Wall Street oublie la crise et renoue avec les records
2 octobre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le Dow Jones, qui regroupe les 30 valeurs-vedettes de la place new-yorkaise, a clôturé hier sur un record à 14 087,55 points, effaçant des tablettes son précédent plus haut niveau, inscrit le 17 juillet à 14 021,95 points. À Toronto, l’indice S
New York — Wall Street laisse derrière elle les turbulences de l'été et atteint de nouveaux sommets, avec le sentiment que le pire de la crise du marché hypothécaire appartient désormais au passé.
Hier, les indices boursiers américains ont tous eu le vent en poupe: le Dow Jones, qui regroupe les 30 valeurs-vedettes de la place new-yorkaise, a clôturé sur un record à 14 087,55 points, effaçant des tablettes son précédent plus haut niveau, inscrit le 17 juillet à 14 021,95 points.
En séance, il a dépassé les 14 100 points, à 14 115,51 points.
L'indice Standard and Poor's 500, plus large, donc plus représentatif, a fini à moins de six points de son plus haut (1553,08 points), à 1547,04 points. L'indice Nasdaq a pour sa part retrouvé des niveaux qu'il n'avait plus touchés depuis 2001, à 2740,99 points (+1,46 %).
L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a gagné 101,69 points, à 14 200,58. Il demeure à 400 points du record établi le 19 juillet. La Bourse de croissance TSX a perdu 19,9 points à 2972,66.
Le dollar canadien dépasse toujours la devise américaine. Il a gagné 0,35 ¢US, à 100,87 ¢US.
Pour Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald, cette vitalité retrouvée si tôt après les turbulences de l'été, n'est pas «surprenante».
«Nous avons eu un bon mois de septembre en dépit du credit crunch [restriction brutale de l'offre de crédit entre banques]. Les investisseurs ont décidé de lire au-delà des mauvais chiffres», explique-t-il.
Pour le quatrième trimestre, «ils s'attardent sur les perspectives des grosses banques. Or celles-ci nous disent qu'il faut ranger les problèmes liés au subprime au passé et regarder devant nous désormais», explique-t-il, en référence à la banque Citigroup qui, après ses déconvenues du troisième trimestre, dit s'attendre à «un retour à la normale» au quatrième.
Les investisseurs parient d'ores et déjà sur un «excellent» quatrième trimestre par rapport au troisième, qui s'est soldé, malgré la tempête financière de l'été et la montée des craintes liées à l'immobilier, par une progression de 3,6 % du Dow Jones, de 1,6% du S&P 500 et de 3,8 % du Nasdaq.
Après un premier recul en août, lié à la crise hypothécaire, l'horizon de Wall Street avait continué de s'assombrir avec la publication des indicateurs macroéconomiques esquissant une récession de l'économie américaine.
Mais le 18 septembre, la banque centrale américaine (Fed) volait à son secours en baissant d'un demi-point son principal taux directeur, en mettant en avant les risques de contagions de la crise à l'économie «réelle».
Désormais, toute nouvelle donnée macroéconomique un peu faible ravive les rumeurs sur un nouvel assouplissement monétaire d'ici la fin de l'année. Cela a été le cas hier avec la publication de l'indice ISM sur l'activité du secteur industriel, qui a baissé à 52 % en septembre contre 52,9 % en août.
«Le risque d'un ralentissement prononcé de la conjoncture est important. La Fed [...] pourrait se montrer plus agressive encore dans la baisse des taux, que ce que les marchés anticipent actuellement», note la banque Natixis.
L'euphorie de Wall Street s'explique aussi par l'entrée dans le quatrième trimestre, qui se matérialise souvent par l'arrivée de nouvelles liquidités après l'arrêté des comptes trimestriels, soulignent les analystes.
Signe de la bonne tenue de la première place financière du monde: la confiance accordée aux valeurs financières, pourtant en première ligne dans la crise hypothécaire. Merrill Lynch (+3,63 %), Lehman Brothers (+3,11 %), Citigroup (+2,25 %) et JP Morgan (+2,16 %) ont toutes fini en forte hausse hier.
Les analystes avertissent que cette euphorie pourrait retomber dès vendredi avec la publication des chiffres de l'emploi en septembre. Ou fin octobre si la Fed devait opter pour un statu quo monétaire lors de sa prochaine réunion.
«Si la Fed ne fait rien ou que l'économie montre plus de signes de détérioration que ce que semble percevoir le marché, alors la tendance va s'inverser», avertit Peter Cardillo (Avalon Partners).
Hier, les indices boursiers américains ont tous eu le vent en poupe: le Dow Jones, qui regroupe les 30 valeurs-vedettes de la place new-yorkaise, a clôturé sur un record à 14 087,55 points, effaçant des tablettes son précédent plus haut niveau, inscrit le 17 juillet à 14 021,95 points.
En séance, il a dépassé les 14 100 points, à 14 115,51 points.
L'indice Standard and Poor's 500, plus large, donc plus représentatif, a fini à moins de six points de son plus haut (1553,08 points), à 1547,04 points. L'indice Nasdaq a pour sa part retrouvé des niveaux qu'il n'avait plus touchés depuis 2001, à 2740,99 points (+1,46 %).
L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a gagné 101,69 points, à 14 200,58. Il demeure à 400 points du record établi le 19 juillet. La Bourse de croissance TSX a perdu 19,9 points à 2972,66.
Le dollar canadien dépasse toujours la devise américaine. Il a gagné 0,35 ¢US, à 100,87 ¢US.
Pour Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald, cette vitalité retrouvée si tôt après les turbulences de l'été, n'est pas «surprenante».
«Nous avons eu un bon mois de septembre en dépit du credit crunch [restriction brutale de l'offre de crédit entre banques]. Les investisseurs ont décidé de lire au-delà des mauvais chiffres», explique-t-il.
Pour le quatrième trimestre, «ils s'attardent sur les perspectives des grosses banques. Or celles-ci nous disent qu'il faut ranger les problèmes liés au subprime au passé et regarder devant nous désormais», explique-t-il, en référence à la banque Citigroup qui, après ses déconvenues du troisième trimestre, dit s'attendre à «un retour à la normale» au quatrième.
Les investisseurs parient d'ores et déjà sur un «excellent» quatrième trimestre par rapport au troisième, qui s'est soldé, malgré la tempête financière de l'été et la montée des craintes liées à l'immobilier, par une progression de 3,6 % du Dow Jones, de 1,6% du S&P 500 et de 3,8 % du Nasdaq.
Après un premier recul en août, lié à la crise hypothécaire, l'horizon de Wall Street avait continué de s'assombrir avec la publication des indicateurs macroéconomiques esquissant une récession de l'économie américaine.
Mais le 18 septembre, la banque centrale américaine (Fed) volait à son secours en baissant d'un demi-point son principal taux directeur, en mettant en avant les risques de contagions de la crise à l'économie «réelle».
Désormais, toute nouvelle donnée macroéconomique un peu faible ravive les rumeurs sur un nouvel assouplissement monétaire d'ici la fin de l'année. Cela a été le cas hier avec la publication de l'indice ISM sur l'activité du secteur industriel, qui a baissé à 52 % en septembre contre 52,9 % en août.
«Le risque d'un ralentissement prononcé de la conjoncture est important. La Fed [...] pourrait se montrer plus agressive encore dans la baisse des taux, que ce que les marchés anticipent actuellement», note la banque Natixis.
L'euphorie de Wall Street s'explique aussi par l'entrée dans le quatrième trimestre, qui se matérialise souvent par l'arrivée de nouvelles liquidités après l'arrêté des comptes trimestriels, soulignent les analystes.
Signe de la bonne tenue de la première place financière du monde: la confiance accordée aux valeurs financières, pourtant en première ligne dans la crise hypothécaire. Merrill Lynch (+3,63 %), Lehman Brothers (+3,11 %), Citigroup (+2,25 %) et JP Morgan (+2,16 %) ont toutes fini en forte hausse hier.
Les analystes avertissent que cette euphorie pourrait retomber dès vendredi avec la publication des chiffres de l'emploi en septembre. Ou fin octobre si la Fed devait opter pour un statu quo monétaire lors de sa prochaine réunion.
«Si la Fed ne fait rien ou que l'économie montre plus de signes de détérioration que ce que semble percevoir le marché, alors la tendance va s'inverser», avertit Peter Cardillo (Avalon Partners).
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