il a été «cordial», a-t-il précisé.
Vendredi, Nicolas Sarkozy avait été l'un des premiers à réagir à l'élection de M. Strauss-Kahn, saluant «une grande victoire pour la diplomatie française».
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