Procès Norbourg: Northern Trust semblait avoir une confiance aveugle en Vincent Lacroix
Northern Trust, le gardien de valeurs des fonds Norbourg et Evolution, semblait avoir une confiance aveugle en Vincent Lacroix et en son cousin David Simoneau.
Au procès de Vincent Lacroix intenté par l'Autorité des marchés financiers (AMF), il ressort du témoignage rendu hier par un membre de la haute direction de Northern Trust qu'on ne vérifiait pas si les retraits d'argent effectués par Vincent Lacroix et son équipe allaient ou non dans le compte en fiducie approprié, de façon à protéger les sommes versées par les investisseurs dans les fonds communs.
Selon la preuve présentée par l'AMF, l'argent allait dans des comptes bancaires corporatifs de Vincent Lacroix, soit à la Caisse populaire de La Prairie ou encore à la Banque de Montréal, au lieu d'aller dans un compte en fiducie. Les explications fournies par Mme Veda Nancoo, de Northern Trust, montrent qu'il suffisait que la demande de retrait d'argent provienne de Vincent Lacroix ou de son cousin David Simoneau et qu'il soit précisé dans quels fonds l'argent devait être prélevé pour que la somme soit débloquée.
Mme Nancoo a pris soin de préciser que deux personnes chez Northern Trust vérifiaient cette information, apposaient leur signature, avant de transmettre le document à qui de droit à l'interne pour que l'argent réclamé soit débloqué au numéro de compte indiqué sur la demande.
«À l'époque, nous utilisions l'information fournie par le client», a indiqué la vice-présidente de Northern Trust.
Le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, qui préside le procès de Vincent Lacroix, s'est étonné hier de cette façon de faire et également du fait que quelques jours seulement séparaient les dépôts d'argent chez Northern Trust et les demandes de retraits.
L'AMF estime que 137 retraits «irréguliers» auraient été faits de la sorte par Lacroix et Simoneau pour la somme de 115 millions de dollars, au détriment de 9200 investisseurs.
L'avocat de l'AMF, Me Eric Downs, a passé la totalité de la journée à authentifier une quarantaine de documents transmis par Lacroix et Simoneau à Northern Trust au cours des années 2000 à 2005, soit jusqu'aux perquisitions du 25 août dans les locaux de Norbourg au centre-ville.
Dans le cadre de ce procès, l'AMF reproche à Vincent Lacroix d'avoir contrevenu à 51 reprises à la Loi sur les valeurs mobilières, en lui fournissant des informations fausses et trompeuses et en manipulant les fonds Norbourg à son profit.
Northern Trust est également dans la ligne de mire de l'AMF. Au nom des investisseurs, l'AMF veut récuperer 115 millions auprès de Northern Trust, Vincent Lacroix, Serge Beugré, Félicien Souka, David Simoneau, Jean Cholette, Placement Norbourg et la société de fiducie Concentra.
Le procès se poursuit aujourd'hui pour une 38e journée.
Au procès de Vincent Lacroix intenté par l'Autorité des marchés financiers (AMF), il ressort du témoignage rendu hier par un membre de la haute direction de Northern Trust qu'on ne vérifiait pas si les retraits d'argent effectués par Vincent Lacroix et son équipe allaient ou non dans le compte en fiducie approprié, de façon à protéger les sommes versées par les investisseurs dans les fonds communs.
Selon la preuve présentée par l'AMF, l'argent allait dans des comptes bancaires corporatifs de Vincent Lacroix, soit à la Caisse populaire de La Prairie ou encore à la Banque de Montréal, au lieu d'aller dans un compte en fiducie. Les explications fournies par Mme Veda Nancoo, de Northern Trust, montrent qu'il suffisait que la demande de retrait d'argent provienne de Vincent Lacroix ou de son cousin David Simoneau et qu'il soit précisé dans quels fonds l'argent devait être prélevé pour que la somme soit débloquée.
Mme Nancoo a pris soin de préciser que deux personnes chez Northern Trust vérifiaient cette information, apposaient leur signature, avant de transmettre le document à qui de droit à l'interne pour que l'argent réclamé soit débloqué au numéro de compte indiqué sur la demande.
«À l'époque, nous utilisions l'information fournie par le client», a indiqué la vice-présidente de Northern Trust.
Le juge Claude Leblond, de la Cour du Québec, qui préside le procès de Vincent Lacroix, s'est étonné hier de cette façon de faire et également du fait que quelques jours seulement séparaient les dépôts d'argent chez Northern Trust et les demandes de retraits.
L'AMF estime que 137 retraits «irréguliers» auraient été faits de la sorte par Lacroix et Simoneau pour la somme de 115 millions de dollars, au détriment de 9200 investisseurs.
L'avocat de l'AMF, Me Eric Downs, a passé la totalité de la journée à authentifier une quarantaine de documents transmis par Lacroix et Simoneau à Northern Trust au cours des années 2000 à 2005, soit jusqu'aux perquisitions du 25 août dans les locaux de Norbourg au centre-ville.
Dans le cadre de ce procès, l'AMF reproche à Vincent Lacroix d'avoir contrevenu à 51 reprises à la Loi sur les valeurs mobilières, en lui fournissant des informations fausses et trompeuses et en manipulant les fonds Norbourg à son profit.
Northern Trust est également dans la ligne de mire de l'AMF. Au nom des investisseurs, l'AMF veut récuperer 115 millions auprès de Northern Trust, Vincent Lacroix, Serge Beugré, Félicien Souka, David Simoneau, Jean Cholette, Placement Norbourg et la société de fiducie Concentra.
Le procès se poursuit aujourd'hui pour une 38e journée.
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