Des accusations sont portées contre les cofondateurs de Portus
Toronto — Les cofondateurs de Portus Alternative Asset Management, une société de gestion de fonds spéculatifs, ont été accusés de plusieurs chefs de fraude, de blanchiment d'argent et de possession de biens obtenus de manière criminelle.
La société, qui a déjà eu jusqu'à 800 millions de dollars d'actifs sous gestion, a été mise sous séquestre, en 2005, par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO).
Boaz Manor, 33 ans, de Toronto mais vivant actuellement en Israël, est l'objet d'un mandat d'arrestation alors que son ancien associé, Michael Mendelson, 41 ans, également de Toronto, a été arrêté et doit comparaître mercredi au tribunal, a indiqué hier la Gendarmerie royale du Canada.
Les deux hommes sont accusés de 12 chefs de fraude de plus de 5000 $, de blanchiment d'argent et de possession de biens criminellement obtenus. Boaz Manor est en outre accusé d'un autre chef de fraude de plus de 5000 $, de deux chefs de recyclage d'argent et d'un chef d'entrave à la justice.
Selon la GRC, entre janvier 2003 et mars 2005, le groupe d'entreprises Portus a géré les fonds d'environ 26 000 investisseurs, surtout des Canadiens et qui avaient investi environ 750 millions et ceux de quelque 700 investisseurs étrangers dont la majorité habitaient au Canada, à Hong Kong, à Taiwan et aux Bermudes, et qui avaient investi environ 52,8 millions $US. Les fonds se sont effondrés en 2005.
Exploiter l'entreprise
La police soutient que les dirigeants ont utilisé les fonds des investisseurs nationaux pour exploiter l'entreprise contrairement à ce qu'ils avaient indiqué et sans en informer les investisseurs.
À titre d'exemple, une partie des fonds ont été utilisés pour payer les frais de gestion, les primes de rendement des fonds, les commissions pour recommandations, les frais administratifs et les salaires, affirme la GRC.
La police allègue également que Boaz Manor a fraudé les investisseurs étrangers en n'investissant pas l'argent américain confié au groupe d'entreprises Portus.
L'enquête criminelle, qui a duré 27 mois, a été menée à l'échelle internationale. Des éléments de preuve ont été recueillis dans plusieurs pays.
Une bonne partie des fonds qui, selon l'enquête policière, ont fait l'objet d'un détournement, ont été retracés par KPMG. Environ 530 millions de dollars des fonds retrouvés ont la forme d'obligations émises par la Société générale, une banque française. Une partie de la somme, soit 130 millions, doit être rendue cet automne aux investisseurs. À terme, ils pourraient ainsi récupérer jusqu'à 86 % des actifs investis dans Portus.
La société, qui a déjà eu jusqu'à 800 millions de dollars d'actifs sous gestion, a été mise sous séquestre, en 2005, par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO).
Boaz Manor, 33 ans, de Toronto mais vivant actuellement en Israël, est l'objet d'un mandat d'arrestation alors que son ancien associé, Michael Mendelson, 41 ans, également de Toronto, a été arrêté et doit comparaître mercredi au tribunal, a indiqué hier la Gendarmerie royale du Canada.
Les deux hommes sont accusés de 12 chefs de fraude de plus de 5000 $, de blanchiment d'argent et de possession de biens criminellement obtenus. Boaz Manor est en outre accusé d'un autre chef de fraude de plus de 5000 $, de deux chefs de recyclage d'argent et d'un chef d'entrave à la justice.
Selon la GRC, entre janvier 2003 et mars 2005, le groupe d'entreprises Portus a géré les fonds d'environ 26 000 investisseurs, surtout des Canadiens et qui avaient investi environ 750 millions et ceux de quelque 700 investisseurs étrangers dont la majorité habitaient au Canada, à Hong Kong, à Taiwan et aux Bermudes, et qui avaient investi environ 52,8 millions $US. Les fonds se sont effondrés en 2005.
Exploiter l'entreprise
La police soutient que les dirigeants ont utilisé les fonds des investisseurs nationaux pour exploiter l'entreprise contrairement à ce qu'ils avaient indiqué et sans en informer les investisseurs.
À titre d'exemple, une partie des fonds ont été utilisés pour payer les frais de gestion, les primes de rendement des fonds, les commissions pour recommandations, les frais administratifs et les salaires, affirme la GRC.
La police allègue également que Boaz Manor a fraudé les investisseurs étrangers en n'investissant pas l'argent américain confié au groupe d'entreprises Portus.
L'enquête criminelle, qui a duré 27 mois, a été menée à l'échelle internationale. Des éléments de preuve ont été recueillis dans plusieurs pays.
Une bonne partie des fonds qui, selon l'enquête policière, ont fait l'objet d'un détournement, ont été retracés par KPMG. Environ 530 millions de dollars des fonds retrouvés ont la forme d'obligations émises par la Société générale, une banque française. Une partie de la somme, soit 130 millions, doit être rendue cet automne aux investisseurs. À terme, ils pourraient ainsi récupérer jusqu'à 86 % des actifs investis dans Portus.
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