GE et Morgan Stanley sont victimes de la crise des subprimes
20 septembre 2007
Actualités économiques
New York — La division de crédits hypothécaires du groupe General Electric, WMC Mortgage, va encore enregistrer une perte de 300 à 400 millions $US au troisième trimestre, ce qui portera sa perte à 950 millions sur neuf mois, a confirmé hier un porte-parole de GE.
GE avait annoncé cet été qu'il comptait se retirer du marché des crédits hypothécaires en fermant WMC, dont le portefeuille de crédits serait progressivement cédé. Ce portefeuille a déjà été divisé par quatre au cours du deuxième trimestre et ramené à 1,1 milliard. Le retrait forcé a été coûteux: WMC a affiché des pertes de 550 millions au premier semestre, a précisé le porte-parole.
Avec la nouvelle perte prévue au troisième trimestre, WMC afficherait un résultat négatif de 950 millions sur les neuf premiers mois de l'année. WMC devrait avoir encore en portefeuille fin septembre des crédits d'environ 400 millions, qu'il a prévu de céder d'ici la fin de l'année.
Morgan Stanley
Pour sa part, Morgan Stanley a rapporté hier que son bénéfice net avait baissé de 17 %, au troisième trimestre, alors que la deuxième plus importante banque d'affaires des États-Unis a été forcée de
radier des prêts de près d'un milliard $US dans le contexte de la crise du crédit du mois dernier.
Morgan Stanley s'est retrouvée en situation délicate tandis qu'un nombre alarmant d'emprunteurs avec de piètres antécédents en matière de crédit n'ont pas effectué leurs paiements. Cela a eu pour effet de faire chuter l'appétit pour les obligations hypothécaires et les prêts à des fins d'acquisitions de sociétés, entre autres.
Il s'agit du premier recul du bénéfice net de la banque depuis l'arrivée à la direction de John Mack. Ces résultats font écho au recul des profits dont a fait état mardi la société rivale Lehman Brothers Holdings.
En entrevue, le directeur des finances de Morgan Stanley, David Sidwell, n'a pu que constater que «cela a été un marché anormal avec des liquidités incroyablement faibles et plusieurs valeurs refuges aux pauvres performances». M. Sidwell a néanmoins estimé que compte tenu du contexte difficile, Morgan Stanley s'était bien comportée et qu'elle se trouvait en position de profiter des occasions qui se présenteront à elle une fois que les marchés se seront calmés.
Morgan Stanley a enregistré un bénéfice net de 1,54 milliard $US, soit 1,44 $US par action, au troisième trimestre, contre un bénéfice net de 1,85 milliard $US (1,75 $US) lors de la même période il y a un an. Les revenus de la banque se sont par ailleurs élevés à 7,96 milliards $US, contre 7,06 milliards $US.
GE avait annoncé cet été qu'il comptait se retirer du marché des crédits hypothécaires en fermant WMC, dont le portefeuille de crédits serait progressivement cédé. Ce portefeuille a déjà été divisé par quatre au cours du deuxième trimestre et ramené à 1,1 milliard. Le retrait forcé a été coûteux: WMC a affiché des pertes de 550 millions au premier semestre, a précisé le porte-parole.
Avec la nouvelle perte prévue au troisième trimestre, WMC afficherait un résultat négatif de 950 millions sur les neuf premiers mois de l'année. WMC devrait avoir encore en portefeuille fin septembre des crédits d'environ 400 millions, qu'il a prévu de céder d'ici la fin de l'année.
Morgan Stanley
Pour sa part, Morgan Stanley a rapporté hier que son bénéfice net avait baissé de 17 %, au troisième trimestre, alors que la deuxième plus importante banque d'affaires des États-Unis a été forcée de
radier des prêts de près d'un milliard $US dans le contexte de la crise du crédit du mois dernier.
Morgan Stanley s'est retrouvée en situation délicate tandis qu'un nombre alarmant d'emprunteurs avec de piètres antécédents en matière de crédit n'ont pas effectué leurs paiements. Cela a eu pour effet de faire chuter l'appétit pour les obligations hypothécaires et les prêts à des fins d'acquisitions de sociétés, entre autres.
Il s'agit du premier recul du bénéfice net de la banque depuis l'arrivée à la direction de John Mack. Ces résultats font écho au recul des profits dont a fait état mardi la société rivale Lehman Brothers Holdings.
En entrevue, le directeur des finances de Morgan Stanley, David Sidwell, n'a pu que constater que «cela a été un marché anormal avec des liquidités incroyablement faibles et plusieurs valeurs refuges aux pauvres performances». M. Sidwell a néanmoins estimé que compte tenu du contexte difficile, Morgan Stanley s'était bien comportée et qu'elle se trouvait en position de profiter des occasions qui se présenteront à elle une fois que les marchés se seront calmés.
Morgan Stanley a enregistré un bénéfice net de 1,54 milliard $US, soit 1,44 $US par action, au troisième trimestre, contre un bénéfice net de 1,85 milliard $US (1,75 $US) lors de la même période il y a un an. Les revenus de la banque se sont par ailleurs élevés à 7,96 milliards $US, contre 7,06 milliards $US.
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