samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Surplus-surprise de 13,763 milliards à Ottawa

Alec Castonguay   28 septembre 2007  Actualités économiques
Ottawa — L'ère des surplus budgétaires-surprises n'est pas terminée, même si Stephen Harper avait promis d'y mettre fin en arrivant au pouvoir. Hier, le gouvernement fédéral a annoncé un plantureux coussin de 13,763 milliards de dollars pour l'année financière 2006-07 qui a pris fin le 31 mars dernier, en hausse de cinq milliards sur les prévisions du gouvernement en mars dernier. Cette somme va entièrement au remboursement de la dette. Il s'agit du deuxième plus important surplus depuis qu'Ottawa engrange des excédents budgétaires, au milieu des années 1990.

Par ailleurs, les intérêts sur la dette qu'Ottawa va épargner chaque année grâce au remboursement de 13,8 milliards seront retournés en baisses d'impôt, comme une nouvelle loi le prescrit. Il s'agit d'un montant de 725 millions, soit l'équivalent de 30 $ à 40 $ par contribuable. Par contre, puisque le fédéral anticipait déjà un surplus de 9,2 milliards en mars dernier, des baisses d'impôt de 465 millions (sur les 725) ont déjà été annoncées dans le dernier budget. Restent donc 260 millions de plus à être distribués, ce qui équivaut aux intérêts du surplus imprévu, soit cinq milliards.

Raté son coup

L'an dernier à pareille date, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, soutenait pourtant que la fin des plantureux excédents était arrivée. «C'est probablement le dernier surplus de cette ampleur», disait-il en pointant sur un tableau le chiffre de 13,2 milliards pour l'année 2005-06. Puis il ajoutait: «il n'y aura pas de telle surprise l'an prochain».

Le ministre a visiblement raté son coup, puisque l'excédent atteint cinq milliards de plus que prévu lors du budget présenté en mars dernier. Malgré la baisse de 1 % de la TPS en juillet 2006, Ottawa a pu afficher son deuxième meilleur excédent de la dernière décennie, derrière les 20,1 milliards de 2000-01. La dette fédérale est maintenant de 467,3 milliards, ce qui ramène le ratio dette-PIB à 32,3 %. À son sommet de 1996-97, la dette était de 562,9 milliards.

Le ministre Flaherty et le premier ministre Harper ont expliqué hier à Toronto que la croissance de l'impôt des particuliers (6,5 %) et de l'impôt des entreprises (19 %) expliquait ces bons résultats. Le gouvernement a aussi dépensé 700 millions de moins que prévu. «Malgré les défis économiques que nous connaissons, l'économie canadienne a connu une autre année forte, a dit Stephen Harper. On ne peut toutefois pas être complaisant à propos de la santé de notre économie. Des secteurs de notre économie comme les secteurs manufacturier et forestier connaissent des temps difficiles.»

Cette phrase a fait bondir le député bloquiste Paul Crête. «C'est effrayant d'annoncer 14 milliards de surplus et de reconnaître que des secteurs entiers de notre économie sont à la dérive. Harper n'a rien fait depuis un an pour aider les manufacturiers et les entreprises forestières», a-t-il dit, ajoutant que les conservateurs «cachent les surplus pour éviter les débats publics, comme les libéraux le faisaient». «Ce gouvernement est comme un chef de famille qui serait obsédé par son hypothèque alors que sa famille crève de faim», a lancé Paul Crête.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 08h41
    C'est le mensonge qui tue nos politiciens
    « Pour qui ces surplus sont-ils réservés? Un ministre des finances qui reste surpris des résultats de ses surplus est-il vraiment en contrôle des finances? À chaque année on étouffe le payeur de taxes, on lui raconte l'histoire des coffres vides, franchement je suis écoeuré et je reste toujours à croire que la meilleure façon de s'administrer c'est de mettre le fédéral dehors, de réclamer mes billes et de m'administre moi-même. Depuis 30 ans qu'on nous raconte l'histoire que je recevrai plus et pourtant ce sont un petit groupe de riches qui s'enrichissent et la pauvreté augmente. C'est quand le courage de se prendre en main et se faire confiance de réussir mieux que les VOLEURS..... »

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 21h04
    Bon, bon, bon...
    « Avant de paniquer, comme l'a fait notre ami Donald Bordeleau, prenons le temps de bien lire l'article. Prenons un premier passage.

    "Cette somme va entièrement au remboursement de la dette."

    Voilà, monsieur Bordeleau. Ces surplus sont donc réservés à un groupe qui se nomme CRÉANCIERS. Voyez-vous, le Canada vit à crédit, et l'a fait particulièrement depuis l'ère Trudeau. Remarquez bien que si je pouvais, comme les gouvernements, emprunter des sommes faramineuses et ne remettre que les intérêts, je roulerais probablement carosse doré, moi aussi. On peut également lire dans l'article que...

    "La dette fédérale est maintenant de 467,3 milliards, ce qui ramène le ratio dette-PIB à 32,3 %. À son sommet de 1996-97, la dette était de 562,9 milliards."

    Ce n'est quand même pas rien! C'est pratiquement 20% de sa dette - en grande partie libérale - que le Canada a remboursé en 10 ans. Les conservateurs ont compris que c'est bien beau d'avoir une bonne cote de crédit, mais qu'il est d'autant plus important de régler ses dettes. Si l'on ne mettait pas autant d'argent sur des intérêts (avec une dette actuelle de 467,3 milliards$, chaque pourcent d'intérêt représente la modique somme de 4,67 milliards$), imaginez tout l'argent que le Canada pourrait investir dans les infrastructures, la santé, l'éducation, etc. Évidemment, le bon député bloquiste Paul Crête a manqué une bonne occasion de se taire, et a préféré faire des déclarations à l'emporte-pièce, alors que les secteurs manufacturiers et forestiers doivent trouver des solutions novatrices pour se sortir d'un mauvais pas, au lieu de quémander encore de l'argent des gouvernements.

    Quant à l'idée que le Québec s'administre lui-même, j'ai des poussées d'urticaire juste à y penser! À Québec, autant les libéraux que les péquistes ont quémandé tour à tour d'Ottawa des sommes non-négligeables pour boucler leurs finances - ou pour remplir des promesses d'élection - alors qu'ils se dirigeaient vers des déficits, alors que leurs budgets ne sont à déficit zéro qu'en théorie. On voit aujourd'hui les résultats: Des structures fermées en catastrophe pour fins de réparations d'urgence, afin d'éviter d'autres drames comme celui de la Concorde. Des salles d'urgence qui débordent constamment, malgré les dizaines de milliards$ injectés par les gouvernements. Des écoles d'où les étudiants sortent diplômés alors qu'ils savent à peine écrire, et que leurs parents peinent à déchiffrer les bulletins de leurs enfants.

    C'est cela que vous souhaitez, monsieur Bordeleau? Comme disent les anglos, "Thanks, but no thanks", j'ai déjà donné. Je préfère de beaucoup le système de gestion conservateur; il donne des résultats, lui! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009